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Beau Parleur
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On leur a déjà trouvé un surnom : "Les OS de l'info." C'est Bernard Poulet qui a lancé la formule dans son livre choc paru en janvier, La Fin des journaux et l'avenir de l'information (Gallimard). On dit aussi "les journalistes "low cost"", ou encore "les Pakistanais du Web". "Ils sont alignés devant leurs écrans comme des poulets en batterie", constate, effaré, un journaliste de L'Express, en évoquant ses confrères du site Web Lexpress.fr.
[...] Les témoignages abondent, le plus souvent sous anonymat. Ces jeunes journalistes ont encore leur carrière devant eux et ne souhaitent pas la compromettre. C'est le cas de cette jeune femme de 24 ans, qui a travaillé de 2006 à 2008 en contrat de professionnalisation au Nouvelobs.com. Elle décrit un travail bâclé, le copier-coller de dépêches d'agence "en reformulant vaguement, sans jamais vérifier, faute de temps". La suite sur LeMonde.fr |
Administrateur
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Il faudrait en effet être aveugle pour ne pas voir ce que le web va faire du journalisme. On ne peut pas sérieusement faire du journalisme avec un salaire de 1€/jours, voir rien dut tout (*)… exigence de gratuité oblige de la part des internautes.
Encore une occasion de rappeler qu’il n’y a pas que les patrons qui abusent, mais que le petit peuple peut être complice aussi. En même temps, c’est à mettre en balance avec la plus grande liberté de circuler de l’information sur le Net… quoique toujours en même temps aussi, difficile de ne pas oublier la plus grande liberté de circuler le désinformation tout autant. Bref, un vrai sac de nœuds cette question là. (*) Les journaux en ligne, ne donnent la plupart du temps rien pour les articles. Dans le meilleur des cas, et ces cas sont tellement rares qu’on encense leur « infini bonté », ils peuvent offrir, si vous avez de la chance, 3 ou 4€ pour un article ou une enquête complète. Comment espérer du sérieux dans ses conditions (sauf si on espère que les journalistes passent leur vie à faire les poubelles, dormir sous les ponts, et travailler le temps que ça leur laisse… inutilement de parler de déplacement professionnels dans ces conditions non‑plus). Ceci explique aussi pourquoi la copie d’article est un tel fléaux sur le web : la copie est le meilleur moyen qui ait été trouvé pour produire des articles au coût le plus faible possible. |