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Sujet qui aurait put être placé en Sociologie ou en Psychologie, sans pouvoir trancher, et comme il est assez transcendant et pluridisciplinaire, il est ouvert en Philosophie. Au passage, ça fera un clin d’œil aux gens qui pensent que la philosophie n’est que l’art de parler des choses sans intérêts ou non‑concrètes.

Présentation du sujet et exposé de ses raisons


Dans un topic sur le foulard Musulman, deux réponses se sont suivit, la mienne et celle de Lucy Van Pelt. Puis une nouvelle réponse de moi à la suite de celle de Lucy. À la lecture du début de la réponse qui suit celle de Lucy, on peut deviner l’issue : ça ne peut que tourner en rond, l’objection A appelant l’objection B qui elle‑même appel l’objection A qui appel l’objection B, et ainsi de suite. Inutile d’espérer quoi que ce soit de bon dans ces conditions.

Formalisation du problème


D’expérience, je sais qu’on ne rentre jamais dans une boucle infinie par accident, et qu’il y a toujours une raison, et en me demandant où pouvait être le “bug”, je me suis dit que la question ne portait peut‑être pas tant sur le foulard, que sur qui doit, ou a le droit, d’interpréter la signification du port du foulard. Ce qui peut être ramené à une question plus générale : qui doit, ou a le droit, d’interpréter la signification d’un acte ? La personne qui fait l’acte ou la personne qui constate l’acte ?

  • Soit deux personnes, X et Y.
  • X a un acte, qui peut avoir une signification … ou pas.
  • Qui de X ou de Y, est légitime pour interpréter l’acte de X ?

Sans jugement à priori, on doit reconnaitre qu’il existe formellement trois possibilités, soit c’est X, soit c’est Y soit c’est X et Y.

Il faut maintenant essayer de voir lesquelles de ces trois possibilités ont un sens, en donnant des exemples réels.

Exemple de cas où c’est X :
— X dit des mots à Y, que Y prend mal, X lui‑fait comprendre que ses mots ont été mal interprétés, Y est rassuré.

Exemple de cas où c’est Y :
— X grille un feu rouge, Y verbalise X.

Exemple de cas où c’est X et Y :
— X se promène dans la rue avec une croix gammée imprimée sur son t‑shirt. Y est choqué(e) et lui rappel le sens de ce symbole dans la culture « collective ». X dit que ce n’est qu’un dessin et que ça ne fait pas de lui/elle un criminel (on va supposer que X n’a jamais été condamné pour xénophobie ou violence envers les étrangers).

Ces exemples de cas me semble crédibles tous les trois, je crois pouvoir en conclure que les trois alternatives sont pertinantes et peuvent avoir court dans la réalité.

Approches possibles du problème formalisé


On peut faire deux choses ici : discuter les trois cas dans le sens générale, et définir avec précision (autant que possible) ce qui rentre dans le cas X, le cas Y et le cas X+Y. On peut aussi, même si ce n’est pas l’intention première de ce sujet, essayer de discuter de savoir si l’interprétation du fait de porter le foulard rentre dans le cas X, le cas Y ou le cas X+Y.


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