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Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
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Sam 2 Juil 2016 23:42
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Un débat sur l’Europe et les conséquence du brexit, d’une station de radio Suisse, tourne exclusivement autour de la démocratie et des revendications des populations. Les débatteurs posent la question de la monté du populisme partout en Europe, des raisons du rejet de l’Europe, de l’absence de réponse de celle‑ci aux préoccupations des citoyen(ne)s Européen(ne)s.

Vers la fin, vient la question du chômage …

À 00:36:30, un chroniqueur dit :

Chroniqueur a écrit : 
Vous avez fait référence à la robotisation : j’ai été invité dans une grande usine en Allemagne, un kilomètre et demi de long, gérée par cinq ouvriers, cinq ouvriers, sur une usine qui est l’une des plus grosses productions mondiale, avec un kilomètre cinq‑cent de long. Et donc il y a nécessité d’une réinvention du partage social du travail, du partage social du bien être.


Il ne le nomme pas, mais ce qu’il dit, est l’un des principaux arguments de la nécessité d’un revenu de base inconditionnel en Europe.

Conséquences du Brexit : émission spéciale — RTS Info — 27 Juin 2016

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Lun 11 Juil 2016 21:11
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Le RSA qui existe en france, n’est pas universel, beaucoup de gens en savent quelque chose.

En cherchant des chiffres sur autre choses, je suis tombé sur une liste des cas (sans garanti d’exhaustivité) d’exclusions du système RSA. Je donne la source et cite la partie correspondante : Vrais chiffres chômage janvier 2016, 18600 chômeurs de moins, mais 16150 radiés de plus ce mois (agoravox.fr), 25 Février 2016.
L’article a écrit : 
+ encore 1 400 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement :

• des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.

• des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chomage, ou 807€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 660€ par mois, si vous êtes NON SDF.

• des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 462€ pour une personne seule ), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s'appelle aujourd'hui "A-S-P-A" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.

• des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)

• des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).

• des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.


Ça ne figure pas dans la liste, mais il y a aussi les cas de délais. Il faut au minimum 3 mois après la perte de tout revenu ne donnant aucun droit à l’assurance chômage, pour avoir droit au RSA.

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Mer 3 Aoû 2016 01:56
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Pourquoi les français ont‑ils peur de la technologie ? (contrepoints.org), Août 2016.

Les français sont les plus craintifs, parmi les populations des pays technologiques, devant le développement des intelligences artificielles. Ils sont 65% à en avoir peur, principalement dans les catégories populaires et les jeunes. Le motif de cette peur, est que les IA pourraient voler des emplois.

Rappel : l’Initiative Citoyenne Européenne pour le revenu de base, en france, n’avait même pas récolté 50 000 signatures en un an … cherchez l’erreur.

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Dim 21 Aoû 2016 01:50
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Le magazine Capital, a récemment fait un article sur le revenu de base inconditionnel : « Revenu universel : voilà à quoi pourrait ressembler ce big‑bang fiscal et social (capital.fr) », 19 Août 2016.

On ne pourra pas dire que le Capitalisme s’y oppose mécaniquement, comme le prétend l’extrême‑Gauche et la Gauche.

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Jeu 25 Aoû 2016 22:32
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
La Finlande met en test le revenu de base inconditionnel à compter de 2017, suite à une promesse électorale faite par un politique en fonction depuis 2015.

Il y a aura d’abord une phase de test, une comparaison avec un groupe témoin ne recevant pas le revenu de base inconditionnel.

Le revenu de base aurait pour finalité en Finlande, de simplifier le système d’aide, favoriser l’économie, et garantir un minimum de vie décente à tout(e) citoyen(ne).

Rapporté par un journal Belge : « Revenu de base : la Finlande veut faire un test à 560 euros par mois (rtbf.be) », Août 2016.

L’article mentionne l’échec de l’initiative populaire en Suisse, probablement dut au montant trop élevé proposé (2300€).

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Sam 17 Sep 2016 18:51
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Hibou a écrit : 
[…]

Ça rejoint assez bien l’idée d’un revenu de base inconditionnel conjointement à une libéralisation du travail. Mais c’est différent aussi, parce que la notion de « flexi‑sécurité », ne semble tenir compte que d’une cause du chômage, celle des aberrations économiques (que je ne liste pas, le débat ci‑dessous le fait pour moi) et ignorer les causes incompressibles, celle que la demande ne se décrète pas et celle de la modernisation, ni celle de l’emploi au faciès.

