Auteur Message
Administrateur
Avatar de l’utilisateur
Un site Suisse dédié aux techniques et sciences de l’informatique, a publié en ligne, une retranscription d’un document historique présentant la machine analytique de Charles Babbage, conçue avec l’étroite collaboration de Ada Comtesse de Lovelace, qui en fît un mémoire.

Sketch of the analytical engine invented by Charles Babbage (fourmilab.ch).

Le document date de 1842. Son auteur est Luigi Federico Menabrea (connu en france sous le nom de Louis Frédéric Ménabréa), pour la « Bibliothèque Universelle de Genève », un journal académique du milieux scientifique francophone, au 19‑ième siècle, de 1800 environ jusqu’à 1816.

Je cite et traduit l’introduction, pour donner un aperçu de ce qui était attendu et de ce qui n’était pas attendu, de la machine de Babbage & Lovelace.

Luigi Federico Menabrea a écrit : 
Those labours which belong to the various branches of the mathematical sciences, although on first consideration they seem to be the exclusive province of intellect, may, nevertheless, be divided into two distinct sections; one of which may be called the mechanical, because it is subjected to precise and invariable laws, that are capable of being expressed by means of the operations of matter; while the other, demanding the intervention of reasoning, belongs more specially to the domain of the understanding. This admitted, we may propose to execute, by means of machinery, the mechanical branch of these labours, reserving for pure intellect that which depends on the reasoning faculties.


Traduction a écrit : 
Les tâches des différentes branches des sciences mathématiques, bien que à première vue, elles puissent sembler relever du domaine exclusif de la pensée, peuvent néanmoins, être divisées en deux catégories distinctes; l’une pouvant être désignée comme mécanique, car objet de lois précises et invariables, qui peuvent être exprimées à l’aide des opérations de cette matière; tandis que l’autre, nécessitant l’intervention du raisonnement, appartient plus spécifiquement au domaine de la compréhension. Ceci étant posé, nous pouvons proposer d’exécuter, à l’aide d’une machinerie, la branche mécanique de ces tâches, réservant à la pensée celle qui dépend des capacités de raisonnement.


En lisant cela, on ne peut évidemment pas s’empêcher de penser à l’origine de l’informatique dont la paternité serait attribuée à Babbage, cependant cette affirmation fait débat, car aucun des précurseurs de l’informatique à ses débuts, n’a fait référence à Charles Babbage et à sa machine analytique. Il se dit d’ailleurs qu’il est arrivé trop tôt, à une époque ou personne n’était vraiment capable de comprendre l’importance de ses travaux et d’en pressentir les applications possibles.

Disons alors qu’il a été cas antérieur, qui n’a pas été suivi, une branche des science qui n’a pas été développé, et qui a été ré‑inventée plus tard par d’autres, en repartant de zéro.

Dire que Charles Babbage et Ada Comtesse de Lovelace sont les parents de l’informatique, est un point de vue qui se défend, tout en dépendant du point de vue que l’on adopte…
Profil