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« Tout ce qui est rare, est cher ; ce qui n’est pas cher, est rare ; donc tout ce qui n’est pas cher, est cher ».

Comment vous expliquez‑vous ce paradoxe ? Et selon vous, est‑ce un vrai paradoxe ? Si oui, pourquoi, et si non, d’où vient l’illusion de l’existence apparente de ce paradoxe ?
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Ric
Débateur
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Cela me rappelle cette phrase :

Solon a dit que les Crétois étaient de menteurs or Solon était
un Crétois !


On peut jouer avec le paradoxe car si Solon était Crétois il a menti
en disant que tous les étaient des menteurs donc les Crétois n'étaient
pas des menteurs. Mais si les Crétois n'étaient pas des menteurs il a dit
la vérité . . . Mais alors s'il n'a pas menti . . . Les Crétois étaient donc des
menteurs et comme Solon était Crétois . . .

On tourne en rond ! C'est le serpent qui se mord la queue.
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Ah oui, il y a ce paradoxe aussi. Important et de nature différente. Je duplique le message à ton nom pour en faire un sujet rien qu’à lui : Le paradoxe des Crétois tous menteurs.

Je vais chercher des idées de réponses pour celui‑ci. Je crois que j’ai un peu une idée, mais je vais attendre avant d’y répondre.
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Administrateur
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Allez, je donne un indice.

La paradoxe apparent provient d’une mauvaise définition de ce qui est cher.
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Ric
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Peut-être y a t-il un quiproquo entre CHER en valeur marchande, dollars
et valeur affective, CHER au cœur ?
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zen
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Hibou a écrit : 
« Tout ce qui est rare, est cher ; ce qui n’est pas cher, est rare ; donc tout ce qui n’est pas cher, est cher ».

Faut croire que tout ce qui est rare n'est pas forcément cher.

Et que dire de moi ?
Je suis unique, il n'y en a pas deux comme moi, donc on ne peut plus rare. Mais je n'ai pas de prix ! Tire la langue
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Beau Parleur
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Ce qui est unique, n'a pas de prix.
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Administrateur
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J’avais oublié de donner les deux solutions.

Le paradoxe vient de la mesure du coût. Ce qui est rare coûte cher à produire ou à chercher ; si c’est cher, c’est parce que ça coûte cher. Mais quand on dit que ce qui n’est pas cher est rare, c’est comme si on parlait du coût du coût (deux fois, oui), on tourne en rond et on confond deux choses, ce qui est la cause de presque tout les paradoxes.

L’autre solution, c’est que quand on dit que ce qui n’est pas cher est rare, c’est une complainte, un sentiment subjectif, pas une mesure objective. Et pour des personnes insatiables, tout est toujours trop cher.
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Tchatcheur
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C'est à dire,

Ce qui est pas cher, est accessible à tout le monde, donc ça n'a pas de prix, donc c'est gratuit.

Dès que l'on pose un prix, est exclu celui qui ne trouve pas comment vivre et va mourir.

Autrement dit, le salaria est un exclavagisme de facto.
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