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Règles de base de l’harmonie classique
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Mer 12 Juin 2013 15:22
Message Règles de base de l’harmonie classique
En recherchant (comme épisodiquement) à me renseigner sur les langages d’écriture musicale existants (surtout informatiques), je suis tombé sur une page, qui fait un tout petit résumé des règles de base de l’harmonie classique, en vue d’utiliser ses règles pour la génération musicale.

Automated Melodic Music Composition with N-Gram Language Models (cs.middlebury.edu). Colby Horn. 2012.

Il considère que les trois plus importantes règles sont :

  • Éviter ou n’utiliser qu’exceptionnellement, les intervalles dissonants, qui sont : 6, 8 et 11 demi‑tons
  • Les sauts de plus de 5 demi‑tons, ne devraient pas être joués consécutivement dans la même direction. La séquence Do Mi Sol Si est donnée comme exemple acceptable, et la séquence Do Fa Si Mi‑2 est donnée comme exemple non‑acceptable.
  • L’ensemble des notes de la mélodie, devrait se restreindre à un sous‑ensemble diatonique de la gamme chromatique choisie

Le premier point m’est compréhensible, il s’agit d’éviter les intervalles non‑harmoniques.

Le troisième point est une banalité, c’est simplement le choix d’une gamme, et aucune gamme ne couvre toutes les notes de la gamme chromatique (par exemple 7 notes pour une gamme couvrant un octave, alors qu’il y a 12 demi‑tons chromatiques dans cet octave, on ne les utilise pas tous).

Mais le second, je ne le comprends pas. Les deux séquences données en exemple forme un saut de plus de 5 demi‑tons, toutes les deux (11 demi‑tons pour la première et 16 demi‑tons pour la seconde), alors toutes les deux devraient être dites non‑acceptables, mais seulement la seconde est dite comme telle.

Quelqu’un(e) y comprends ou y connait quelque chose ? J’en sais rien

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Jeu 13 Juin 2013 12:10
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Euh

Do Mi Sol Si ça fait 4-3-4

Do Fa Si Mi2 ça fait 5-6-5

Dans le premier je vois pas de saut de plus de 5 demi-tons.

J’ai un doute

Mais j'y connais pas grand chose...
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Jeu 13 Juin 2013 21:27
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Ah je vois. Ce sont les sauts entre deux notes consécutives alors et pas le saut de la séquence complète.

Il reste une question : pourquoi cette règle ? Une origine acoustique ou cognitive ?

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Ven 14 Juin 2013 00:38
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Peut‑être une autre règle, mais je ne suis pas sûr de sa portée (c’est pas un jeux de mot Tire la langue ).

Je cite le contexte et je souligne la partie concernée.

Faire de la musique avec des algorithmes (valentin.villenave.net). Valentin Villenave. Juin 2008.
Valentin Villenave a écrit : 
Quand j’y réfléchis, je me rends compte que de fait, les mathématiques sont une part essentielle de toutes les musiques, et en particulier la musique occidentale des cinq derniers siècles, qui a vu cette relation se renforcer — à mesure que la notation musicale se faisait plus précise ? L’art de la polyphonie, du contrepoint à la fugue et au sérialisme, repose sur des principes mathématiques. C’est même encore plus flagrant dans les constructions rythmiques : même la musique techno la plus lamentable est, en gros, faite de 4^n mesures.

Cette règle de 4^N (*) mesures est‑elle spécifique à la techno ? Est‑elle héritée de la musique classique ? Autre origine ?

(*) qui se lit « 4 exposant N », et par exemple 4^2 signifie 4², ou encore 4^3 signifie 4 * 4 * 4.

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Ven 14 Juin 2013 02:43
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Autant pour l’histoire de la musique classique et de ses règles, que pour suggérer la question de la pertinence qu’il y a à en suivre les règles comme parole d’Évangile/Coran/Talmud, un document et la citation de son paragraphe d’ouverture.

Histoire du langage musical occidental. Annie Cœurdevey. Février 2010.
ACLangage_Musical_1.pdf (plm.paris-sorbonne.fr)

Annie Cœurdevey a écrit : 
Lorsqu’en 1908, par un geste inouï, Arnold Schœnberg rejette la tonalité, puis, dans les années qui suivent, élabore une doctrine postulant que le compositeur s’arroge le droit de forger son propre langage, il ne s’agit de rien moins que revendiquer les pouvoirs du démiurge : faire ou défaire ce qui jusqu’alors était l’objet d’un consentement partagé. Faire œuvre de composition musicale, n’était-ce pas nécessairement se soumettre à un ensemble de règles, et celles-ci ne découlaient-elles pas de lois permettant de produire un moyen de communication, un langage précisément, avec son vocabulaire et sa syntaxe‑vocabulaire et syntaxe certes singulièrement malmenés depuis un certain temps, mais dont personne ne s’était imaginé que l’on pût saper les fondements ? […]

La suite dans le PDF ci‑dessus.

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Ven 14 Juin 2013 08:11
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Hibou a écrit : 
Il reste une question : pourquoi cette règle ? Une origine acoustique ou cognitive ?


Ben peut-être que c'était comme pour le théâtre avec la régle des trois unités, c'est à dire quelque chose décidé arbitrairement par le roi ou le clergé ou les "experts" de l'époque...

Il me semble avoir lu quelque part que le clergé à une époque (peut-être encore) considérait que certains intervalles étaient "maléfiques"

Petit sourire
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Ven 14 Juin 2013 10:35
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Nucua a écrit : 
Il me semble avoir lu quelque part que le clergé à une époque (peut-être encore) considérait que certains intervalles étaient "maléfiques"

Ce serait une histoire de nombres symboliques alors ? Mais ils utilisaient quelle gamme à cette époque où le clergé l’a décrété ?

