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L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
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Dim 12 Oct 2014 10:24
Message L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
J’avais déjà entendu parler de la période trouble que l’Algérie a connu après une décolonisation qui ne l’a pas totalement libéré, et d’un politique Algérien, Mohamed Boudiaf, réfugié un temps au Maroc, appelé par son propre pays à y revenir pour y être président, avant d’être assassiné par des représentants de l’état. J’ai découvert un article qui en parle, donnant aussi d’autres détails et faisant voir d’autres faces de cette histoire. C’est tellement compliqué que je ne cite que ce qui concerne le politiciens réfugié au Maroc, un extrait sur la place de l’armée dans le pouvoir Algérien (et son attitude envers la population Algérienne, si vous lisez tout l’article lié plus bas), et une citation justifiant le présence simultanée dans le titre, de « colonialisme » et « guerre civile ».

Les extraits sont issus de cet article au titre plutôt brutal : Algérie : la déchéance catastrophique de tout un peuple, décrite par un général-major anonyme (jwek.com). Avril 2013.


La référence à Mohamed Boudiaf.

L’article a écrit : 
Dès la libération les militaires que conduisait le Colonel Houwari Boumediene plaçaient l’un de leur appui inconditionnel en l’occurrence Ahmed Ben Bella à la tête du pays tout en le maintenant sous une étroite surveillance. Houssine Ait Ahmed se réfugia dans les Aurès où il dirigea un maquis contre le gouvernement, Boudiaf prît la voie de l’exile au Maroc et Khaydar se réfugia à Madrid où il sera liquidé à son tour.


L’article a écrit : 
C’est cette armée là qui choisit parmi ses rangs les successeurs de Boukharouba à la tête du pays : Ben Jdid puis Lamine Zarwal quand il a fallu mettre fin au processus électoral. C’est aussi l’armée qui désigna la troïka du FNL pour gérer provisoirement les affaires du pays et ce fut elle-même qui fit appel à feu Boudiaf pour le liquider de sang froid quelques semaines après sa désignation comme chef de l’État.



Chaque fois que j’entends parler de l’histoire de l’Algérie, c’est l’histoire d’un pays dirigé par les militaires, qui est racontée.

L’article a écrit : 
Bouteflika lui-même est redevable à l’armée pour son avènement à la présidence et pour son maintien à sa tête pour une si long période. Il est presque visible qu’à la veille de l’appel qu’on lui fit avec insistance, l’armée n’osait nullement se présenter directement au peuple comme la seule détentrice du pouvoir.


Malgré les tentatives de faire un écran de fumée devant cette réalité.

L’article a écrit : 
L’heure n’était pas du tout favorable Le Président algérien Bouteflika lors des festivités pour le 50ᵉ anniversaire de l’indépendance de son pays pour qu’elle continue à se hisser plus haut qu’il ne fallait. Il se passait une terrible répression contre l’opposition islamiste et il fallait redorer l’image du pays en lui procurant un président en dehors de l’armée et dont la réputation n’est toujours pas ternie, faute de quoi le régime ressemblerait fort bien à celui de Pinochet au Chili.


Note : quand l’article parle de « projet socialiste » (dans un passage qui n’est pas cité ici), il faut comprendre qu’il s’agit du communisme; ce n’est pas le socialisme dans sens que l’ont comprends de nos jours.

Cette histoire se déroule des années 1960 aux années 1990. Mais maintenant encore, la situation n’est pas très claire, et l’armée a toujours une grande place dans le pouvoir politique. Ce que je veux dire, c’est que c’est de l’histoire passée, et encore contemporaine.


Une citation du major anonyme, mentionné dans le titre.

L’article a écrit : 
Mais mes aveux, et tout ce que pourront entreprendre les Algériens pour se libérer n’auront de sens que si ce mouvement parvient à se situer dans un ensemble bien plus vaste que celui de notre seul pays. Sinon cela ne servirait à rien. Parce que le mal est bien plus diffus qu’on ne croit. Si les Algériens parviennent à se libérer, sans intégrer l’évidence que la cause de leur malheur est bien plus importante que le piètre régime qui les a colonisés, alors ils tomberont de Charybde en Scylla.