[…]

À ce propos, voir le message « Re: L’entretien d’embauche ne sert à rien : hypocrisie démasquée ».

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Mer 5 Oct 2016 21:44
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Ce n’est pas sur le revenu de base, même si on le voit rapidement mentionné sur un écriteau pendant une manif. Ça reste quand‑même en rapport, comme la question du revenu de base est en pratique liée au chômage systémique. C’est un documentaire de la chaîne France 2.

France : une jeunesse oubliée ? — Complément d’Enquête — 2016

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Dim 20 Nov 2016 12:31
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Nathalie Kosciusko‑Morizet est pour le revenu de base universel et l’impôt unique :
Revenu de base : les propositions des candidats à la présidentielle (lemonde.fr), Octobre 2016.
L’article a écrit : 
Nathalie Kosciusko-Morizet fait le choix de remplacer l’actuel impôt sur le revenu par une « flat tax », un impôt à taux unique autour de 20 %, prélevé chaque mois dès le premier euro de revenu. En contrepartie, chaque citoyen recevrait individuellement, chaque mois, 470 euros à partir de 18 ans (200 euros seront versés aux parents d’enfants de moins de 14 ans et 270 euros à ceux ayant entre 14 ans et 18 ans).

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Mar 3 Jan 2017 22:41
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Un TEDx sur le revenu de base. L’intervention dure 20 minutes.


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Ven 27 Jan 2017 19:07
Message Re: Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
Cet article sur le revenu de base universel (RBU, parfois RBI, pour revenu de base inconditionnel), a été rédigé pour expliquer le revenu de base universel, suite à la proposition de Benoît Hamon. La proposition de Hamon n’est pas conforme à la définition du RBU, en plus d’être variable avec le temps, mais il sera toujours possible de lui rappeler la véritable définition, toutes avancées dans cette direction étant bonne à prendre, à condition de ne pas oublier l’objectif initial.

La rédaction n’est pas littéraire, elle est synthétique. Si ce n’est pas le plus agréable à lire, c’est plus proche d’une spécification et c’est plus pratique pour y faire référence.

Les Inconvénients du système actuel



Le caractère inconditionnel et universel du RBU, résoud les problèmes suivants :

Sans condition d’âge



Les moins de 25 ans n’ont actuellement droit à rien. Cette lacune actuelle a des conséquences sur la délinquance, comme on ne peut pas vivre sans rien : commerces illicites, vols et escroqueries, qui peuvent devenir des habitudes et créer une culture toxique pour la société.

Sans condition de ressource



Les effets de seuil sont des pièges encourageant la fraude ou décourangeant d’entreprendre, et on a pas besoin de ça en période de crise économique et de crise de la confiance. Il faudrait d’ailleurs aussi une réforme d’autres administrations, comme le RSI et l’URSSAF, avec qui mieux vaut être insolvable, qui découragent de tenter d’améliorer sa propre situation.

Les conditions de ressource divisent la société en catégories de gens s’accusant les uns les autres d’être ceux qui profitent le plus.

Les ressources d’un(e) concubin(e) supposé(e), peuvent être prise en compte, aboutissant à une forme d’intrusion dans la vie privée. L’état espionne parfois la vie privée des pauvres, surtout celle des femmes, comme en pratique les hommes pauvres n’intéressent pas les femmes et que l’état le sait, même s’il fait semblant de ne pas le savoir (un autre exemple de l’hypocrisie de l’état féministe, même si ce n’est pas le sujet).

Sans condition tout‑court



L’obligation de recherche d’un emploi dans un pays où le taux de chômage est important, où le chômage longue duré est celui dont il est le plus difficile de sortir, cette exigence fait faire n’importe quoi pour justifier de tenter quelque chose. Ces tentatives non‑raisonnable pour lesquelles il existe une pression, aboutissent à des situations encore plus précaires et couteuses que les situation d’origine, parfois pour de nombreuses années, occasionnant un gaspillage est une efficacité négative des allocations versées. Dans certaines régions, les allocataires ont même l’obligation de travailler gratuitement, un dumping social à l’intérieur du pays, comparable à l’exploitation des stagiaires non‑rémunérés.

Les indépendants n’ont aucune protection et pas droit au chômage. C’est trop souvent oublié, comme pour le citoyen moyen autant que pour l’administration, être inscrit comme indépendant ou petit patron, fait mécaniquement supposer la richesse, sans se demander comment cela serait possible.

