Auteur Message
Premier Consul
Avatar de l’utilisateur
On voit de plus en plus dans les villes, fleurir de curieuses enseignes..
En effet, en temps de crise, beaucoup d'activités disparaissent et laissent place à de nouvelles...
Alors que certains commerces posent les clés sous le paillasson, un nouveau business semble exploser, le soutien scolaire..
Publicité radio, 4 par 3, spot télé, les entreprises de soutien scolaire sont omnipotentes...
Comment d'après vous, expliquer ce phénomène?
Comment se fait t-il que très tôt dans la scolarité des enfants, ces mêmes enfants rencontrent l'échec?
Est ce que c'est l'école qui a changé?
Est ce que le niveau de l'enseignement s'est élevé?
Ou bien est ce que les enfants d'aujourd'hui sont moins aptes, voire moins disponibles à emmagasiner les connaissances?
Est ce l'intrusion agressive du virtuel, et des multimédias qui font que les enfants d'aujourd'hui sont trop sollicités pour se concentrer efficacement sur l'école?
Comment expliquer qu'en d'autres temps, nous rencontrions des problèmes seulement à partir du lycée et que maintenant , dès le collège, les élèves se trouvent dans des situations de blocages dont certains entrepreneurs opportunistes profitent avec parfois des compétences pas toujours évidentes?
Confrontons nos avis sur le sujet... Clin d’œil
Profil
Bavard impénitent
Avatar de l’utilisateur
L'éducation nationale française va mal et les parents rêvent de performances et de réussite académiques sans avoir le temps de passer du temps avec leurs bambins autour de livres, de ciné, de musique, de spectacles, de sport, de sorties, de jeux ou de conversations simples et anodynes pourtant riches en enseignement et à même d'ouvrir la curiosité. L'ère est à la technique, au travail individuel, aux séries télé pourries, aux people nazes, à la réussite financière et pas au plaisir ni à l'expérience partagés. Les enfants de 3 ans apprennent déjà les bases de la lecture, comme si ça allait faire d'eux des lecteurs intelligents. Les élèves sont tout autant prisonniers des programmes scolaires que leurs profs. Le rêve, l'imaginaire, la créativité, la reflexion et l'apprentissage de la raison sont tellement malmenés, comment les enfants fragiles ou en difficultés peuvent-ils encore croire que l'école peut leur apporter quelque chose ? La peur du chômage n'est pas un leitmotiv qui parle au ados, surtout quand les diplomés ou leurs parents sont mal au travail ! Quand la société va mal, l'école et les enfants aussi. Et les sociétés privées fleurissent....en entretenant parfois le fantasme de l'échec scolaire. Mais ce sont les plus nantis qui peuvent s'offrir ces cours privés, aussi pour atteindre l'excellence. Tout le monde a peur et ça craint. Alors on rajoute des heures sup' aux enfants à défaut de trouver d'autres solutions éducatives (parentales et gouvernementales) ! Si seulement on leur apprenait à dire sereinement "je sais pas", "j'ai pas compris, expliquez-moi autrement", "à quoi ça sert les maths dans la réalité ?"...etc, et que des adultes soient capables de répondre enfin à ces vraies demandes...je ne sais pas si je suis très claire mais l'évolution de notre société me mets vraiment en colère !
Profil
Anonymous
Disparu(e)
RANDOM_AVATAR
+ 1 Steffani.
Tchatcheur
Je me demande si la multiplication de ces boîtes de soutien scolaire n'est pas lié à la course aux études. Je m'explique. Avant, si un gamin ne faisait pas de longues études, cela n'était pas vraiment un drame en soi, chacun réussissait malgré tout à trouver du travail. Or, actuellement, un enfant qui est en échec scolaire aura statistiquement plus de difficultés à trouver du travail et je pense que c'est la hantise des parents. Il n'y a qu'à voir les concours, on demande des niveaux d'études de plus en plus élevés. Et même si cela s'adresse parfois à des niveaux bac, la plupart de ceux qui se présentent ont un niveau d'études nettement plus haut (style bac+5, et vi) prenant ainsi la place des moins diplômés. Je pense que le taux de chômage ainsi que la difficulté des parents a trouvé eux-même du travail favorisent le développement de ces boîtes de soutien. Et puis, il faut dire aussi que le dénigrement des métiers dits "manuels" y est aussi certainement pour quelque chose. Certains parents préfèrent "pousser" leurs enfants dans un cycle d'études classiques même si cela ne leurs correspond pas et sont prêts pour cela à débourser des fortunes en soutien scolaire.
Profil
Anonymous
Disparu(e)
RANDOM_AVATAR
Mouais,pis aussi peut -être....

