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Anonymous
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L’hiver approche insidieusement avec ses promesses de frimas grisâtres qui vous mettront d’humeur morose. Amis de la papille alcoolisée, il est un moyen de réagir contre ces menaces nervous breakdownogènes : créez-vous des souvenirs ensoleillés en préparant ma recette de mouton sauté à la mode des Alpilles.

D’abord le choix de la viande : chaussez des chaussures de marche et rendez-vous d’un pas alerte (ou gaillard, si vous êtes en bonne forme et vaguement excité) dans les collines surplombant la vallée des Baux. Laissez-vous repérer par un chien de berger. Hurlez à plein poumons « Vas-tu foutre le camp, p"tain de connard de clebs ! » tandis que le toutou dépenaille le bas de votre pantalon. Si vos cris sont suffisamment perçants, le berger ne manquera pas d’apparaître avant que les crocs de l’animal n’entament la peau de vos mollets.
Le berger des Alpilles aime s’entourer d’un troupeau de moutons ; cela fait partie de sa nature profonde. Assez curieusement il semble rechigner à garder des troupeaux de vaches limousines dans le maquis provençal. Sans doute la réminiscence de vieilles rancoeurs datant de l’époque des guerres de religion. Bref ! Vous avez trouvé des moutons, le plus dur est fait.
Négociez l’achat de deux moutons avec ce brave homme au visage buriné par les intempéries et l’absence d’hygiène corporelle. Pour ce faire, sortez de votre musette la bouteille ad hoc, en fonction de l’heure et des conditions climatiques : avant 10 h du matin c’est du blanc de Cassis ; après du rosé (s’il fait chaud) ou du rouge (s’il y a mistral).
A titre d’anecdote (vous avez bien deux minutes, non ?) je rencontrai un jour un berger qui me demanda du Coca au lieu d’un honnête litre de pinard. C’est exceptionnel. Il s’agissait d’ailleurs d’un ex-G.I., déserteur de la guerre du Vietnam, qui n’osait redescendre vers la civilisation. Je crois qu’il rôde toujours là-haut vu que je lui ai affirmé qu’en 2009 les accords d’Hanoi n’étaient pas encore signés.
Revenons à nos moutons. Moyennant une rétribution dont la modestie est proportionnelle au nombre de centilitres absorbés par le berger, vous voilà propriétaire de deux moutons de belle taille. Il est temps de vous diriger vers la plus proche des barres rocheuses offrant une vue imprenable sur un précipice. Le trajet vous aura permis de juger du caractère de vos moutons. N’hésitez pas à vous lier d’amitié avec la moins appétissante des deux bestioles. Vous l’appellerez Albeeeeeert. Quant à l’autre, Ducon conviendra fort bien.
Les moutons sont toujours prêt à faire n’importe quelle connerie pour autant qu’un premier des leurs montre l’exemple. Amenez Albeeert au bord et dites-lui « Saute mon gars » en lui fichant un grand coup de pompe dans l’arrière-train. Sans hésiter un instant Ducon suivra son pote dans la chute vertigineuse.
Le mouton est maintenant sauté.
Ca c’est fait.
Va falloir envisager la cuisson.
Je vais prendre un petit apéro avant de vous expliquer la chose.
Anonymous
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Fume une clope
Anonymous
Disparu(e)
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bon alors elle vient cette recette ... ou tu as déjà sifflé tout le jus de banane ( je ne dirai rien sur ce sujet délicat et prétexte à des interprêtations diverses et avariées )? Ça assure
Membre balbutiant
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Alor..
c'est bien aussi
Super
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zen
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Hahaha! Sacré Chat gris, il n'a jamais terminé sa recette ! Hihihi!
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