Les délais de trois mois sans ressources avant de prétendre au RSA, sont invivables en pratique ; trois mois sans rien, c’est très long et ça occasionne des problèmes qui peuvent durer des mois après.

Parfois les allocations doivent être remboursées. Au moindre euro de salaire pour une brève activité, même si elle a couté plus qu’elle n’a rapporté, tout un trimestre d’allocations doit être remboursé, ce qui est énorme quand le RSA est la seule ressource d’une personne. Cette abbération est de plus contradictoire avec la prime activité : les gens ayant repris une activité trop courte, doivent rembourser du RSA, tandis que ceux ayant repris une activité plus longue et plus rémunératrice, on droit à une prime en plus, c’est à dire que l’état prend au plus pauvres et donne aux moins pauvres.

Automatique



Les droits sont actuellement réclamés anarchiquement. Tellement les dispositifs sont nombreux, les bénéficiaires potentiels n’en sont pas toujours informés ou même s’ils en sont informés, ne font pas toujours les démarches nécessaires, parce que contrairement à ce que croit le citoyen moyen, ils ne profitent pas, ils essaient de faire le plus possible avec le moins possible.

La gestion administrative coute cher, le caractère automatique d’une allocation unique, réduirait le cout de la gestioin au minimum. Cette économie peut participer au financement du RBU.

La gestion de certaines aides dépend des affinités ou non, comme l’emploi au faciès. Les assistantes sociales, comme les patrons, traitent les gens différemment, selon le faciès ou d’autres motifs d’affinité. Comme ce sont aussi toujours des femmes, se posent le problème qu’elles respectent moins certains hommes que d’autres (qu’elles idolâtrent), mettant délibérément les premiers dans des situations précaires, par plaisir. Il est probable qu’elles appliquent un traitement différencié parmi les femmes aussi, mais je ne peux pas en parler, ne pouvant pas en témoigner.

Le travail est une obligation mais pas un droit. C’est la contradiction à résoudre, et un revenu de base inconditionnel mettrait fin à cette exigence incohérente.


Financement du RBU et réforme de la société devant l’accompagner



Une répartition n’implique pas un financement à perte, ce n’est pas parce que l’état a toujours fonctionné ainsi qu’on ne peut pas faire autrement. On est pas obligés de le financer à crédit, rien n’interdit de limiter son financement aux ressources réelles disponibles.

Pour les gens pensant qu’un revenu de base universel couterait trop cher, d’un point de vue comptable, doner 600€ à quelqu’un qui paie 1000€ d’impôts, n’est pas un cout. Pour les gens se demandant pourquoi donner 600€ pour reprendre 1000€ en impôt plutôt que ne rien donner et prendre 400€ en impôt : c’est une nécessité pour garantir l’universalité du revenu de base et l’universalité de l’impôt aussi, qui dans l’idéal serait à taux unique.

Il peut être financé en partie par les économies de gestions, comme on passerait à une allocation automatique, moins couteuse à gérer administrativement, qu’une allocation nécessitant procédures et contrôles. Le regroupement de toutes les allocations qui existent pour tout le monde, car tout le monde est assisté, en une seule allocation (excepté pour certaines allocations comme celles spécifiques aux handicapés), ferait faire des économies de gestion non‑négligeables (toute économie est bonne à prendre si elle n’occasionne pas de cout supplémentaire ailleurs).

Même s’il doit être faible, un RBU est toujours possible, on peut toujours diviser une part du budget de l’état, même si elle est faible. Il ne faut pas se laisser distraire par les montants variables présentés par différents courants politiques et idéologiques. Pour le moment, le principe compte plus que le montant. Il faut déjà mettre le principe en place. Pour rassurer les gens craignant qu’il soit trop faible, il est raisonnable de penser qu’il pourrait au moins être égal au RSA actuel ou un peu moins ou un peu plus.

Si c’est trop peu, à chacun(e) de travailler à augmenter la richesse du pays, ce qui augmenterait la part de richesse destinée à la redistribution, et les pauvres pourraient y participer eux‑mêmes, même si modestement.

Ce point précédent, appel à une libéralisation de l’économie. Sans cette libéralisation de l’économie et de la société, le RBU risque d’être décevant. Le RBU n’est pas suffisant en soi, il faut que le cadre et la culture changent aussi, il appel à, et nécessite, un changement de culture.

