Réchauffement ou pas : la querelle franchit la ligne jaune

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La hauteur des mers et océans, augmente en moyenne de 3mm par an. Au rythme actuel, ça fait donc 30 cm par siècle. Ce n’est pas une catastrophe, mais perceptible quand‑même, mais aussi, encore une fois, c’est bien moins que ce que prétendaient les scénarios apocalyptiques du GIEC, qui n’est décidément pas crédible question prévisions. Surtout que les discours apocalyptiques n’ont jamais rien fait avancer, comme on le voit avec les programmes politiques qui se moquent complètement de l’environnement, quand encore ils ne piétinent pas tout ce qui irait dans le bon sens, comme avec la taxe sur les cabanes de jardin et compagnie. Les discours apocalyptiques n’ont jamais fait reculer la surconsommation non‑plus, comme le voit avec les IAs, Shein et compagnie et les dogmes du tout‑« gratuit ». Ces discours apocalyptiques sont juste un divertissement.

D’après : La hauteur de la mer — Julien Bobroff (youtube.com), 10 Janvier 2026.
Initialement posté dans Re: La citation du jour :
Citation : 
« On atteindra pas les Étoiles si on ne préserve pas la Terre »
— Adam Frank, astrophysicien à l’université de Rochester
Trois techniques prometteuses si les états et leurs gouvernements n’y font pas obstacle.

La première, la plus simple, mais comme ça donnerait « trop » de droits aux gens, on pourra plutôt compter sur l’état pour continuer à l’interdire, c’est la récupération de ce qui est réutilisable, dans les immeubles en démolition plutôt que de tout enfouir. En Allemagne au moins, des expérimentations ont été faites dans ce sens par des architectes, et comme ils ont un bon statut social, l’état n’y a pas fait obstacle … mais pour les autres ?

En Indes, dans certaines régions montagneuses, accidentées et traversées par des rivières, les gens font depuis des siècles, des ponts en racine tressées : Les Ponts en Racines Tressées de Nongriat en Inde (globe-trotting.com), 13 Juin 2024. Mais ça prend des décennies avant d’aboutir, alors ça ne convient pas à un monde où l’état ne tolère que ce qui est réalisée par des grandes entreprises, à la hâte, dans l’urgence, faute de prévoir longtemps à l’avance ou simplement d’autoriser les gens à prévoir longtemps à l’avance (autrement qu’en faisant des crédits). Mais en Allemagne, des architectes ont fait une expériences qui permet d’accélérer le processus. Ils créent d’abord une armature métallique légère, plante des arbres en balcon à tous les étages tout autour, puis quand les arbres ont assez poussé, ils les greffes entre eux en faisant se croiser les branches, si bien que tous les étages sont liés entre eux. Quand les greffes ont bien mûrit, il n’y a plus qu’un seul arbre qui ne puise l’eau que dans le sol au lieu de devoir en apporter à chaque étage. Ça pourrait être praticable sans industrie, par des particuliers (à condition d’être patient‑e), si l’état n’interdisait pas tout, à commencer par l’accès à la terre.

En Allemagne encore, un architecte a sélectionné une bactérie qui fait du calcaire. Il en incorpore des spores dans le béton, sous formes de fins granulés dans lesquels il ajoute du lactate de calcium. Quand une fissure se forme dans la béton, les spores sont au contact de l’air et de l’humidité ambiante, des bactéries en naissent et elles colonisent toute la fissure en la rebouchant avec le calcaire solide qu’elles fabriquent. Ça a été testé sur un chateau d’eau dont une fissure qui laissait fuir l’eau, s’est refermé toute seule (dans ce cas particulier, il semble que les bactéries ont été ajoutées après l’apparition de la fissures, pas pendant la construction). Une fissure de un millimètre de largeur peut se refermer en quelques semaines, d’après des tests sur des échantillons. Ça solutionne la principale faiblesse du béton, qui est de se fissurer avec le temps en laissant alors entrer l’humidité. Ça permet de garder les édifices plus longtemps. La fabrication du béton consomme beaucoup de ressource dont l’approvisionnement est devenu insuffisant, en plus de consommer beaucoup d’énergie.

D’après un reportage diffusé par ARTE, intitulé « Ponts vivants et constructions en fibres » dans la série « Matériaux d’hier et de demain ».
Dan les régions arctiques au moins, la fonte des glaces sur la mer, cause du tord aux poissons. Les œufs qui sont normalement sous la glace, se trouvent maintenant directement sous la surface de l’eau qui filtre beaucoup moins les UV du Soleil et les œufs, comme les touts petits poissons, y sont vulnérables. En conséquence, les morues polaires qui sont typiques de la région, disparaissent et sont remplacées par des espèces venant plus du sud : Quels impacts sur la morue polaire en Arctique ? (snpn.com), 30 Janvier 2024.

