Des rimes et des mots

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Des exemples du parlé Québécois (sans le doux accent) :

Les croustilles, pour dire les chips (iels ont du bon sens).
Ça goûte bon, pour dire que ça a bon goût (iels ont le sens du naturel).
La rencontre va avoir duré pour dire la rencontre a duré.
La maison est prise en feu pour dire la maison a pris feu.
La force de l’ordre pour dire les forces de l’ordre.
Tantôt pour dire bientôt.
À la même endroit pour dire au même endroit.

— Édit du 2026-01-28—

La parlé Québécois vient surtout de quatre petits pays en france : le Poitou, la Saintonge (sud‑ouest de la france), la Normandie (nord‑ouest) et la Beauce (proche de Paris).

D’après l’auteur de Linguisticae, une chaîne YouTube.
Karën Fort, professeure a écrit : 
Le signifiant est un bricolage de plusieurs verbes, de plusieurs racines
indo-européennes :

▶ ≪ j’étais ≫ vient du verbe latin sto, stare (se tenir debout), d’une racine indo‑européenne sta (se tenir)
▶ ≪ je suis ≫ : latin sum, esse de la racine es (être, la vie, la respiration)
▶ ≪ je fus ≫ : latin fui, racine indo‑européenne bhu/fu (devenir, croître)

On a choisi de regrouper ces formes et de dire qu’elles forment les conjugaisons d’un même verbe/signifié alors qu’à l’origine ce n’était pas le cas, même le signifié était différent.

Citation de : De l’écrit à l’Information : langue, parole, signe, bref Saussure (loria.fr) [PDF], Karën Fort, page 39.
Les mots ont‑ils une couleur ?
Les mots ont‑ils une texture ?
Les mots n’ont pas de sens sans les gens qui les parlent (et souvent, ils n’ont pas de sens sans deux ou plusieurs)
Plusieurs s’écrit toujours au pluriel
Ne pas avoir les yeux en face de ses lunettes
Mettre de la limonade dans son vin
La gaze prend un s au pluriel, mais pas le gaz.