Le RBU permettrait de nombreuses économies importantes et indirectes, en s’épargnant le couteux gaspillage dû à la précarité :

  • Des personnes dépensant plus qu’elles ne gagnent, pour travailler, souvent pour des emplois ponctuels qu’elles espèrent voir se pérenniser et dont elles espèrent qu’ils seront un tremplin.
  • Les personnes qui s’endettent pour essayer de travailler comme indépendant, chez qui l’URSSAF et le RSI qui font des saisies sur des comptes bancaires alimentés par le RSA ou les brèves indemnités de chômage.
  • Les jeunes qui volent quand ils n’ont aucun droit avant l’âge de 25 ans, ou même encore après, même si c’est moins courant.
  • Les personnes qui ne sont plus en situation de travailler à cause des conséquences de la précarités (pas seulement la faiblesse des revenus, mais leur précarité dû à leur caractère conditionnel) :
    • État de santé dégradé ;
    • Épuisement dut à la précarité et aux menaces ;
    • Dépression ;
    • Marginalisation.

La précarité coute cher, mais le citoyen moyen, pour faire une image, préfère payer 200€ pour entretenir la précarité que payer 100€ pour la résoudre, parce qu’il préfère donner 200€ à de « respectables » fonctionnaires que donner 100€ à de « sales » pauvres. Cette défiance est aussi néfaste à l’économie, car l’économie nécessite la confiance. Un pays où règne la défiance est un pays dont l’économie ne peut pas se porter au mieux.

Le RBU et la vraie démocratie



Les patrons ont trop de pouvoirs implicites sur la vie des gens, alors que :

  • Les patrons ne sont même pas élus.
  • Les patrons ne peuvent garantir des conditions de vie aux citoyens, et ne sont même pas patrons dans ce but.
  • Les patrons se prennent pour des nettoyeurs de la société, et ce comportement fait des ravages, en entretenant les trucophobies, bidulophobies et les mauvais communautarismes, des nuisances pour lesquelles l’administration ne leur demande jamais de comptes.

Le RBU, surtout s’il était accompagné d’une libéralisation de l’économie, libérerait les gens qui le souhaitent de la soumission aux patrons, qui leur est culturellement imposée avec la pression de la loi. Mais cela implique évidemment que des gens acceptent d’être responsables et pas seulement victimes.

La démocratie implique la liberté, pour être réellement libre, il faut avoir les moyens de l’indépendance. La Gauche actuellement ne défend que les libertés sociales, négligeant les libertés économiques, alors que la société et l’économie sont inévitablement liés. Le RBU corrigerait cette lacune. La vraie démocratie, c’est pouvoir agir pour soi et décider pour soi

Mais comme dit précédemment, il faut pour cela aussi responsabiliser le citoyen moyen, qui a trop pris l’habitude de se plaindre d’être une victime, un statut qui lui semble plus confortable que celui de responsable, fuyant les responsabilités (excepté celles de se servir et de faire des razzias), le responsable, dans sa culture, étant le méchant, et la victime, le gentil (alors qu’il n’y a pas de relation entre les deux). Le RBU accompagné d’une libéralisation de l’économie, pourrait ramener les citoyens qui le souhaitent, au moins, sur le chemin de la responsabilité. Les autres pourraient toujours préférer le statut de salarié, et même dans ce cas, ils seraient moins soumis aux patrons, car ils auraient moins de pression à accepter n’importe quoi.

Le mythe du retour au plein‑emploi et le mythe de la paresse



« Tous des fainéant(e)s, sauf moi »



Quelques sondages ont été menés, pour demander aux gens ce qu’ils feraient si un revenu de base leur était garanti à vie, et ce qu’ils pensent que les autres feraient si un revenu de base leur était garanti à vie. La plupart des gens répondent qu’ils continueraient à travailler, mais que les autres qu’eux‑même sont des fainéants qui arrêteraient de travailler. Chercher l’erreur … et c’est cette erreur qui fonde l’essentiel du rejet de l’idée d’un revenu de base universel. Le citoyen moyen pense être plus méritant que les autres, il pense ça de son voisin qui réciproquement en pense autant de celui qui pense ça de lui. Un autre motif de rejet du RBU, plus dans le non‑dit, est qu’il serait un droit pour démarrer dans la vie, que ceux qui ont déjà commencé leur vie, n’ont pas eu quand ils l’ont commencé. En gros, « j’en ai bavé, donc tu devra en bavé, sinon je fais ma crise ». Avec cette mentalité, on avancera jamais, il faut s’en débarasser.