J’avais l’espoir de quelque chose qui soit lié à la perception, mais ce n’est pas sans intérêt non‑plus, pour le forum ésotérisme Tire la langue

Il y a aussi cette histoire de 7 demi‑tons pour couvrir l’octave. À ton avis, c’est parce que 7 est un nombre symboliquement connoté ou pour des raisons empiriques ? Puis le chiffre 12 aussi était symbolique je crois.

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Ven 14 Juin 2013 11:52
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Ah mais il y a forcément quelquechose qui est liè à la perception sinon pourquoi on percevrait certains morceaux comme tristes ou sombres ou gai alors que, à priori, la musique est abstraite dans le sens où l'auditeur (à part le cas de l'air qui correspond à un souvenir précis) ne peut la rattacher en rien à un vécu particulier.

Par exemple cet air m'évoque une très forte impression de mélancolie :



Mais je ne sais absolument pas pourquoi. Est-ce que c'est inné, est-ce que celà provient d'une "construction mentale" que j'aurais élaboré au fil des ans, est-ce que certaines personnes peuvent la percevoir comme une chanson gai ? J'en sais rien, c'est inexplicable à mon niveau.
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Ven 14 Juin 2013 12:41
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Hibou a écrit : 
Cette règle de 4^N (*) mesures est‑elle spécifique à la techno ? Est‑elle héritée de la musique classique ? Autre origine ?


Ben il y a le fait que la notation musicale divise les temps arithmétiquement (1 ronde = 2 blanches = 4 noires = 8 croches = 16 double-croches...) qui sont ensuite répartis dans des mesures comportant toutes le même nombre de temps. Après on peut aussi dire que par exemple deux mesures en 4/4 plus une noire, ce qui fait neuf temps, équivaut à 4^1,584962501. Mais le musicien, lui, apporte un peu d'aléatoire dans la mesure où, n'étant pas une machine, il ne retombe pas forcément à la milli-seconde prés sur le battement mais surtout qu'il à aussi une certaine intuition et un tempérament qui lui font accentuer telle ou telle note d'une certaine façon et aussi jouer une note volontairement un tout petit peu avant ou en tout petit peu aprés, ce qui n'est pas traduisible en équation et qui pourtant fait toute la force d'une interprétation.

Il y a aussi le fait qu'on identifie une suite de sons comme étant de la musique parce qu'ils sont ordonnés et structurés ce qui sous-entend donc une certaine logique et si logique il y a, c'est qu'une approche mathématique de la chose est possible.

Plus le fait aussi que l'écoute d'une musique structurée de telle ou telle façon dès l'enfance induit quelque part un certains formatage qui conduit les compositeurs à adopter d'emblée telle ou telle approche de la musique. Pareil pour l'improvisation, le musicien improvise en fonction de grilles (gammes etc...) et de schémas préétablis, il ne sait pas encore ce qu'il va faire avant de le jouer mais il n'avance pas non plus dans l'inconnu, rajoute lui des frettes sur une guitare pour obtenir 48 points différents sur l'octave et il sera perdu, de la même manière change de tempo aléatoirement et il sera tout aussi perdu.

Sans compter que la musique à souvent été destiné à la danse ce qui suppose quand même une rythmique bien carrée.

Mais il faut aussi voir que l'approche musicale évolue, par exemple, des enregistrement de la nature qui ne respectent aucune convention musicale ont été et sont commercialisés, bonne chance pour réduire ça à un algorythme...

Et surtout il y a la texture des sons, le timbre. Là on arrive à des choses qui touchent aux sentiments, aux émotions, qui font appel à des choses que ne possédent ni les machines ni les algorythme. Do re mi fa sol la si do chanté par La Callas et par un cochon personne ne va le ressentir pareil mais pour une machine c'est la même chose.

La limite de ce genre de raisonnement c'est qu'une formule mathématique, un algorythme un programme informatique n'ont ni intuition, ni sentiment.

Enfin c'est mon avis.

Euh je m'emballe mais si ça se trouve je suis hors sujet peut-être Hahaha!

Dernière édition par Nucua le Ven 14 Juin 2013 12:45, édité 1 fois.

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Ven 14 Juin 2013 12:42
Message Re: Règles de base de l’harmonie classique
Nucua a écrit : 
Par exemple cet air m'évoque une très forte impression de mélancolie

C’est normal, surtout dans la première minute, tout a le rythme de soupirs ou de quelque chose qui serre douloureusement Tire la langue . Ensuite environ entre 00:01:00 et 00:01:30, ça se déplace vers la nostalgie, puis à partir de 00:01:40 il y a comme une tentative de ressaisissement qui échoue, puis ensuite un tentative d’apaisement mais aussitôt après, mais pas pendant trop longtemps, des échos du trop de bruit que ça a fait de se retourner la tête dans tous les sens. J’ai cru que ça allait finir par un gros dodo reposant, mais ça s’arrête comme ça, d’ailleurs de manière impromptue.

Nucua a écrit : 
Mais je ne sais absolument pas pourquoi. Est-ce que c'est inné, est-ce que celà provient d'une "construction mentale" que j'aurais élaboré au fil des ans, est-ce que certaines personnes peuvent la percevoir comme une chanson gai ? J'en sais rien, c'est inexplicable à mon niveau.

Je crois que c’est inné, et je me demande s’il y a une part d’universel aussi ou si c’est entièrement inné et rien d’autre. Je n’affirme rien, ce n’est que ce que je pressent.

Il me semble que en tant que « langage », la musique est inductive. Les langages font des références à des choses qui ont des significations, la musique induit les significations ou les états. C’est comme ça que je me l’explique depuis longtemps, et je n’ai pas avancé sur ce point depuis que j’en ai cette idée.

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Hibou57

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