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Comme les élections de 2017 vont arriver, ce serait intéressant de connaitre la position de chaque candidat(e) sur l’idée d’un revenu de base inconditionnel (et aussi sur la libéralisation de l’économie qui devrait l’accompagner, à mon avis).

Si des gens de passage en savent quelque chose, n’hésitez pas à vous inscrire pour le dire Salut! . J’en ferai un sujet spécifique, quand j’aurai moi‑même trouvé des éléments de réponse pour le commencer.
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Hibou a écrit : 
Hibou a écrit : 
Pas le revenu de base inconditionnel, mais une chose liée, que les Anglophones nomment “QE for the people”. QE, signifie “Quantitative Easing”, en français, « assouplissement quantitatif ».

[…]

La question a resurgit récemment, sous le nom de « monnaie hélicoptère » : L’intéressant débat sur la monnaie hélicoptère (agoravox.fr), Mars 2016.
[…]

Et ajouté au “QE for people”, « l’assouplissement quantitatif pour tous/toutes », je crois qu’on devrait aussi penser à verser directement à tous/toutes, les subventions versées aux entreprises.

Les subventions versées aux entreprises, représentaient courant 2009 — si je ne me trompe pas sur la date du reportage ci‑dessous —, environ ¼ du budget de l’état (deux fois plus que la défense et un peu plus que l’éducation, pour donner une image de la valeur relative). Le montant total varierait entre 65 et 70 milliards d’€ minimum, c’est à dire que, s’ils étaient versé à chaque citoyen(ne), tous âge confondu, même les enfants, cela équivaudrait à entre 1100 et 1200€/an par citoyen(ne), ou encore entre 90 et 100€/mois, ce qui n’est pas du tout négligeable pour beaucoup de monde !

Je donne une fourchette, parce qu’en fait, le montant total des subventions versées aux entreprises, n’est même pas connu, il n’en existe aucun registre exhaustif !

Sur cette question, voir le documentaire ci‑dessous.

Argent publique : prends l’oseille et tire toi ! — Spécial Investigation — Canal+
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Concernant l’urgence de mettre en place un revenu de base inconditionnel si on ne veut pas se trouver face à des situations d’un aberration telle que ça risque de se terminer dramatiquement (ex. pour la france, Le Pen présidente, révolte style 2005 chroniques, etc), voici un rapport sur les effets de la modernisation sur le travail, d’ici à 20 ans : Les classes moyennes face
à la transformation digitale — Comment anticiper ? Comment accompagner ? (rolandberger.fr)
 [PDF].

On y apprend dès le début, trois chiffres sur les effets de la modernisation en france, dans un avenir pas lointain :

  • 42% des emplois présentent une forte probabilité d’automatisation ;
  • L’automatisation générera des bénéfice supplémentaire de 30 milliards d’€ par an ;
  • L’automatisation détruira 3 millions d’emplois.

Plus de bénéfices, donc un pays plus riche, mais beaucoup plus de chômeurs qu’aujourd’hui.

Si la société n’évolue pas, ça va dans le mur. Malheureusement, pour l’instant, pour le citoyen moyen, un revenu de base inconditionnel, c’est « une prime à la paresse » … et ce citoyen moyen veut donner des leçons aux politiques, alors que s’il ne change de mentalité et ne sort pas la tête du moyen‑âge, sa mentalité sera à l’origine d’une crise comparée à laquelle la crise financière de 2008 et la crise des banlieues de 2005, seront presque des vacances.

Pour les gens qui douterait de la réalité de cette évolution, l’étude souligne que de 1980 à 2012, le nombre d’emplois industriel en france, a été divisé par deux. Pas la peine de rêver à produire chez nous ce qui est produit en Chine pour y remédier, car les Chinois robotisent, et donc on ne ferait que faire sur place par des robots, sans créer d’emplois.

Pour l’instant, on va vers plus de richesse mais plus de chômage, donc plus de pauvres. Ou plutôt, il en sera ainsi longtemps que le citoyen moyen ne voudra pas sortir la tête du seau.
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Hibou a écrit : 
Et ajouté au “QE for people”, « l’assouplissement quantitatif pour tous/toutes », je crois qu’on devrait aussi penser à verser directement à tous/toutes, les subventions versées aux entreprises.

[…] Le montant total varierait entre 65 et 70 milliards d’€ minimum, c’est à dire que, s’ils étaient versé à chaque citoyen(ne), […]

La remarque devient encore plus pertinente, parce que au fil des années, ça ne s’arrange pas. D’après le reportage ci‑dessous, daté du 21 Mars 2016, l’état verse aux entreprises, 150 milliards d’€ de subvention par an, pour un chômage qui ne fait que augmenter, pour des entreprises qui licencient et délocalisent. Le montant est deux fois plus élevé que dans le précédent reportage. Une partie de ces subventions finance des délocalisation, principalement vers l’Inde.

