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Pour les arbres fruitiers, quelque soit leur grandeur, même petits, il faut éviter les fertilisations riches en azote dès Juillet ; début Juillet selon certaines sources, mi‑Juillet selon d’autres sources, ça doit dépendre du lieu et des dates des saisons. Voir par exemple : La fertilisation des arbres fruitiers (arbres-fruitiers.ca), 2015.

Si un arbre reçoit un apport en azote au delà de Juillet, le bois ne fera pas son aoûtement correctement. Un bois aoûté est une nouvelle pousse qui a commencé à devenir ligneuse en prévision de l’hiver. En cas d’échec d’aoûtement, les nouveau rameaux sont sujets au gel et sont détruits par l’hiver.

Autre chose, La page mentionne deux diagnostiques intéressants : si un fruitiers fait de gros fruits trop riches en eau et qui ne se conservent pas, c’est qu’il a trop d’azote ; et si un fruitiers fait de trop petits fruits, c’est qu’il manque de potassium. Ça me semble au moins crédible.
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Sous les climats tempérés, la minéralisation de l’azote dans le sol, commencent environ en Mars, période à partir de laquelle il fait assez chaud pour que les bactérie du sol, minéralisent l’azote organique.

La matière organique du sol, contient en moyenne 5 % d’azote organique. Ce sont aussi des bactéries cependant, qui participent à renvoyer une partie de l’azote du sol, à l’état gazeux vers l’atmosphère. Le document ci‑dessous ne dit pas dans quelle part.

Source : Le cycle de l’azote (fertilisation-edu.fr).

La page dit une chose qui demande clarification : chaque année, 1 à 2 % de la réserve d’azote du sol, serait minéralisé par les bactéries. Faut‑il comprendre 1 à 2 % des 5 % d’azote organique du sol ?
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Un autre document, donne des ordres de grandeurs des quantités d’azote en jeux dans les différentes transformations, apports et pertes, de l’azote du sol :

Par an pour un hectare (10 000 m² ou 100 m × 100 m) : 

  • La fixation symbiotique apporte des dizaine voir des centaines de kilos d’azote (surtout la symbiose des fabacées).
  • Les bactéries minéralisent une centaine de kilos d’azote, dont plusieurs dizaines de kilos minéralisés à partir d’azote organique.
  • Cinq à quinze kilos d’azote d’origine atmosphérique (surtout les pluies orageuses).
  • Quelques kilos d’azote sont volatilisés vers l’atmosphère (dénitrification).
  • Quelques dizaines de kilos d’azote sont perdus par lessivage (lixiviation).

Ce ne sont que des ordres de grandeur, ça dépend de la nature du sol, du drainage du sol, des cultures, de leurs rotations, des inter‑cultures, des quantités exportés par les récoltes ou le pâturage, des apports volontaires de matière organique (fumier, composte, vert, etc), etc.

Source : Gestion de l’azote (agro-transfert-rt.org) [PDF], 2017.
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La vitesse de minéralisation de l’azote organique, dépend de la chaleur et de l’humidité. Cette minéralisation peut se faire de 0 à 35 ℃, avec une température optimale de 30 ℃. Elle est 4 à 6 fois plus rapide à 20 ℃ qu’à 2 ℃. J’ignore si au delà de 35 ℃ elle ralentit ou si elle s’arrête brutalement. J’ignore aussi si l’excès d’humidité peut nuire à la minéralisation, en tous cas l’eau stagnante participe à la dénitrification, à la perte d’azote. Je crois avoir compris que si le temps est sec, la minéralisation est possible quand‑même, mais j’imagine qu’elle est lente. La minéralisation est aussi d’autant plus rapide que le ratio C/N (carbone sur azote) est faible. La minéralisation se fait moins bien dans les sol argileux ou calcaires que dans les sols limoneux. Un pH inférieur à 5.5, inhibe la minéralisation. La minéralisation est d’autant plus rapide que la granularité est fine, jusqu’au matériaux liquides. Le séchage fait perdre de l’azote, par évaporation de l’ammonium de la phase liquide (pas nécessairement tout l’azote non‑plus). L’évaporation a aussi lieu avec les liquide, qui peuvent perdre 60 % de leur azote en huit jours.

