Revenu de base universel : une orientation des sociétés modernes
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Le site « L’observatoire des inégalités » est étonnamment contre le revenu de base universel, qu’il fustige même : Pour en finir avec le revenu universel (inegalites.fr), Louis Maurin, 2 Juin 2020.
Il n’est pas possible de réagir sur le site lui‑même, alors une réponse est publiée ici. Rien que le titre de l’article est étrange, parce qu’il parle d’en finir avec une chose que personne n’est malheureusement jamais parvenu à faire adopter, et qui n’est malheureusement que très marginalement abordé par les grand médias. D’abord un résumé de ce qu’il reproche au revenu de base universel : il serait aussi versé aux riches, le récupérer par l’impôt serait « une usine à gaz », il serait impossible à financer parce qu’il dépasserait le budget total de l’état français, il rendrait dépendants les plus pauvres d’un versement qui pourrait prendre fin soudainement et ce serait donc un piège, il considère qu’il n’y a que le travail (sous‑entendu le travail salarié, j’imagine) qui puisse sauver les gens. Les réponses à communiquer : Faire des distinctions entre les catégories sociales est un piège qui existe déjà et il est la raison pour laquelle la question de la pauvreté n’intéresse pas les politiques. C’est aussi ainsi qu’on se retrouve avec une vindicte périodique contre les bénéficiaires des minimums sociaux, accusés d’être la cause de la dette publique du pays. En faire un principe universel, mettrait fin à la stigmatisation. Aussi, il y a beaucoup de chose qui sont accordées à tout le monde, sans distinction de classe sociale, comme l’école publique, les voies de circulation, les services d’urgence des hôpitaux, etc. Pourquoi ne pas s’en plaindre aussi alors ? Justement, si ces choses n’étaient accordés que selon des critères sociaux, elles seraient toutes des cibles et seraient sans cesse remise en question comme le sont actuellement les minimums sociaux. Ors, elles ne sont beaucoup moins, remise en question, et c’est justement parce que ces droits sont universels, pas spécifiques à une catégorie sociale. La récupération par l’impôt pour les sommes versés aux riches, ne serait pas l’usine à gaz que sont les aides actuels en grand nombres, illisibles dans leur complexité et qui créé des différences de traitement injustes, à cause des conditions aveugles aux réalités individuelles et des effets de seuils arbitraires. Ajouter quelques points de plus sur le taux d’imposition, serait bien moins complexe et injuste. Un autre nom du RBU, est d’ailleurs l’impôt négatif, pour souligner que l’équilibrage passe par les impôts. Concernant l’affirmation qu’il serait impossible à financer, le revenu de base universel est défendu par des économistes reconnus, pas ignorants de l’économie, et qui n’ont pas l’air de penser que ça ruinerait l’état. Pas seulement en france, partout dans le monde. Des grands noms peuvent se tromper, mais le paragraphes précédents donne une bonne raison de croire que c’est finançable. La dépendance de gens à l’état est déjà absolument partout, vraiment absolument dans tous les aspects de la vie des gens, puisque l’état décide maintenant de tout, sans ne laisser presque plus aucune marge de manœuvre individuel (c’est à dire sans que ça ne dépende d’une administration, d’une entreprise, etc). On pourrait faire la critique qu’il fait, autant contre la caisse primaire d’assurance maladie, l’école publique, les hôpitaux publiques, les routes nationales et départementales, etc. On pourrait autant dire que ce sont des pièges parce que quelqu’un pourrait soudainement décider d’y mettre fin. En théorie, leur pérennité n’est effectivement pas garantie, il suffit d’un fou ou ou d’une folle à la présidence ou d’une grande catastrophe économique ou naturelle et tout ça n’existe plus. En fait, on peut dire ça de tout ce qui dépend de la société, ce qui fait se demander si cet argument n’est pas plus phobique que raisonnable. Non, le travail salarié ne peut pas être la seule chose sur laquelle se reposer, parce que l’économie est malade. Il se plain que le revenu de base universel mettrait les pauvres dans la dépendance de l’état, mais le travail salarié, comme le mot « travail » tout‑court est