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C’est anecdotique, pas ce que la politique a de plus préoccupant, mais ça fait parti des petites choses qui en trahissent de plus importantes (comme la banalisation du populisme en politique).

S. Royal, pendant les élections de 2007, se faisait appelé ou était appelée Ségolène, et non‑pas Royal, appelée par son prénom plutôt que par son nom; idem avec Marine Le Lepen, Fadela Amara, et quelques autres, comme si le sentiment de sympathie envers, ou de proximité avec, une personnalité politique, devait être dictée sans discussion, par son genre / sexe.

De même, une critique acerbe envers une femme politique, est automatiquement prise pour une insulte visant le sexe, ce qui n’est jamais le cas si c’est un homme politique qui est visé.

Un cas récent avec S. Royal qualifiée d’emmerdeuse, ce qui fait réagir, tandis qu’il n’y a pas eu de réactions quand en 2011, c’est F. Bayrou qui était qualifié de la même manière (à l’accord du genre près).


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La couverture du journal L’Express de la première semaine de Juillet 2014, qualifiait Ségolène Royal d’être « L’emmerdeuse » : jugé anormal.


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La couverture d’un numéro de 2011 du journal Le Point, qualifiait François Bayrou d’être « L’emmerdeur » : jugé normal.


J’aime bien cet exemple, parce qu’il est imagé, au sens propre, et flagrant. Ce n’est pas moi qui l’ai remarqué (je ne lis pas les magazines), c’est tiré d’un blog de Rue 89 sur le Nouvel Obs’ : Si « l’emmerdeuse » est dégradant, « l’emmerdeur » est‑il un compliment ? (nouvelobs.com). 2 Juillet 2014.
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Voir aussi « L’hypocrisie féministe : the topic ».
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