Premier Consul
Avatar de l’utilisateur
steffani a écrit : 
L'éducation nationale française va mal et les parents rêvent de performances et de réussite académiques sans avoir le temps de passer du temps avec leurs bambins autour de livres, de ciné, de musique, de spectacles, de sport, de sorties, de jeux ou de conversations simples et anodynes pourtant riches en enseignement et à même d'ouvrir la curiosité. L'ère est à la technique, au travail individuel, aux séries télé pourries, aux people nazes, à la réussite financière et pas au plaisir ni à l'expérience partagés. Les enfants de 3 ans apprennent déjà les bases de la lecture, comme si ça allait faire d'eux des lecteurs intelligents. Les élèves sont tout autant prisonniers des programmes scolaires que leurs profs. Le rêve, l'imaginaire, la créativité, la reflexion et l'apprentissage de la raison sont tellement malmenés, comment les enfants fragiles ou en difficultés peuvent-ils encore croire que l'école peut leur apporter quelque chose ? La peur du chômage n'est pas un leitmotiv qui parle au ados, surtout quand les diplomés ou leurs parents sont mal au travail ! Quand la société va mal, l'école et les enfants aussi. Et les sociétés privées fleurissent....en entretenant parfois le fantasme de l'échec scolaire. Mais ce sont les plus nantis qui peuvent s'offrir ces cours privés, aussi pour atteindre l'excellence. Tout le monde a peur et ça craint. Alors on rajoute des heures sup' aux enfants à défaut de trouver d'autres solutions éducatives (parentales et gouvernementales) ! Si seulement on leur apprenait à dire sereinement "je sais pas", "j'ai pas compris, expliquez-moi autrement", "à quoi ça sert les maths dans la réalité ?"...etc, et que des adultes soient capables de répondre enfin à ces vraies demandes...je ne sais pas si je suis très claire mais l'évolution de notre société me mets vraiment en colère !

Salut toi...
Un petit coucou en passant... Clin d’œil
Toujours brillante...
Profil
Bavard impénitent
Avatar de l’utilisateur
Gaby a écrit : 
Je me demande si la multiplication de ces boîtes de soutien scolaire n'est pas lié à la course aux études. Je m'explique. Avant, si un gamin ne faisait pas de longues études, cela n'était pas vraiment un drame en soi, chacun réussissait malgré tout à trouver du travail. Or, actuellement, un enfant qui est en échec scolaire aura statistiquement plus de difficultés à trouver du travail et je pense que c'est la hantise des parents. Il n'y a qu'à voir les concours, on demande des niveaux d'études de plus en plus élevés. Et même si cela s'adresse parfois à des niveaux bac, la plupart de ceux qui se présentent ont un niveau d'études nettement plus haut (style bac+5, et vi) prenant ainsi la place des moins diplômés. Je pense que le taux de chômage ainsi que la difficulté des parents a trouvé eux-même du travail favorisent le développement de ces boîtes de soutien. Et puis, il faut dire aussi que le dénigrement des métiers dits "manuels" y est aussi certainement pour quelque chose. Certains parents préfèrent "pousser" leurs enfants dans un cycle d'études classiques même si cela ne leurs correspond pas et sont prêts pour cela à débourser des fortunes en soutien scolaire.


Tout à fait d accord avec toi.

Combien de parents veulent que leurs enfants fassent une terminale scientifique plutôt que littéraire alors que l enfant ne veut pas forcément ou qu il n en est pas capable.

Pourquoi faudrait t il que tout le monde fasse la même chose ?? Il faut des boulangers, des maçons, des médecins, des profs etc , et chaque profession est respectable
Profil
Beau Parleur
et moi j'ai halluciné en apprenant que 30% des élèves arrivent au collège en 6ème ... SANS SAVOIR LIRE ! mais comment est-ce possible ?? Tout simplement parce qu'en primaire, les parents décident si oui ou non leur enfant redouble une classe. Voilà comment on arrive au collège avec de graves lacunes !

En plus, par rapport à nos programmes, je trouve que les enfants abordent quantité de sujets que nous ne connaissions même pas... en revanche, ils font bien moins de devoirs de base comme les dictées, le calcul mental (les fameuses tables de multiplications), les rédactions et les lignes d'écriture. Résultat : il faut passer dans tous les cahiers pour corriger les fautes, la maîtresse seule ne peut pas assumer cette monstrueuse logistique, qui plus est quand il y a entre 25 et 30 enfants par classe. Alors si ce n'est pas fait à la maison ou en soutien scolaire, eh bien l'enfant accumule des lacunes...

Enfin voilà, moi je trouve qu'en primaire les élèves sont interpelés sur trop de matières et n'approfondissent rien. Le cartable de mon grand qui est en CM1 ressemble à celui que j'avais en 5ème ! Il a 6 ou 7 cahiers différents, 3 classeurs et 3 ou 4 livres ! Je pense que c'est trop...

