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http://mael.monnier.free.fr/bac_francai ... scamus.htm

Je crois que c'est Harratch qui disait dans un autre sujet : "... pour eviter le piège de l'absurde tendu par Camus".

En quoi c'est un piège ?
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Faut que je lise ça plus tard Petit sourire

Il a l’air intéressant ce topic.
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Salut, (tardif) Nucua.
Je viens de tomber sur ce post.
Et je ne sais que répondre, car je ne me souviens plus du contexte dans lequel j'ai pu dire cela. Mais, si piège il y a, alors ce pourrait-être celui qui consisterait à prendre Camus à la légère et à courir un peu trop vite vers la solution ultime. Laquelle solution, après s'être convaincu de l'absurdité du monde, pourrait-être de baisser les bras, en l'occurrence vers les boutons du four à gaz et une fois l' appartement bien saturé de ce gaz salvateur, allumer une dernière cigarette, portes et fenêtres fermées.
Cela fait, en supposant que l'absurde soit vraiment indéracinable, et que l'on soit le seul survivant de l'immeuble, voire du quartier, et que les compagnies d' assurances vous en laissent le loisir, alors, après les quelques années passées en prison, pourrait venir le temps du renouveau.
Car à force d'habitude, notre rouleur de caillou, las de désespérer, pourrait finir par aimer son épreuve, car c'est elle qui lui permet de montrer à ceux qui la lui ont imposée, qu'ils n'ont pas réussi à tuer chez lui, le sens du mot espoir.
C'est p'te bien ça que j'voulais dire.
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Petit sourire

Qu'est ce que tu entends par "ceux qui la lui ont imposée" ? J’en sais rien

On peut aussi rajouter comme piège le divertissement permanent ou le fait de confier les clés de son questionnement à un clergé et peut-être aussi le fait de sombrer dans le cynisme le plus absolu. Mais c'est moins définitif c'est sûr.

Et moi qui espérais que tu allais dire que non, tout ceci n'est pas absurde... quelle deception ! Me reste plus qu'à rouler ma pierre face à l'absurdité alors)
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Et bien, il est évident que j'évoque ici, Sisyphe, dont la mythologie prétend que les dieux l'avaient condamné à faire rouler un rocher au plus haut d'une colline mais que toujours ce rocher dévalait la pente sans jamais atteindre le sommet. Et comme Sisyphe n'avait pas trahi n'importe quels dieux, en l'occurrence et Zeus et Thanatos ( celui que l'on représente avec une tête de mort) alors son châtiment sera éternel.
Et bien entendu, de nos jours il continue à pousser son roc, qui toujours redégringole.
Voilà bien, vue par n'importe lequel d'entre nous, une vie parfaitement absurde, mais Camus ne l'entend pas tout à fait ainsi : qu'importe que la peine soit éternelle, et qu'importe le fait d'accomplir une tâche inutile, pour lui Sisyphe ayant un but, même inaccessible, pourrait tout de même réussir à être heureux.
Pour ma part, il me plaît aussi de penser qu'en ne montrant pas son désespoir, il continue à braver les dieux et le monde qu'ils nous ont donné. Mais cela reste une appréciation toute personnelle !
As-tu lu de Camus "le mythe de Sisyphe" ? Pour ma part ce fut très longtemps mon livre de chevet (j'en ai usé deux exemplaires). Et dans la première partie, justement, Camus semble admettre entre autres solutions, qu' après avoir pris conscience de l'absurdité du monde, le suicide puisse être un bon échappatoire. Et comme il démontre cela de façon magistrale, on peut penser que beaucoup sont tombés dans le piège, faute d'aller jusqu'au bout du livre.
Mais comme tu parles de clergé, de cynisme et de quête perpétuel de bonheur, je vois que tu abordes les autres solutions proposées par Camus lui même ? Et comme cela ne peut-être dû au seul hasard, je me reprends et en déduit que tu as lu le mythe de Sisyphe.
Dernier paragraphe corrigé à 22 h 24.
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