Présidentielles 2027 en france : une opportunité de sortir du blocage ?

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La décision n’est pas encore certaine, mais Mme Le Pen a été condamnée en première instance d’un procès, le Lundi 31 Mars 2025, a une peine de 2 ans de prison ferme auxquels s’ajoute deux ans avec sursis (4 ans de prison dont 2 ans fermes, c’est dire que c’est sérieux, pas une broutille), 100 000 € d’amande (mais la peine de prison est plus significative, surtout à ce niveau de l’échelle sociale) et à 5 ans d’inéligibilité.

La décision n’est pas encore certaine, un procès en appel est prévu dans le courant du mois d’Août de cette année, mais la peine a déjà cours, une exécution provisoire ayant été prononcée (c’est à dire que la peine prend effet même en cas de demande d’appel du jugement, même si le second jugement devait suspendre la peine). La décision ne sera donc certaine qu’en Août, quoique cette « date » est elle‑même encore incertaine (le temps dira).

Si la décision était confirmée en Août (en rappelant qu’elle est la seule responsable de ses actes, pas la justice), alors se présente peut‑être une opportunité de sortir du clivage habituel qui bloque la démocratie naturelle (le mode d’élection sans ses bugs), à savoir le clivage Droite‑Gauche qui est devenu un clivage extrême‑Droite‑extrême‑Gauche, qui ne laisse plus de place, même au centre, cette place fictive n’étant plus occupée que par des dragueurs(ses) de l’un ou l’autre ou des deux en même temps, prétendant aller au delà du clivage en s’y installant. Par exemple, il n’existe plus aucune place pour le discours libéral (un mot qui est devenu une insulte autant pour l’extrême‑Droite que pour l’extrême‑Gauche) ou même un discours qui reviendrait aux fondamentaux de l’être humain, sans chercher à rentrer dans une case, en étant juste pragmatique (mais sans se limiter à une classe ou catégorie sociale, en tenant compte de toute la société).

Peut‑être qu’une personnalité politique avec assez d’astuce et de bonnes intentions aimables, saurait profiter de cette opportunité ? (profiter de la place libre potentiellement laissée)

Évidemment, les partisan‑e‑s de l’extrême‑Droite condamne la décision, accusent les juges et crient au complot contre la démocratie. Mais cette histoire dure depuis assez longtemps, tellement longtemps que Mme Le Pen avait le temps de revenir à des comportements plus exemplaires pour tenter de faire oublier ses errements. De plus, considérer qu’elle représente à elle seule la démocratie et que personne d’autre ne le pourrait, est justement douteux pour la démocratie, ça ressemble plutôt à un autoritarisme qui n’a rien à envier à celui de l’extrême‑Gauche. Aussi, même si l’argument aura moins d’importance pour les partisans, elle n’est pas la seule à subir ce type de condamnation, d’autres politiques ont été jugés de la même manière avant elle, et même des citoyens ordinaires (on peut être condamné‑e‑s à une peine d’inéligibilité même sans être élu ou candidat‑e) et c’est justement d’attendre un traitement de faveur selon la position sociale ou les enjeux, qui serait une atteinte à la justice.

Ceci dit, l’état a depuis longtemps une responsabilité dans la monté de l’extrême‑Droite et de l’extrême‑Gauche, justement entre autres, parce qu’il laisse le sentiment qu’il n’y a pas de justice pour eux/elles (les gens de la population qui n’arrivent pas à avoir des conditions de vie acceptables ou ne parviennent pas à trouver le respect qui leur est dut en temps qu’être humain). L’état lui‑même joue avec le feu depuis longtemps, malgré les signaux d’alerte en hausse depuis quelques décennies, une hausse autant indiscutable que celle des températures qui menacent le climat mondiale, cette menace politique n’étant pas moins importante, mais semblant moins mobiliser les politiques, excepté quand une date d’élections approche, pour être oubliée aussitôt ensuite. Personne ne naît lepéniste ou mélenchiste, la plupart des gens qui le sont, le sont devenus par la faute de l’état. De toutes manières, ont ne peut pas judiciariser la société, on ne peut pas tout porter devant les tribunaux, il faut comprendre que ça ne peut que se résoudre par un équilibre entre les individus et la société et vice‑versa, toutes classes et catégories sociales confondues ; ce n’est pas en attaquant le justice (ou l’école pour elle‑même) qu’on remédiera à un problème qui a ses causes ailleurs (ce qui n’est pas l’objet de ce sujet).

