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Administrateur
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Ça ne part pas d’une mauvaise intention je crois, au moins pas de la part de tous les gens qui en parlent (même si pour certain‑e‑s c’est assez sûrement mal intentionné) et c’est peut‑être par une ignorance compréhensible, que sont souvent désignées les dépenses publiques trop élevés en france, en comparaison de ce qu’elles sont dans d’autres pays de l’Union Européenne.
Ce n’est pas qu’elles ne le sont assurément pas, mais qu’elles ne le sont peut‑être pas ou qu’elle le sont dans une mesure moindre. Même si elles ne le sont pas (trop élevées), cela ne signifie pas non‑plus qu’il est impossible de faire des économies dans ces budgets. L’incompréhension compréhensible, c’est celle‑ci : certains états d’Europe, délèguent à des gestionnaires privés, des choses qui en france, sont gérées directement par l’état. Ceci ne signifie pas que dans ces autres pays, ces dépenses n’existent pas, c’est seulement qu’elles ne sont pas comptées dans les dépenses publiques, malgré que ces dépenses y existent aussi ! Et pour les citoyen(ne)s, payer pour un service privé ou un service publique, ça ne fait pas vraiment de différence, c’est une dépense dans les deux cas, et ça ne devient pas gratuit par la seule magie d’en régler la facture à un gestionnaire privé. Les calculs des dépenses correspondantes à certains services, sont donc faux; en tous les cas inappropriés pour des comparaisons, car ils comptent certaines dépenses pour certains états et pas pour d’autres. Pour comparer la france et les autres pays, il faudrait lister les services qui sont communs aux pays à comparer entre eux, s’assurer de leurs égales qualités (ou éventuellement, pondérer en fonction de leurs qualités), et comptabiliser les couts effectifs, sans se soucier de savoir s’ils sont gérés par l’état ou le privé. Un site nommés Inégalités.fr, donne quelques pistes de données concrètes à ce sujet et discute de ce biais dans les comparaisons des couts des différents services : Dépenses publiques : des comparaisons piégées (inegalites.fr). Après avoir fait de bonnes comparaisons, valables cette‑fois, ce qui serait utile, ce serait de voir où des économies pourraient effectivement être faites, et éventuellement se poser la question des différences de qualités entre la gestion publique et la gestion privée, et se poser la question des effets bénéfiques et néfastes (les deux) de la concurrence dans les cas où la gestion privée est sujette à la concurrence et n’a pas de monopole (la question ne se pose jamais dans le cas d’une gestion publique par l’état, parce qu’il y a toujours un monopole de fait, même si en théorie, on pourrait peut‑être imaginer un forme de concurrence dans ce contexte). |
Bavard impénitent
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Le nombre de nos fonctionnaires se situerait dans la moyenne haute de l'OCDE. Mais le plus intéressant à mesurer serait la gestion des différents services évidemment.
Lorsque l'on aborde l'efficacité ou la rentabilité de ceux ci, c'est une énorme lever de boucliers des syndicats qui se produit. le statut, les avantages, les régimes spéciaux, etc ...C'est tout un ensemble qui pèse sur la collectivité en terme économique parce que toute cette catégorie ne tient absolument à partager les nouvelles contraintes liés aux marchés, et veut sauvegarder ces avantages. Nous devons absolument conserver des services publiques, seulement aucune réforme sérieuse ou aménagement est vraiment réalisable à l'intérieur. les politiciens depuis essaient de limiter le renouvellement des départs à la retraite afin de réduire le déficit. |