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Administrateur
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L’informatique de l’administration de la ville de Baltimore est bloquée par un logiciel malveillant du genre ransomware. Pour l’instant la mairie refuse de payer la rançon. Il est suspecté que pour mener son attaque, le pirate a utilisé un logiciel dérobé à la NSA.
Voir : A Baltimore, des cybercriminels prennent la ville en otage depuis trois semaines (msn.com), Mai 2019. |
Administrateur
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Encore une autre ville, Riviera Beach, victime d’une paralysie informatique suite à une attaque, mais cette ville a malheureusement cédé en payant une rançon : Des hackers contraignent une ville de Floride à payer une rançon de 600 000 dollars (msn.com), Juin 2019.
Cette fois, le vecteur est un virus, qu’un employé municipal a involontairement propagé en ouvrant un e‑mail de phishing. |
Administrateur
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Hibou a écrit : Encore une autre ville, Riviera Beach, victime d’une paralysie informatique suite à une attaque, mais cette ville a malheureusement cédé en payant une rançon […] Dans le mini‑débat ci‑dessous, est donnée une raison pour laquelle, si souvent, les victimes acceptent de payer. Un exemple de cas est celui d’une entreprise dont le système informatique est paralysé. Si elle ne peut plus fournir ses services ou livrer ses clients comme prévu, elle peut être légalement contrainte à payer des indemnités de retard, qui peuvent par exemple s’élever à plusieurs millions d’euros. Si la rançon est de, disons, 50 milles euros, il y a de grandes chances que la victime paie la rançon, par simple mise en balance des pertes certaines. Un argument souvent mis en avant par les partisans de « il ne faut jamais payer la rançon » est que les logiciels malveillants ne seraient pas tels qu’ils sont présentés par les attaquants qui mentiraient, par exemple que payer la rançon ou pas, ne changerait rien aux conséquences de l’attaque. C’est malheureusement faux. L’exemple est pris, d’un hôpital, dont les données avaient déjà été siphonnées par le pirate. Tout le temps du délais avant le paiement de la rançon, il n’a rien fait de ces données. À la date limite du paiement qui l’hôpital n’a pas effectué, fautes de moyens, les données confidentielles des patients ont été divulguées publiquement. Il faut comprendre que malheureusement, les arguments contre le paiement des rançons, peuvent être manipulateurs ou irresponsables, que parfois il est préférable de payer la rançon, même si c’est difficile à entendre pour les spécialistes de la sécurité informatique. Depuis quelques années, il semble que l’organisation des activités des attaquants, se professionalise. Une organisation ressemblant à celle d’un marché conventionnelle s’est mise en place : segmentation et spécialisation, fourniture de supports techniques des attaquants au « bénéfice » des victimes, « facilités » de paiement, etc Les hôpitaux sont toujours autant vulnérables qu’ils l’étaient avant, les attaques se succèdent et rien ne semble changer. Dans le cas des hôpitaux, plus encore qu’une perte financière, le risque est la mise en danger des patients. Cyberattaque : faut-il avoir peur pour nos données personnelles ? — 28 Minutes / ARTE — 27 Septembre 2022 |