Sur l’état du jugement à cette date, lire ces deux articles, en sachant qu’il faudra revenir sur la question en Août, dans un sens ou dans l’autre : Critiquer l'inéligibilité de Marine Le Pen, » un indice de la perte des valeurs démocratiques de base » (france24.com), 2 Avril 2025 et Condamnation de Marine Le Pen : la cour d’appel de Paris envisage un procès avec « une décision à l’été 2026 » (lemonde.fr), 1 Avril 2025. Et au cas où le premier lien serait considéré comme pas assez radical et le second comme trop de Gauche, une troisième source, plutôt de Droite traditionaliste : Condamnation de Marine Le Pen : une nouvelle enquête ouverte après des menaces contre les juges (lefigaro.fr), 1 Avril 2025.
En tous les cas, on sait déjà que ce ne sera pas Emmanuel Macron, comme il ne pourra pas se représenter pour une troisième élection successive aux deux précédentes. Deux fois de suite, pas plus. Mais en théorie, il pourrait se re‑présenter en 2032.

Pour le moment, l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’a pas été remise en cause, mais ça pourrait l’être, parce que c’est une peine provisoire en attendant la confirmation de la peine, qui n’a toujours pas été définitivement prononcée.

Contrairement à ce que certaines gens auraient espéré, Jean‑Marc Jancovici ne se présentera pas, il préfère, via The Shift Project, hisser dans le débat public, les problèmes environnementaux importants et essayer de faire des propositions (pour ces problèmes) qu’il ne portera pas lui‑même, mais qu’il invite les candidat‑es a adopter et à inclure dans leurs programmes. Il veut apporter des idées, mais pas être candidat. Il n’est pas le seul auteur de ces propositions, il travail avec beaucoup de monde, c’est un collectif.
Sous réserve que ça n’a pas trop changé depuis 2019, un résumé des pouvoirs et des quelques limites du pouvoir de la présidence, en simplifiant. Pour les détails, l’auteur renvoi aux références ajoutées dans la description de la vidéo.

Ça fait tiquer sur quelques points, mais ça ne va pas changer comme ça.

À quoi sert vraiment la/le président‑e de la république — HugoDécrypte — 7 Février 2019
C’est pas Hugo et Maxime Lisoir
Ce n’est pas encore certain, et ça ne va pas enthousiasmer tout le monde, mais on peut noter que F. Bayrou semble envisager de peut‑être se présenter en 2027 en créant une nouvelle alliance centriste.

Ça ne va pas enthousiasmer tout le monde, parce qu’il a toujours été jugé pas assez radical, ni d’extrême‑Droite, ni d’extrême‑Gauche et même pas de Droite ni de Gauche, c’est à dire par exemple, inexistant pour les sondages sur les tendance politique en générale (pour qui, si on est ni de Droite ni de Gauche, on est sans opinion). Aussi parce qu’il a été envoyé en mission suicide par Macron et y a échoué, mais c’est justement parce que c’était une mission suicide qu’il y a été envoyé (c’est déjà arrivé avec un autre il y a longtemps, pendant la présidence de Mitterrand, d’un souvenir vague et aussi une fois avec quelqu’un dans l’ancien parti de Sarkozy, mais dans son parti, pas pendant sa présidence), comme personne en politique n’est disposé à lui faire des fleurs. Mais c’est peut‑être justement aussi la preuve par les faits, de sa distance avec les familles politiques contemporaines, qui font la politique depuis les années 1980 au moins (avant, il y a eu une courte parenthèse plutôt centriste, d’après l’histoire). Son ouverture à la négociation et aux compromis communs, son humanisme pas feint (il est aussi l’un des politiques les moins fortunés, si ce n’est pas le moins), pourrait être appréciable dans une présidentielle qui se pressent déjà, radicalisée. En effet, pendant les municipales, la hausse de l’extrême‑Droite a été une inquiétude, comme depuis longtemps en france, avec une hausse lente mais assez constante. Du côté de la Gauche, c’est la radicalisation qui prévaut aussi, avec un net penchant pour l’extrême‑Gauche, qui voit les Socialistes comme des obstacles (le parti Socialiste et l’extrême‑Gauche, n’arrivent même plus à s’associer).

Ça s’annonce tellement mal pour le moment, que des gens prédisent un second tour avec J. Bardella (extrême‑Droite) et J‑L. Mélenchon (extrême‑Gauche). C’est trop tôt pour le dire, puisque la campagne n’est bien sûr pas encore commencée, les élections seront dans un peu plus d’un an, mais on sent bien dans le climat social, que cette présidentielle va être la plus importante depuis bien longtemps, tellement les désillusions sont partout (et les libertés et les droit de décider pour soi‑même, nul‑part).

Restent deux inconnus, Bayrou, et J‑M. Jancovici, mais indirectement, comme il ne se présentera pas : il a annoncé seulement vouloir donner des idées de discussions importantes à avoir dans les débats public (ce qu’il a commencé à faire depuis au moins deux ou trois ans déjà), avec un accent bien connu mis sur la préservation de l’environnement, des ressources naturelles, et la nécessité de revenir à la sobriété (concernant la consommation d’énergie et la consommation du superflus). Il y a une telle radicalisation maintenant, et depuis longtemps, une telle haine envers Bayrou aux deux extrémités politiques, qui prennent de plus en plus de place, qu’il malheureusement possible que Bayrou ne rassemble que peu de gens, des gens peut‑être encore plus dépités que la majorité. À moins qu’un candidat surprise qui inspire confiance ne calme le climat et donne de le place aux sujets de préoccupations que la société devrait avoir, et que Jancovici veut faire remarquer.