le plus souvent compris à notre époque, met les gens dans la dépendance des patrons. Ainsi, un patron est libre d’embaucher les gens selon des critères mobiliers (nom que je donne à l’emploi au faciès), de décider qui aura des droits et qui n’en aura pas, et les patrons ne sont mêmes pas élus. Sans sortir du cadre actuel, que faudrait‑il pour y remédier ? Obliger les patrons à passer par un service de l’état pour embaucher ? On a connu le communisme chez les voisins et on a vu ce que ça donne. Faire contrôler toutes les embauches au regard des candidatures, par la police ou des huissiers de justice ? Quand il parle d’usine à gaz, on en aurait là un belle et qui coûterait très chère, à moins d’exiger que ces contrôles ne soient réalisés par des bénévoles qui auraient l’obligation de l’être. Pourquoi ne pas dénoncer ou au moins remarquer, la dépendance aux patrons ? Une solution qui rendrait les gens moins dépendant des autres serait de leur redonner le minimum d’autonomie que tout le monde avait avant, à l’époque de la paysannerie (ce qui n’impliquant pas nécessairement l’individualisme). Redonner, pour les gens qui en feraient le vœux (pas en faire une chose obligatoire), le droit à la terre à cultiver, sans conditions (3000m² de terre par individu serait crédible), redonner le droit d’y construire une petite maison, un abris, sans que l’état n’ait le droit de le rendre impossible en pratique par des taxes ou nuisances arbitraires (il pourrait quand‑même protester en cas de pollution, de mise en danger d’autrui, etc). Là, il n’y aurait plus de dépendance ni à l’état, ni aux populismes (pluriel), ni aux patrons, ni aux aberrations de l’économie contemporaine. Mais on ne peut pas tout faire comme ça, car même du temps de la paysannerie, pas tout le monde ne filait son fil ou ne tissait son tissus, les marchés existent depuis des millénaires, alors il faudrait aussi libéraliser l’économie de manière à ce que les petit‑es artisan‑es ne soient pas pénalisé‑es par rapport aux entreprises assez grandes pour faire chanter une commune ou une quelconque collectivité ou administration. Ça signifierait un changement de mode de vie (pour les gens qui le souhaiteraient, parce que l’idée n’est pas de le rendre obligatoire), mais sans ce changement de mode de vie ou ce droit à opter pour, il n’y aura pas de société plus juste ou équitable et ce changement serait en plus bénéfique à l’environnement auquel l’auteur de l’article semble s’intéresser. Mais justement en parlant d’environnement, ça ne mettrait pas à l’abri d’une catastrophe naturelle, et n’effacerait donc pas l’utilité d’un socle commun, dans l’idéal, à la plus grande échelle possible (ex. plutôt Européen plutôt que seulement français et en rêvant, plutôt mondial plutôt que seulement Européen). Il reste un dernier détail : à un moment il dit que le revenu de base est censé remplacer le RSA et les APL. Je ne sais pas si c’est le cas pour toutes les propositions d’un RBU, mais de mon point de vue et probablement d’autres, il n’est pas envisageable qu’il remplace les APL, qui devraient être maintenues et elles sont d’ailleurs perçues par des gens qui ne sont pas au RSA. Ceci, parce que le marché du logement est sujet à la spéculation, que les prix de la location sont simplement inexplicables autrement que par le fait qu’ils représentent des aubaines de rentes pour les propriétaires de logements à louer (et être propriétaire de son logement, c’est même pas en rêve pour la plupart des gens). Ces rentes sont des aubaines pour les propriétaires de logement à louer, parce que le logement est une chose essentielle pour tout le monde et qu’il n’y a pas le choix comme entre Aldi et Leclerc. Le retour du droit aux moyens essentiels de vie, mentionné plus haut, y remédierait, mais c’est un sujet plus impliquant que celui de l’APL. |
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Martin Luther King était pour un revenu de base universel : Martin Luther King était aussi un pionnier du revenu de base universel (theconversation.com), 3 Avril 2026. Il envisageait qu’il pourrait servir à dépasser les clivages ethniques et pressentait qu’il était possible d’obtenir l’adhésion mêmes des gens racistes pauvres, conscient que les gens racistes riches seraient tous contre.