Je suis heureuse de pouvoir suivre mes enfants au quotidien parce que je suis en congé parental... mais peut-être auront-ils besoin d'un soutien scolaire un jour... je ne le souhaite pas, mais on verra...
Profil
Consul Honoraire
Avatar de l’utilisateur
Ah ben ça, c'est toujours pareil...
"Les parents" sont de tout âge, et puis avoir un gamin qui redouble, "c'est la honte"...
Et/ou les bases concernant le français, les maths, etc... ne sont pas pris en compte comme il se doit; style: j'ai jamais été bon en orthographe, en grammaire, etc...
Les maths, ça ne sert à rien dans la vraie vie, etc...

Je n'ai jamais été mauvais à l'école (juste fainéant), mais il est clair que faire un effort soi-même est important. Et d'être suivi par ses parents (les miens de parents, m'ont souvent engueulé, mais c'était pour mon bien après tout).

et puis, oui, c'est une façon comme une autre de se faire de l'argent.
Mais fondamentalement, c'est comme de dire: j'aime pas. Et je vous emmerde.
Ce qui compte, c'est le diplôme. que les acquis soient vraiment validés importe peu.
Un peu comme le permis de conduire: après tout, ce n'est qu'un papier. font chier avec leurs cours.

ben non, justement, ce n'est pas "juste un papier". Bien au contraire.

alors bon, de toute façon l'excuse est toujours la même: enfants, parents, démunis, etc... "c'est la faute de la société". Yeux au ciel avec le sourire

Je veux tout, mais surtout ne rien faire pour.
Sinon, c'est injuste.

Le problème est à mon avis bien plus général qu'il n'y paraît.
Et evidemment, les élèves qui sont bons ou les parents qui se donnent du mal pour leurs enfants, on n'en parle que rarement. Parce que sinon, c'est moins évident de dire que tout est de la faute de la société...
C'est qui la société déjà? ah oui, c'est nous...


Le soutien scolaire est une bonne chose, aucun doute, tout le monde à le droit à la connaissance. Mais l'effort doit venir des deux côtés; sinon, le fait de se plaindre est purement hypocrite.

Mais n'ayant pas d'enfants, prenez mes écrits ici présent avec des pincettes. Après tout, je suis peut-être complètement dans le faux. Clin d’œil
Profil
Bavard impénitent
Avatar de l’utilisateur
krokiller a écrit : 
Ah ben ça, c'est toujours pareil...
"Les parents" sont de tout âge, et puis avoir un gamin qui redouble, "c'est la honte"...
Et/ou les bases concernant le français, les maths, etc... ne sont pas pris en compte comme il se doit; style: j'ai jamais été bon en orthographe, en grammaire, etc...
Les maths, ça ne sert à rien dans la vraie vie, etc...

Je n'ai jamais été mauvais à l'école (juste fainéant), mais il est clair que faire un effort soi-même est important. Et d'être suivi par ses parents (les miens de parents, m'ont souvent engueulé, mais c'était pour mon bien après tout).

et puis, oui, c'est une façon comme une autre de se faire de l'argent.
Mais fondamentalement, c'est comme de dire: j'aime pas. Et je vous emmerde.
Ce qui compte, c'est le diplôme. que les acquis soient vraiment validés importe peu.
Un peu comme le permis de conduire: après tout, ce n'est qu'un papier. font chier avec leurs cours.

ben non, justement, ce n'est pas "juste un papier". Bien au contraire.

Non tu n es pas dans le faux, j ai des enfants et c est vrai qu il faut les suivre un minimum, notamment au primaire pour les bases, grammaire, dictée, maths.

C est pas facile de le faire après sa journée de travail.

Eh oui les parents ne veulent plus que leurs chers gosses redoublent, un camarade de classe de mon ainé, n aurait pas du passer en 6eme, ses parents ont fait des pieds et des mains pour qu il passe alors qu il n avait pas le niveau, cela se passait en 2005.

Et ça n a pas changé depuis.


alors bon, de toute façon l'excuse est toujours la même: enfants, parents, démunis, etc... "c'est la faute de la société". Yeux au ciel avec le sourire

Je veux tout, mais surtout ne rien faire pour.
Sinon, c'est injuste.

Le problème est à mon avis bien plus général qu'il n'y paraît.
Et evidemment, les élèves qui sont bons ou les parents qui se donnent du mal pour leurs enfants, on n'en parle que rarement. Parce que sinon, c'est moins évident de dire que tout est de la faute de la société...
C'est qui la société déjà? ah oui, c'est nous...


Le soutien scolaire est une bonne chose, aucun doute, tout le monde à le droit à la connaissance. Mais l'effort doit venir des deux côtés; sinon, le fait de se plaindre est purement hypocrite.

Mais n'ayant pas d'enfants, prenez mes écrits ici présent avec des pincettes. Après tout, je suis peut-être complètement dans le faux. Clin d’œil
Profil