Le non‑travail n’existe pas, mais le travail nécessite des moyens à investir et il y a des règles bloquantes. On ne fait rien sans rien, et on ne peut pas faire n’importe quoi, parce qu’il y a des règles à respecter, ne serait‑ce que des règles de sécurité et de salubrité. L’accès aux ressources naturelles est aussi plus limité qu’avant, l’exemple le plus parlant étant le moindre accès à la terre cultivable.

Ceux qui pensent que c’est mieux de ne pas travailler, peuvent ne pas travailler et laisser leur place à d’autres (s’ils ne sont pas des hypocrites qui baratinent). Avec un droit universel à un revenu de base, ils auront peut‑être moins honte de laisser leur place à d’autres (humour ironique).

Refus de partager le travail car refus de partager le salaire



Le citoyen moyen ne partagera pas son temps de travail s’il doit aussi partager son salaire. C’est le point de blocage. Ce n’est pas son temps de travail qu’il ne veut pas partager, mais son salaire. Si le citoyen moyen voulait le partage du temps de travail, ça fait longtemps qu’il serait en œuvre.

Pas de retour sur la modernisation



Le progrès a pour but de réduire le travail. Ceux qui disent qu’il créera des emplois, oublient de le préciser. Si le progrès cré des emplois, ils sont toujours en nombre moindre et toujours plus qualifiés et même de plus en plus à flux tendu.

Si on refuse la raréfaction du travail par le progrès, c’est simple, il faut interdire le progrès. Mais qui osera interdire la modernisation ? Personne ne le fera.

Il n’y aura pas de retour en arrière sur la modernisation, et la modernisation créera moins d’emplois qu’elle n’en détruira. Ceux qui vous prétendent le contraire vous baratinent, les dernières décennies le démontrent avec une régularité sans faille : une hausse de la production avec une quantité de travail qui ne fait que se réduire. Le surcroit de travail créé par la modernisation, il n’arrivera jamais, c’est même le but inverse que poursuit la modernisation : réduction des coûts, donc des dépenses, y compris les dépenses salariales.

Pas de retour sur la mondialisation



L’importation Chinoise (ou autre) ne nous a pas été imposée par un quelconque complot capitalisto‑mondialismo‑ultra‑libéral, elle a été choisie le consommateur moyen … pour les pris plus bas. La fin de la mondialisation, c’est la hausse des prix. Ceux qui proposent la fin de la mondialisation, oublient de le dire. Qui osera garantir une hausse des prix ? Personne, mais il y aura du monde pour mentir en omettant cette conséquence, et si fermeture des frontières il y a, grosse crise de colère il y aura dans le pays.

Ou alors, il y aura fermeture des frontières pour produire en france au même prix que l’importation. Et alors ce sera soit en modernisant encore plus, c’est à dire en ne créant presque pas d’emplois soit en réduisant beaucoup les salaires. Qui osera proposer la fermeture des frontières en promettant une baisse des salaires ou une raréfaction du travail encore accrue ? Personne ne le fera.

Il n’y aura pas de retour en arrière sur la mondialisation, pas plus qu’il n’y en aura un sur la modernisation.

Les salaires sont financés par des dépenses



Le problème n’est pas la création de l’emploi, c’est le financement du salaire.

Créer des emplois n’est pas un problème, le problème, c’est de financer les salaires. Et pour financer les salaires, il faut que des gens dépensent. Le travail obligatoire, soit, mais alors il faudrait que le travail soit aussi un droit, et alors qu’il existe une obligation de dépenser. Qui osera décréter l’obligation de dépenser ? Personne ne le fera. Créer des emplois implique de répondre à une demande de consommation qui ne trouve pas de réponse. Mais où est‑elle ? Actuellement, le citoyen moyen veut consommer plus, oui, mais du divertissement, qu’il veut gratuitement.