D’après un documentaire diffusé par ARTE, intitulé « Groenland, dans le sillage du commandant Charcot ».
D’après Jancovici, dans l’agriculture, ce qui émet le plus de CO2 et implicitement, ce qui consomme le plus d’énergie, ce ne sont pas les machines agricoles, ce sont les engrais. Ensuite, l’épandage des engrais produit du protoxyde d’azote, qui est à effet de serre aussi.

D’après une interview de Jean‑Marc Jancovici par France Inter, le 12 Décembre 2024.

Pas la peine de s’alarmer sur le protoxyde d’azote produit par les tas d’humus et de compost, l’ampleur n’est pas la même.
Sur l’évolution du niveau des mers et océans, au cours des siècles et des millénaires : Evolution du niveau de la mer (oceano.org) [PDF], Édouard Bard, professeur, 20 Août 2013. Il y a un graphique facilement lisible à la seconde page.

Édit du 2026-02-13 : un second graphique détail la hausse sur les deux cents dernières années. On y voit une hausse de 30 cm et 200 ans et une hausse de 20 cm en 100 ans, pour le siècle juste passé.
Les couche géologiques calcaires créées par des organisme minuscules dans l’océan, grandissent de 2 mm d’épaisseur tous les mille ans. Les récifs de coraux grandissent de 8 à 10 mm d’épaisseur par an (beaucoup plus rapide). Pourtant au cours des millions d’années, mêmes les micro‑organismes ont finit par créer des formations calcaire de plusieurs dizaines de mètre ou plus. Par exemple les falaise de calcaire formées par ces organismes minuscules, en Angleterre, font jusqu’à 110 m de hauteur. Le calcaire a un rôle important dans la mobilité de l’eau et même pour les abris que les premiers humains ont put trouver. C’est un héritage qui a mis des millions d’années à être créé. Mais actuellement, l’océan devient tellement acide que dans certaines régions du monde, non‑seulement les coraux ne grandissent plus, mais en plus, ils commencent à se dissoudre. Chaque mètre carré de récifs de coraux peut perdre plusieurs kilos de calcaire par an. Ces calcaires ont mis des milliers ou des millions d’années à se former et risquent d’être grignotés beaucoup‑beaucoup plus vite qu’ils ne se sont formés, par l’acidification des océans.

L’acidification des océans est due au gaz carbonique qui y est dissous en trop grande quantité et le phénomène est accentué par l’augmentation, même modérée, de le température de l’eau. La particularité du CO2 a pouvoir former un acide, est connue depuis les origines de la chimie. C’est un composé appelée acide carbonique qui se forme en quantité modérée quand dans CO2 réagit avec l’eau H2O. La formule de l’acide carbonique est en effet H2CO3. Même si on peut trouver des raisons de douter de l’importance de l’effet du CO2 sur les modifications des climats, parce que le climat ce sont des phénomènes complexes et que le CO2 est loin d’être le seul participant, là, il n’y pas de doute que c’est le CO2 qui est la cause et rien d’autre (parce que H2O + CO2 = H2CO3).

Le problème est de laisser détruire si vite, ce que des formes de vie qui ont existé pacifiquement, ont pris tout leur temps à faire. Rien que pour ça, ce serait dommage de la laisser disparaître. Mais aussi, ce monde nous a laissé un environnement favorable. Si les humains avaient existé à l’époque de la formation de ce qui existe maintenant et dont on a hérité, on aurait rien eu de ces bienfaits. Ça ne laisse pas rêveur à propos de ce qui risque d’être laissé pour dans un lointain avenir.

Une partie de la vie sur Terre, dépend du calcaire créé par ces formes de vie et les humains en ont dépendu pendant longtemps et même après la préhistoire, car des villes, comme Paris, ont été construites en roche calcaire. Pour tout ça, le calcaire est autant important que l’argile.

À regarder et écouter à ce sujet : un reportage diffusé par ARTE, intitulé « Le calcaire » dans la série « Secrets de roches » dans la collection « ARTE Évasion ». Sur les coraux : Les récifs coralliens (oceano.org) [PDF].
Une enquête a rapporté que 7 Européen‑nes sur 10, disent avoir constaté les effets du changement climatique dans là où iels sont.

Mentionné par Mélusine Boon‑Falleur, chercheuse en science cognitive et enseignante à Sciene‑Po’.