Auteur | Message |
---|---|
Administrateur
![]() |
Juste deux exemples qui me viennent, si d’autres vous viennent, noter les ici comme sur un post‑it.
« La france ne peut pas accueillir toutes la misère du monde », au lieu de « Le monde entier ne peut pas consommer autant que le français moyen ». « Les jeunes délinquants sont de plus en plus violents », au lieu de « La société rend les jeunes délinquants de plus en plus violents ». « La vidéo-sécurité » au lieu de « La vidéo surveillance ». |
Compte gelé
![]() |
Tu oublies la plus belle :
Liberté. Egalité. Fraternité. |
Bavard impénitent
![]() |
Article 1 de la déclaration des droits de l'hommes et du citoyen :
"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits" Celle la elle me fait mourir de rire... ![]() |
Débateur
![]() |
"il faut regarder la réalité en face"
|
Administrateur
![]() |
![]() |
Administrateur
![]() |
Source : Citoyens prenez le pouvoir — De l'incompétence de nos politiques.
Le lien ci‑dessus a écrit : La technique de l'évitement C’est un détournement de sens comparable à celui qui fait dire vidéo‑sécurité au lieu de vidéo‑surveillance, la logique est la même. C’est aussi un maniement des mots qui est typique du marketing, j’ai l’impression. |
Administrateur
![]() |
Un exemple de dialectique perverse, comme le dit la personne qui rapporte ces mots.
Une phrase de Axel Kahn, en Mai 2009, qui joue de l’image du mot au lieu de son sens. Ce n’est pas un phénomène d’inversion de sens, mais ça ressemble à la question de « vidéo‑sécurité » vs « vidéo‑surveillance », et c’est donc un phénomène associé, même si indirectement. La phrase : Axel Kahn a écrit : Comment voulez-vous que je préfère une université sous tutelle à une université autonome ? Source de la citation : Anne Fraïsse dans un article de sauvonsluniversite.com |
Membre balbutiant
![]() |
Il y a un bouquin qui se nomme "la LQR" (du latin Lingua Quinta Respublica, ou quelque chose dans ce genre, bref... en tout cas, cela signifie : langue de la 5ème république).
Le titre est un rappel à un autre livre, LTI (bon pareil, je vous épargne le latin, et là, c'est la langue du 3ème empire, le 3ème reich, si vous voulez). Bref, à l'époque, un professeur de langue, de confession juive, avait remarqué que la propagande nazie avait détourné le sens de certains mots. Entre les deux, Orwell a écrit un roman, 1984, où a été inventé la "novlangue" - une langué manipulée, expurgée de ce qui pourrait vous permettre de penser à la liberté. Car sans les mots, la pensée ne peut se transmettre. L'auteur de la LQR fait l'inventaire des expressions que nous avons tous entendu ("demandeurs d'emplois", "seniors", etc.) Bref, c'est très sympa. Mais lisez plutôt 1984 si vous avez du temps pour lire ![]() De mon côté, j'ai à déplorer le fait que "communisme" soit devenu quasi un synonyme de "dictature"... alors que ça n'a pas grand chose à voir. Des fois je me demande s'il faudrait pas abandonner ce mot, (ou lui coller l'adjectif "libertaire" pour être bien clair) mais... d'autre fois je me dis (parce que je l'ai lu ou entendu quelque part) que les mots sont aussi des sortes de champs de bataille... et que le sens appartient à celui qui se bat pour lui en donner. |
Compte gelé
![]() |
J'ai lu, 1984. Critique du socialisme d'ailleurs écrit pas un type pas trop clair. Et je suis moi-même amoureux des mots et des messages qu'ils transportent, tout en déplorant avec un Ionescu, par exemple, qu'ils soient la pire des inventions que n'ait jamais commis l'espèce humaine. Cependant bien qu'aimant l'idée du Communisme et même pas mal de communistes, et aimant également le mot libertaire et pas mal d'anarchistes, je me refuse à associer communistes et libertaires. C'est tout à fait contre-nature.
|
Administrateur
![]() |
noelle.joly a écrit : L'auteur de la LQR fait l'inventaire des expressions que nous avons tous entendu ("demandeurs d'emplois", "seniors", etc.) Il dit quoi sur ces deux mots d’exemple ? |