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P . Delvaux .
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  • Genre : Télétubbie
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Ven 21 Nov 2008 14:43
Message P . Delvaux .
Peintre belge (Antheit, province de Liège, 23.09.1897-Ste-Idelsbald, juillet 1994).

Son milieu familial bourgeois demeure réticent aux goûts que manifeste le jeune Paul Delvaux pour la peinture aussi il accepte la voie de l'architecture, à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1916-1917).

Grâce à sa rencontre avec le peintre Franz Courtens en 1919, ses parents, acceptent de l'inscrire à la même Académie des Beaux-Arts mais en peinture dans l'atelier de Constant Montald (1920-1924).

Il participe alors à la vie artistique (expositions, revues, le groupe Sillon, rencontres...) et peint ses premières gares (1922).

Delvaux travaille alors d'après nature, notamment au Rouge-Cloître, dans la forêt de Soignes, et expose en 1924 avec le groupe "Le Sillon", qui rassemble des artistes influencés par l'impressionnisme.

Après cette période impressionniste, il évolue vers une période expressionniste que confirme la révélation d'une rétrospective Permeke (1930). Il subit cette influence de l'Expressionnisme flamand, notamment celle de Constant Permeke et Gustave De Smet, dont le rapproche sa conception du nu et de l'atmosphère particulière, faite de silence et de réserve, dans laquelle il se situe (Nu couché, 1934, Bruxelles, coll. part.). Le nu et les lieux de sa révélation allaient devenir le thème par excellence de Delvaux.

Mais c'est l'exposition surréaliste du Minotaure (1934) avec Magritte, Ernst, Dali et surtout de Chirico qui lui fait prendre conscience d'un nouvel univers où le rationnel, les conventions, les interdits sont, sinon abolis, du moins détournés par les voies de la poésie, de l'imaginaire, du symbole aussi, et par lesquelles Delvaux trouvera à la fois un exutoire à son anxiété et le miroir fidèle de son discours intérieur.

Influencé par Ensor et par de Chirico, il fait la connaissance de René Magritte. Il doit à ces peintres, respectivement le sens d'un espace inquiétant à force de lumineuse évidence et la situation incongrue des figures, mais, dès 1937 (les Noeuds roses, musée d'Anvers), l'essentiel de son art est fixé.

En 1938, il participe à l'Exposition internationale du surréalisme à Paris. Cependant, Delvaux n'est pas à proprement parler un inventeur de formes.

Dans un cadre strictement défini, où le jardin, la zone urbaine du nord, la ruine ou l'édifice antiques (son premier voyage en Italie en 1938) composent habilement leurs motifs, des femmes nues fort véridiques semblent attendre que le mâle les sorte de leur apparente léthargie; celui-ci, souvent présent dans le tableau et correctement vêtu, les ignore totalement ou les examine avec des attitudes de vieil entomologiste, selon un type, de savant emprunté à Jules Verne (le Congrès, 1941, coll. de l'état belge).

Après avoir participé à quelques expositions internationales, avec André Breton notamment, et préparé de nombreux décors de théâtre, le professeur de peinture monumentale à l'Ecole nationale supérieure d'Art et d'Architecture (La Cambre 1950 à 1962) s'impose progressivement après 1945, même si la crudité apparente de certaines images heurte encore quelque peu le public. Les rétrospectives et les cérémonies d'hommage sont innombrables. Il figure parmi les tout grands ambassadeurs culturels qu'a produits la Wallonie.



Est-il un surréaliste ? "Pas toujours. Je ne suis pas un inventeur de formes. Je suis plutôt, disons, un naturaliste: je ne déforme pas la nature et je ne le veux pas", répond Delvaux . Dans ses tableaux, chaque élément s'identifie avec un aspect du réel, mais les composantes troublent les données naturelles du monde quotidien. Comme Magritte, Delvaux a répudié l'expressionnisme flamand. Chez lui, tout est raisonné, composé, limité. Il s'est retrouvé par une inclination fatale, involontaire, sur le terrain natal de la latinité. Sous son doigté, l'objet échappe à la matière et saisit une signification de densité immédiatement cérébrale. Imprégné de culture latine, il en est l'un des messagers.