Donc, même à basse température, la minéralisation a lieu. Et donc aussi, l’extrait liquide de vert a bien une justification, et est à utiliser rapidement, en moins d’une semaine.

Après qu’il ait été coupé, un couvert de fabacées commence à minéralise en un à deux mois. Le caca d’oiseau minéralise entièrement en trois à dix semaines. Le vert, peut nécessité plus d’une année pour minéraliser complètement.

Si un sol est compacte, l’enfouissement doit être superficiel, pour ne pas asphyxier le sol. L’enfouissement de pailles, permet de ralentir la minéralisation et donc de limiter le lessivage de l’azote. Rappel : plus les morceaux sont gros (couvert non‑haché), plus la minéralisation est lente.

Donc il ne faut pas s’inquiéter d’enfouir la paille des céréales en fin d’été et d’enfouir un couvert non‑haché en fin d’automne, ce n’est pas la pire option, même si le retournement du couvert est plutôt recommandé en fin d’hiver, mais si des cultures sont implantées en Avril, ce qui me semble bien tardif.

Aérer le sol, accélère la minéralisation (ne pas oublier qu’elle ne doit pas nécessairement être la plus rapide possible) ; mais attention : ne jamais aérer le sol, fait que l’azote reste concentré en surface … donc pas trop, mais pas trop peu non‑plus.
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Un tiers de la minéralisation de l’azote se produit en Automne, d’où l’importance de prévoir un couvert tardif le capturant, pour éviter de le perdre, comme les prochaines cultures n’arrivent souvent que plusieurs mois plus tard.
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La minéralisation se fait en deux temps : d’abord des bactéries transforment l’azote organique en ammonium, puis d’autres bactéries transforment cet ammonium en nitrate, c’est à dire en azote minéral. La minéralisation de l’azote s’appel aussi la nitrification ou alors la nitrification est une partie de la minéralisation ; à éclaircir.

Les plantes absorbent difficilement l’azote sous forme d’ammonium, parce qu’il est peu mobile dans le sol, tandis qu’elles absorbent facilement celui sous forme de nitrate.

En marge, comme il est question de nitrate, il faut savoir que l’excès d’azote, n’est pas moins polluant quand il est d’origine biologique, les nitrates d’origines biologiques ne sont pas moins polluants que les nitrates d’origines industrielles. Comme toujours, c’est la dose qui fait le poison.
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L’enfouissement d’un apport d’engrais organique, permet d’empêcher une perte d’azote par voie gazeuse, mais aggrave le risque de perte par lessivage. Il ne faut donc pas enfouir trop profondément. L’enfouissement dans un sol pas trop travaillé, a une minéralisation moins rapide que dans un sol beaucoup travaillé, ce qui est important si la date de la prochaine culture n’est pas proche.

En oubliant pas que la minéralisation de l’azote est plus lente avec le ligneux comme la paille, qu’avec le vert.
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L’humus séquestre le carbone. Environ 30 % du carbone d’un couvert végétal, finit dans l’humus.

L’humus du sol, a une part biologiquement active et une part inactive ou stable. On peut considérer que les deux sont à part égale, mais en pratique, la part active peut descendre à 35 %. La part active est la plus faible, au plus, égale à la part inactive. La part inactive est trés longue à se renouveler, cela peut se compter en siècles, voir même jusqu’à 1000 ans. L’humus se constitue lentement, des apports sur un sol manquant d’humus, ne feront pas d’humus notable avant des années.
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Beaucoup de documents parlent de la minéralisation de l’azote, mais aucun ne parle de ce qu’il en est des autres éléments apportés par le vert, comme le potassium, le phosphore, etc. Sont‑ils directement assimilables par les cultures ?

Tout ce que j’en sais, c’est que le potassium et le phosphore ne s’évaporent pas, que le potassium est moins mobile — donc moins lessivable — que l’azote, et que le phosphore l’est encore moins que le potassium. J’avais aussi lu quelque part, qu’un sol correctement entretenu, ne manque normalement jamais de phosphore (sous réserve qu’il en avait assez au départ quand‑même). Ça reste peu d’informations quand‑même, et imprécises aussi.
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