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Excepté quelques indiens formant de petites populations et le sud du continent habité par une ancienne civilisation, une grande partie des Amériques étaient perçues comme un monde vierge de présence humaine et comme couvert d’une nature sauvage, à la population humaine éparse.

Il y avait pourtant au moins 100 millions d’habitants (je ne sais pas comment les historiens l’ont déterminé) rien qu’en Amérique du sud — autant que dans toute l’Europe de la même époque — quand Christophe Colomb est arrivé sur les iles voisines du continent, et tout le gros bloc de la moitié nord était lui aussi habité.

On sait qu’il y a eu des massacres, on sait aussi que les autochtones ont été victimes des maladies Européennes contre lesquelles ils n’étaient pas naturellement immunisés; on déplore principalement le génocide qui a eu lieu.

Mais il semblerait, sans que cela n’excuse le génocide, que les autochtones ont surtout succombé aux maladies, et que même si le contact entre eux et les Européens avait été totalement pacifique, ils auraient quand‑même été condamnés par les maladies et pour une cause que personne n’aurait put comprendre à cette époque (Pasteur est né environ trois siècles et‑demi plus tard). On aurait rien put y faire.

Finalement, un minimum de 50% de la population de cette région a péri de ces maladies étrangères; et ce 50% est un minimum, le chiffre de 90% étant avancé.

Ces maladies se propageaient plus rapidement encore que les colons n’avançaient, et de nombreux « Indiens » sont morts de ces maladies, sans avoir jamais rencontré ni‑même aperçu un Européen. Les autochtones propageaient eux‑mêmes les maladies à travers le commerce et les échanges qu’ils avaient entre eux, si bien que les maladies devançaient même l’arrivé des colons avant qu’ils n’arrivent dans une région.

En conséquence, à plusieurs de leurs arrivés dans une nouvelle région qu’ils n’avaient pas encore exploré, les colons trouvaient des lieux et une nature vierge de présence humaine, croyant que les lieux étaient ainsi depuis toujours.

C’est expliqué dans ce reportage :

Christophe Colomb et la découverte du nouveau monde — ARTE


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Ric
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Citation : 
(Pasteur est né un siècle plus tard). On aurait rien put y faire.

Oups. . . Petite erreur de frappe dirait-on !
Ne vois là aucun reproche ni critique de ma part amigo, celui qui n'écrit
pas ne se trompe pas, bien pire que des fautes de frappe je fais des fautes
d'autogirafe et ne les retrouve pas toutes tant ces petites bêtes sont nerveuses Yeux au ciel avec le sourire

Louis Pasteur, né à Dole le 27 décembre 1822 et mort à Marnes-la-Coquette le
28 septembre 1895 et ce bon Christophe Colomb est arrivé aux Amériques en
1492 si ma mémoire est bonne. . . Je crois d'ailleurs que le jour de ce débarquement
est vécu maintenant comme comme un jour de grand deuil officiel par les
peuples amérindiens !

Quant à cette théorie, Ô cher Image, elle se tient !
Plus le temps je n'ai présentement pour regarder la vidéo, j'y reviendrai donc
c'est promis Grand sourire

Bien amicalement
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Ric a écrit : 
[…]
Louis Pasteur, né à Dole le 27 décembre 1822 et mort à Marnes-la-Coquette le
28 septembre 1895 et ce bon Christophe Colomb est arrivé aux Amériques en
1492 si ma mémoire est bonne. . .

Oops, énorme boulette Gêné(e) . C’est corrigée; merci pour la remarque Petit sourire .

Ce n’était pas une faute de frappe, je ne sais pas ce qui m’a pris, je me souviens que en écrivant, je pensais à 1792 pour la date de l’arrivée de Christophe Colomb… ce qui est une date insensée. J’ai déraillé sur ce coup là.

Ric a écrit : 
Je crois d'ailleurs que le jour de ce débarquement
est vécu maintenant comme comme un jour de grand deuil officiel par les
peuples amérindiens !

Je savais pas, c’est important ça.
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Ric
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Cette vidéo est intéressante. Je me pose cependant des questions quant à
la façon dont on a pu évaluer les populations d'Amérique au 15ème siècle.

Bien amicalement
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Ric a écrit : 
Cette vidéo est intéressante. Je me pose cependant des questions quant à
la façon dont on a pu évaluer les populations d'Amérique au 15ème siècle.

Bien amicalement

Comme toujours avec l’histoire, il n’y a pas de certitude absolue, mais seulement de bonnes présomptions.

Ils peuvent estimer une population au nombre d’habitations, de poteries, des aménagements des surfaces agricoles, des choses comme ça, des signes indirectes. Pour les sociétés organisées, il y avait aussi des recensements des populations et des richesses, comme on le fait maintenant, et quand ils les trouvent, c’est une bonne source. Ça c’est en règle général, et dans le cas particulier des Amériques, je ne sait pas quelles ont été les sources des estimations.

Généralement ce n’est pas un chiffre qui est déterminé, mais plutôt un intervalle, et l’intervalle est parfois simplifié en un chiffre en gros.

Par la suite, s’il y a des nouvelles découvertes, les anciennes estimations peuvent être corrigées, et ça n’est pas figé pour toujours.
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Ric
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Toujours au sujet de cette vidéo

Une question me vient. . . En admettant que les maladies amenées par les
conquistadors aient décimé les populations des Amériques centrale et du Sud
(ce qui est fort possible), les Espagnols dans leur progression devaient quand
même trouver les villes et les villages des autochtones et plein d'autres traces
des activités des peuples décimés par les épidémies + beaucoup de cadavres en
décomposition dans les premiers temps.
Comment alors pouvaient-ils penser ou croire que le continent était vide avant
leur arrivée ?


Bien amicalement
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Je crois qu’avec tous les animaux sauvages… Déçu(e) ou triste . Et aussi la végétation recouvre rapidement tout ce qui est organique.

Ils ont dut voir des choses quand‑même, mais ça devait sembler plus désert que ça ne l’était avant, je crois que c’est comme ça qu’il faut le comprendre.
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Je rejoint Hibou, même si effectivement ils rencontrèrent des indiens, c'est par rapport à la dimension de l'espace inoccupé et non foulé par l'homme, qu'ils appelèrent territoires vierges.
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Ric
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Hibou a écrit : 
Je crois qu’avec tous les animaux sauvages… Déçu(e) ou triste . Et aussi la végétation recouvre rapidement tout ce qui est organique.

Ils ont dut voir des choses quand‑même, mais ça devait sembler plus désert que ça ne l’était avant, je crois que c’est comme ça qu’il faut le comprendre.


Youplaa a écrit : 
Je rejoint Hibou, même si effectivement ils rencontrèrent des indiens, c'est par rapport à la dimension de l'espace inoccupé et non foulé par l'homme, qu'ils appelèrent territoires vierges.



Il y a trois jours j'ai revu ce documentaire sur le grand écran d'un ami qui
avait enregistré l'émission, j'ai eu plus de temps pour regarder et pour le
faire dans des conditions plus confortables que devant un ordinateur.

J'ai donc pris le temps de mieux réfléchir aux mots échangés ici et je me rends
à vos arguments jouant sur l’immensité de la zone découverte !



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