Bref, ça va être compliqué, mais c’est encore bien trop tôt pour dire ce qu’il en sera, il faudrait au moins attendre fin‑Octobre ou début‑Novembre de cette année (d’après la précédente présidentielle), pour avoir une vue un petit peu claire des options qu’il y aura. La seule chose sûre, est que Macron ne se représentera pas, parce que ça lui est interdit, comme il s’est déjà succédé à lui‑même (mandat renouvelable seule une fois successivement) ; en théorie il pourrait se présenter à nouveau qu’en 2032.
Rapide retour sur M. Le Pen et sa condamnation pour détournement de fonds publics. Son inéligibilité ne sera confirmée que pendant l’été de cette année, comme elle a fait appel, mais un autre détail est important à noter : elle a été condamnée aussi à quatre années de prison dont deux années fermes, qu’elle devra vraiment faire en prison. Ça ne pourra que laisser des traces, mais en précisant quand‑même que ce ne sera pas la première fois qu’une personnalité politique importante aura été condamnée à de la prison (ex. N. Sarkozy, cinq années de prison pour association de malfaiteurs), peut‑être plus souvent à Droite qu’à Gauche ou au Centre, mais ça fait quand‑même tâche pour un parti qui se prétend irréprochable et a toujours accusé les autres d’être tous corrompus, et puis les autres ne sont pas des exemples à suivre, ne justifient rien.
Citation d’un message posté ailleurs, tant‑pis pour le doublon, parce que c’est très important.

Citation : 
Le problème n’est pas que l’accumulation des gaz à effet de serre, il est aussi l’accumulation de la chaleur. Cette accumulation de la chaleur, est très lente, mais c’est une accumulation, au fil des années et des décennies, une petite partie de l’excès de chaleur d’une année, persistant jusqu’à l’année suivante et ainsi de suite.

Il y a aussi bien sûr, le problème de tout réduire au réchauffement, mais comme presque rien n’est fait contre le réchauffement, il ne faut pas trop espérer que quelque chose sera fait pour le reste des problèmes environnementaux et sociaux, surtout que ce sont des conséquences du monde voulu par les états, qui suivent environ tous la même logiques dans les pays riches et en voie d’enrichissement : éloignement et privation de la terre, status de ressource exploitable, à disposition de l’état et des possédants, pour les gens qui ne sont ni des possédants ni ne font parti de l’état ou du haut de l’administration.

Sauf miracle de bonne augure, on ne peut pas compter sur les élections pour ça change. D’abord parce que l’état et les classes sociales possédantes n’ont pas l’intention que ça change ou s’iels veulent le changement c’est de manière à ce que rien ne change. Comme ils ont sciemment mis tout le monde sous la dépendance complète de l’état et des classes sociales possédantes (tous les pays riches ou en voie d’enrichissement ont le même modèle féodal), privant les gens de pouvoir agir pour eux‑mêmes, les préoccupations quotidiennes passent toujours par des réclamations à l’état (qui ne les entends pas, excepté celles de la classe sociale des possédants), et ces préoccupations immédiates, économiques (une économie pas naturelle), auront la priorité sur les préoccupations à long terme.

Seul‑e un‑e candidat‑e qui redonnera le droit à la terre, de la cultiver et de s’y loger, ce qui nécessite de mettre fin au règne des possédant‑es, c’est à dire de mettre fin au féodalisme contemporain, sera crédible. Autant l’extrême‑Droite que l’extrême‑Gauche s’y opposent pour différentes raisons de leurs dogmes, le premier commun, étant l’anti‑libéralisme. Seul‑e un‑e tel‑le candidat‑e pourra résoudre à la fois les problèmes sociaux et les problèmes environnementaux. Ces deux problèmes sont en effet deux conséquences simultanées du régime féodal contemporain.

Le rapport entre la stupide économie contemporaine, le féodalisme contemporain, et les problèmes environnementaux (et sociaux, en partie via la surconsommation de choses futiles, devrait nécessiter un développement et n’est pas explicitement décrit ici, mais en méditant un peu, il n’est pas trop difficile de voir le lien. Une piste quand‑même : la privation de certaines libertés vitales, la privation du droit à la terre (un exemple des précédentes), et la recherche de vaines compensations à ces privations.

Initialement dans Re: Réchauffement ou pas : la querelle franchit la ligne jaune.
En plus du féodalisme, pour décrire le système politique de tous les pays riches et des pays qui les prennent pour modèle, comme la Chine et la Russie, existent aussi les expressions oligarchie ou ploutocratie ou des expressions reposant sur ces mots. Tous disent environ la même chose.

Mais ce n’est pas pour autant que les politiques réagiront …