Note : « tomber de Charybde en Scylla », signifie « se sortir d’un piège en tombant dans un autre, pire ». Voir l’origine sur cette page d’un autre site : Tomber de Charybde en Scylla (expressio.fr).


Puis vient ce qui justifie, dans le titre, le « entre colonialisme et guerre civile ». Ce sera la dernière citation de ce long article (pour ne pas abuser).

L’article a écrit : 
Il importe, avant de revenir sur les pénibles circonstances qui ont plongé notre pays dans le malheur, qu’ils soient situés dans leur contexte, que les mécanismes qui les meuvent, et qui sont au cœur même de la nature humaine soient mis en lumière.

On a souvent tendance, lorsqu’on stigmatise un régime prédateur, de faire comme s’il était la conséquence d’abus, et de dysfonctionnements endogènes. Et pour bien accentuer toute sa monstruosité, on s’évertue à le comparer aux démocraties occidentales.

Pour toutes les âmes simples, il n’y a pas photo, comme on dit. D’un côté un régime atroce, une association de malfaiteurs, qui concentre entre ses mains l’ensemble des pouvoirs, qui opprime ses concitoyens et qui les dépouille, qui érige des façades d’Institutions, juste pour faire semblant, et de l’autre, des Etats démocratiques, avec de vraies élections, de vrais élus du peuple, un partage des pouvoirs entre de vraies Institutions, le respect des Droits de l’Homme, une presse libre, et tutti quanti.

[…]

En fait, il n’y a pas un seul régime prédateur au monde qui aurait pu exister et prospérer s’il n’avait été aidé par ces mêmes démocraties occidentales à prendre le pouvoir ou à le garder. J’en sais quelque chose moi-même, puisque nous n’aurions jamais pu parvenir à nos fins sans la bénédiction de ces Puissances.



Suit avant de revenir au sujet, une lancinante critique du monde Occidental, qui n’est pas le sujet d’ici, et mêlée de vrai et d’exagérations, des choses qui me semblent être des biais opportunistes et anti‑occidental. Malgré ça, je crois qu’il y a une partie de vérité, en pondérant par l’esprit critique.

Dommage quand‑même que le confessé soit anonyme… ça peut laisser des doutes.

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Mer 15 Oct 2014 12:58
Message Re: L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
L’article a écrit : 
Pour toutes les âmes simples, il n’y a pas photo, comme on dit. D’un côté un
régime atroce, une association de malfaiteurs, qui concentre entre ses mains
l’ensemble des pouvoirs, qui opprime ses concitoyens et qui les dépouille, qui
érige des façades d’Institutions, juste pour faire semblant, et de l’autre, des
Etats démocratiques, avec de vraies élections, de vrais élus du peuple, un
partage des pouvoirs entre de vraies Institutions, le respect des Droits de
l’Homme, une presse libre, et tutti quanti.

Voilà qui est intéressant et vaudrait à lui seul un débat !
Pourtant, il vaut mieux l'éviter car nous aborderions là un sujet qui fâche.
.

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Message Re: L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, proclamée le 5 Juillet 1962, après 60 à 70 ans de colonialisme.

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Mar 5 Juil 2016 17:25
Message Re: L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
Hibou a écrit : 
C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, […]

Independance Day”, le jour de l’indépendance, c’est le 4 Juillet aux États‑Unis, et le lendemain, le 5 Juillet, c’est en Algérie.

La similitude et la proximité de la date, font que les Kennedy semblent avoir fait une tradition de souhaiter un joyeux “Independance Day” aux Algériens, le jour de leur propre “Independance Day”, le 4 Juillet.

Caroline Kennedy: Independence Day Message — U.S. Embassy Algiers

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Mar 5 Juil 2016 18:57
Message Re: L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
Un difficile extrait du film Harkis, d’Alain Tasma en 2006, avec Smaïn et Leïla Bekhti.

« Je suis plus français que toi, mon capitaine »


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Mar 5 Juil 2016 19:00
Message Re: L’Algérie entre colonialisme et guerre civile
Une autre scène difficile, celle d’une embrouille entre un copain français de Leïla et un autre harki.


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