Mieux vaudrait le verser directement à tous le monde — et sans aucune distinction, aucune.

Aides aux entreprises, le grand bluff — Spécial Investigation — Canal+
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En Suisse, le référendum sur le revenu de base inconditionnel, aura lieu le 5 Juin 2016, cette année. Cela fait au minimum trois ans que le projet est discuté chez eux.

Suisse: grande campagne pour un revenu de base inconditionnel (humanite.fr), 14 Mars 2016.
Le journal l’Humanité a écrit : 
Le mouvement « Grundeinkommen » fait campagne « pour un revenu de base » sans condition ni contrepartie. Avant le référendum d'initiative populaire prévu pour juin prochain, la gauche suisse multiplie les évènements pour sensibiliser les citoyens à cette idée.

[…] Le 5 juin, les Suisses seront appelés à se prononcer via référendum sur cette initiative populaire, soutenue par la gauche et ce mouvement « Grundeinkommen » (revenu de base).
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Ci‑dessous, l’intervention à l’Assemblé Nationale, de la députée Delphine Batho, défendant deux amendements à une loi, pour un revenu de base inconditionnel en france. Ses deux amendements seront rejetés en Janvier 2016.

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Hibou a écrit : 
Un article sur la tendance inquiétante (inquiétante pour une organisation sociale actuellement inadaptée) à la raréfaction du travail, malgré les multiples tentatives de boucher un peu des gros trous béants, par des bullshit‑jobs.

Raréfaction de l’emploi, redistribution et décroissance de l’État (contrepoints.org), Novembre 2014.

[…]

Une série de témoignages sur les bullshit jobs (« emplois à la con ») : J’ai un job à la con (nouvelobs.com), Avril 2016.
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La fin du septième témoignage, celui de « Martin » (un pseudonyme, pas son véritable prénom), 31 ans, brand publisher.

L’article a écrit : 
[…]

J’ai eu des passages de dépression où j’en voulais à mes parents de ne pas avoir stoppé ce mouvement. J’espérais alors que mes enfants me haïraient pour y avoir aussi participé. J’en suis venu à désirer la révolution non pour le but à atteindre mais pour la violence et le chaos.

La technologie aurait dû nous libérer des travaux pénibles, mais nous avons recréé des métiers vides de sens pour exister socialement. On se contente donc d’aller vers le pire par facilité, par distraction. Et mon travail consiste justement à fabriquer cette distraction.


Presque tout est dit …

Mais les patrons ne sont pas les seuls responsables, le citoyen moyen y participe beaucoup aussi.
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La fin du neuvième témoigne, celui de alias Grégoire, 28 ans, chargé de mission, illustre un cas de responsabilité du citoyen moyen.
L’article a écrit : 
[…] Dans la nuit du dimanche au lundi, je me dis : « Ce n’est pas comme ça que j’imaginais ma vie. » Je ne vois pas l’utilité que j’ai par rapport à un prof. Quand je pense que les boulots les plus utiles sont souvent les moins bien payés …

Des tâches pourraient être expédiées bien plus vite ou carrément automatisées. Mais on préfère maintenir ces "bullshit jobs" pour favoriser la consommation.


Ce que je souligne, je l’associe immédiatement au dogme de l’extrême‑gauche, selon lequel tout ce qui est utile devrait être gratuit, et que seuls les services non‑nécessaires peuvent éventuellement être payants.

Pourquoi l’extrême‑gauche dit‑elle cela ? Ben, simplement par opportunisme, ce qui est utile, c’est ce que veut l’extrême‑gauchiste, et il le veut gratuitement.

Quel sont les conséquences de ce délire de l’extrême‑gauche ? Ben, ce qui est souligné, c’est à dire que les emplois utiles doivent être bénévoles et seuls les emplois inutiles peuvent donner droit à un salaire sans que l’employé n’en soit insulté par le « gentil extrême‑gauchiste » (« sale capitaliste, etc », un capitaliste étant pour un extrême‑gauchiste, quelqu’un chez qui on ne peut pas se servir gratuitement).

Je parle de la responsabilité de l’extrême‑gauche, mais c’est aussi celle du citoyen moyen, qui pratique le même opportunisme. La différence entre les deux, étant seulement que les premiers en font une idéologie théorisée et matraquée, tandis que les seconds se contentent de l’opportunisme et du baratin quand c’est nécessaire pour « justifier » l’opportunisme, par exemple quand quelqu’un fait remarquer que quelque chose cloche.
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Le RBI en débat au journal d’ARTE. C’est bien d’en débattre, mais je déplore la confusion entre toutes les conceptions différentes. La plupart des gens n’acceptent déjà pas cette mutation de la société, alors si en plus c’est la même confusion à chaque fois que la question est abordée, ça ne va pas aider …

« Repenser le travail » : débat sur le revenu de base — ARTE
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