La valeur travail, c’est ce qu’on donne pour ce travail, pas un culte (incohérent) qu’on lui voue. Le travail est un moyen, pas une fin. D’ailleurs même, mieux vaut payer des gens à ne rien faire que les payer à faire n’importe quoi, et ça devrait être noté quand les opposants au RBU parlent de « être payé à ne rien faire ». Le déni de la valeur travail vient souvent de ceux qui la mette en avant (mais pas que d’eux), par exemple quand ils refusent qu’un travail soit rémunéré à sa valeur raisonnable, quand encore ils ne refusent pas qu’il soit rémunéré tout‑court. La recherche de prétextes, d’aubaines, ou même le vol, pour nier la valeur du travail, des phénomènes répandus chez le citoyen moyen, sont à l’opposé du respect de la valeur du travail. Il y a un mot en plus dans la dernière expression : on devrait en effet parler de la valeur du travail et non‑pas de la valeur travail. Actuellement, ce qui est utile n’est pas toujours assez rémunéré, et de plus en plus souvent même pas du tout. Pour l’extrême‑Gauche, le travail utile doit même être gratuit, seul le travail inutile pouvant légitimement être rémunéré (ne cherchez pas à vous interroger sur l’erreur, c’est l’opportunisme qui leur fait dire ça).

Le glorieux passé



À propos de l’emploi, il faut aussi penser qu’on a pris à tord comme référence, le plein‑emploi de l’après‑guerre, qui était une période où tout était à reconstruire car détruit par la guerre, une époque qui était en plus moins mécanisée que maintenant.

Inutile de dire qu’on ne connaitra plus une période comparable. Et même à cette époque, le taux de chômage n’était pas nul, même s’il était beaucoup plus faibles que maintenant. Cette époque « bénie » (je met des guillemets, parce qu’on la devait à un des plus grand carnage de l’histoire de l’humanité), n’a même pas duré longtemps, 20 ans au plus, et encore …. Dans les années 1970, le chômage, pourtant plus faible que maintenant, inquiétait déjà.

D’ailleurs, quand on entend dire des choses du style « il faudrait une bonne guerre, pour relancer l’économie », il y a de quoi se poser des questions. Ça trahit qu’il y a une conscience que quelque chose cloche, mais qu’il y a aussi un frein dans la tête des gens qui les empêche d’accepter une évolution de la société pour sortir de cette aberration.

Conséquences du déni de réalité



Les incapacités à travailler correctement, peuvent être dû à la fatigue ou à la dépression, à laquelle la précarité contribue beaucoup.

On ne peut pas rendre les gens fous en les poussant au delà de leurs limites et en leur demandant l’impossible, comme l’obligation de travail sans en avoir le droit ou d’être en compétition avec les machines. Ou même de plus en plus, travailler en exigeant des compétences de plus en plus grande pour toujours le même salaire ou pas de salaire du tout. À un moment, les compétences exigées sont au delà des capacité du citoyen moyen (sans vouloir lui reprocher, c’est humain), ou même ne seront à l’avenir accessibles qu’à un petit nombre de gens, les autre décrochant, au mieux, ou devenant fous, au pire.

Un société incohérente, ne peut pas inspirer la morale :

  • Elle encourage l’opportunisme et l’escroquerie.
  • Elle encourage le vol, principalement chez les jeunes.
  • Elle favorise le suicide, principalement chez les hommes.

Ce qui cause une crise de la confiance:

  • L’état devient un ennemi (*) en exigeant la réalisation d’une chose tout en l’empêchant (le travail, l’intégration, le mérite, etc).
  • Les relations sociales sont empoisonnées par la réduction des gens à des objets utilitaires dont on interroge la rentabilité quand le problème ne se pose pas.
  • La crise de la confiance disloque la société et produit du mauvais communautarisme (le communautarisme n’étant pas toujours mauvais).

(*) L’état, mais aussi l’école, les sciences et les technologies.

Fini les promesses, il faut des actes directement effectifs



Le RBU serait concret, pas une promesse indirecte et même pas garantie. Les promesses que on va mettre en place A, qui aboutira à B, qui donnera le droit C, ça ne marche plus, et ça participe à la monté du populisme qui promet de retourner la table pour mettre en place la dictature du peuple (une catastrophe).

En plus de faire grandir le populisme, cette habitude de la promesse non directement effective, cultive le clientélisme et le renvoie à une vie par procuration, ce qui est de moins en moins accepté.

Les gens aux RSA, veulent un travail, oui, mais un travail, pas une promesse. Et ils ne veulent pas qu’on leur promettre 5% de chômage ou même 1% de chômage, mais 0% de chômage. Dans le cas contraire, il faudra avoir la décence de leur fournir la liste des pigeons pour voir s’ils y figurent, afin qu’au moins ils puissent ne pas voter pour des candidats qui ont prévu de les pigeonner. Ils veulent aussi des garanties de condition de vie minimales, si le travail n’est pas garanti, ce qui est une réalité définitivement installée.

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Hibou57

« La perversion de la cité commence par la fraude des mots » [Platon]
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