Il s'apparente au Surréalisme par son érotisme latent, son métier sec et académique, aux Naïfs par son sens des valeurs et son exactitude. Delvaux se situerait plutôt, de même qu'un Balthus, dans le vaste courant du «Réalisme magique» qui, l'entre-deux-guerres jeta une passerelle entre le fantastique du Surréalisme et la démarche plus mesurée des peintres dont le regard ne quittait point ce coté-ci du miroir. Les peintures murales, d'un style très néo-classique, réalisées chez Gilbert Périer a Bruxelles en 1954, comptent parmi les meilleures créations de l'artiste; Sapho (1957, Bruxelles, coll. part.) relève de la même esthétique. Les autres principales peintures sont également la série "Squelettes" (1939-1944), "La tentation de Saint-Antoine" (1945-1946), "Train de nuit" (1947), "Le petit chemin" (1961) et "Le canapé bleu" (1967).

Delvaux est représenté dans les musées belges ainsi qu'à la Tate Gallery de Londres, à Paris (Musée d'Art Moderne et à New York (M. O. M. A.).



Dans ses tableaux, chaque élément s'identifie avec un aspect du réel, mais les composantes troublent les données naturelles du monde quotidien. On lui doit également des compositions d'inspiration religieuse comme "Crucifixions" et "Mise au tombeau" en 1951. Parmi ses peintures murales figurent des réalisations pour l'Institut de Zoologie, le Kursaal d'Ostende et le Palais des Congrès de Bruxelles en 1959 ainsi que la décoration du métro bruxellois en 1978. La Fondation Delvaux est créée en 1980 et un musée rassemblant une série de toiles caractéristiques de son évolution est ouvert à Saint-Idesbald en 1982. Paul Delvaux, qui effectue des séjours de plus en plus fréquents sur la côte belge, s'installe à Furnes en 1969 et y restera jusqu'à sa mort. Son œuvre a obtenu de nombreuses récompenses dont le Prix de l'Académie Picard en 1938, la Médaille de l'Exposition universelle en 1958 et le Prix Rembrandt en 1973. Depuis dix ans déjà, de Picasso à Miro, de Ernst à Masson, la « vague de rêve » surréaliste déferle sur la peinture. A Bruxelles, à l'occasion d'une exposition au palais des Beaux-Arts, Giorgio de Chirico produit sur l'artiste un choc décisif pour la suite de son travail. « Afin qu'une œuvre d'art soit vraiment immortelle, il est nécessaire qu'elle aille complètement au-delà des limites humaines. De telle façon, elle s'approchera du rêve et de l'esprit enfantin », déclara autour de 1910 le peintre italien. Quand Delvaux découvre Chirico, il s'imprègne de la rigueur des architectures néoclassiques de ses œuvres et surtout de cette profession de foi. Il est ensuite des principales expositions surréalistes, même s'il refuse, comme son compatriote Magritte, d'être « rangé sous la bannière » de Breton. A ce moment-là, le cheminement individuel a pris le pas sur l'effet de groupe et Delvaux retient davantage la fenêtre qu'ouvrirent les surréalistes sur l'imaginaire que leur cri de révolte. l'inquiétante étrangeté du bon docteur Freud, qui craignit toujours la ferveur des admirateurs parisiens de ses travaux sur le rêve. L'inconscient et la sexualité irradient les tableaux de Delvaux d'une lumière lunaire. Dans des décors froidement, méticuleusement oniriques, il pose des bourgeois au lorgnon aveugle et surtout des nudités féminines au regard fixement absent, errant dans la rue vide de « l'Echo » (1943) ou cueillant la rose de son « Jardin nocturne ». Assise sur un tabouret de paille, elle saisit à pleines mains sa poitrine devant l'enfant nu de « la Visite » (1939) qui pénètre l'espace d'une chambre. La violence de l'inceste est suggérée par les diagonales des regards croisés. Son « Village des sirènes » (1942) les retrouve répétées à l'identique, vêtues de robes strictes, les mains sagement posées sur les genoux. « Balancé entre la sensualité et le respect, j'ai peint des femmes qui sont une sorte de compromis entre Eve et la Vierge Marie. Elles sont vertueuses jusque dans leur impudeur », se défendait l'artiste. « Je les peins parce qu'elles sont belles et désirables. »

Une rétrospective au Salon des indépendants rendit hommage, en 1991, à son art de rêver en couleurs. « Il y a de la peinture qui crie et d'autres qui mielleusement susurrent », écrivait « l'Humanité » à l'époque. « Celle de Delvaux, jaillie tout armée de grâce de l'intérieur d'un crâne de dormeur éveillé, laisse continûment entendre une rumeur sourde, faite de soupirs étouffés et de sifflements de train entendus de loin, au cœur du sommeil bercé par la musique des sphères. »
MICHEL GUILLOUX (journal L'Humanité, 21 juillet 1994).



Je mettrais des photos plus tard , la je n'ai pas le temps Clin d’œil

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