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Malheureusement, non, le revenu de base universel n’a jamais été testé
Une émission de France Inter, où une économiste fait remarquer que le revenu de base n’a jamais été expérimenté. Ça peut surprendre, pourtant en poursuivant elle donne une justification sans même que ça ne lui soit demandé : ce qui a été expérimenté, était des minimums sociaux améliorés, par exemple avec des montants un peu plus élevé que d’habitudes ou avec des conditions moins contraignantes. De plus, le nombre de bénéficiaires était tellement petit, qu’aucune conclusion n’a put en être faite. Elle cite une expérience menées (en france ou en Angleterre ?) où les chercheurs avaient demandé à ce qu’il y ait 10 000 bénéficiaires, mais l’état a dit non, il n’y en aura que 2 000. De plus, il n’impliquaient que des gens pauvres ou au chômage avec peu de droits, alors qu’il est sensé être universel. En résumé, il n’a jamais été testé, ce qui a été testé, étaient des variantes des prestations sociales, avec toujours la même ségrégation et seulement à toute petite échelle (2000 sujets, ça fait un 35000ième de la population en france ou 0.00003% de la population) sans que ça ne soit jamais rendu pérenne. Le seul cas qui s’en approche, est le Canada, mais le financement vient de la rente pétrolière, dont pas tous les pays ne disposent. Le montant y est variable selon les années, les bonnes années il est d’environ 250 €/mois, ce qui est peu pour beaucoup de gens, mais mieux que zéro, surtout pour les gens qui n’ont rien, pour qui c’est une petite fortune. Je ne sais plus si c’est dans la même émission ou une autre de France Culture, il est dit que le revenu de base est impossible à expérimenter localement, par exemple dans une ville ou un département, parce qu’il nécessite une réforme de l’impôt, que seul l’état peut faire. Ce n’est pas pour dire que le revenu de base n’est pas une bonne idée, c’est seulement pour dire qu’il n’a finalement jamais été testé, contrairement à ce qui est affirmé par les associations qui le soutiennent. Les deux émissions mentionnées : Le revenu universel, serpent de mer ou réelle possibilité ? (radiofrance.fr/franceinter), du 14 Mai 2024, qui dure un peu moins d’une heure et Pourquoi le revenu de base n'existe toujours pas ? (radiofrance.fr/franceculture), du 3 Juin 2016, qui dure 4 mn. Le second lien est plus un article qu’un podcast audio, mais l’audio résume l’essentiel de l’article, dans lequel des choses peuvent quand‑même interpeller, dont une est rapportée dans le message suivant. |
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Les gens qui se contenteraient de trop peu (sic) …
Une citation de l’article au second lien du message précédent : France Culture a écrit : Devra-t-on payer des surfers à Malibu ? « Le surfer à Malibu » est apparemment une caricature ou un mème courant dans certains milieux, pour parler du revenu de base universel. Mais le plus important est dans la phrase soulignée, une critique faite par la Droite, qui se plaint que des gens se contenteraient de revenu très faible pour vivre comme iels veulent. Et où le mal, justement ? Des gens qui consomment peu, causent moins de tord au monde et à la société, que des gens qui consomment à outrance, surtout que la consommation sert trop à afficher son status sociale, même chez les gens qui s’en défendent, comme à l’extrême‑Gauche. Si ces gens qui se contenteraient de très peu pour être libre, sont honnêtes, ils sont sûrement meilleurs pour la société que des nuisibles pour les escrocs, les délinquants, etc. Est‑ce qu’on pourrait chiffrer le coûts des tords que ces derniers causent à la société ? La Droite qui se plain que des gens se contenteraient de très peu, faire preuve d’intolérance plus que de critique raisonnée. Elle exige plus d’imposer un dogme qui lui est propre, qu’elle ne relève une infaisabilité. Par exemple, un mode de transport sobre, est le vélo. Mais il est difficile d’investir dans un vélo, tant le risque qu’il soit volé est important. Les gens qui volent les vélos, causent sûrement plus de tord à la société que les gens qui sont en vélo. C’est la même chose. Aussi, à moins de ne pas s’en soucier, tout le monde a compris, même les gens qui le refusent, que les questions environnementales qui se posent, imposent d’aller vers la sobriété et la décroissance et alors justement, les gens qui ne contentent de moyens très faibles ou « très faibles », comme c’est relatif, ne serait pas être discrédités, au contraire. |
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Il ne faut pas faire de surenchère avec les montants
Dans les deux liens de l’avant précédent message, un flou préjudiciable est relevé : quand on entend parler de revenu de base universel, les montants avancées varient trop quelle organisation propose l’idée, ce qui fait qu’on ne sait pas toujours quoi comprendre quand on entend l’expression. À Gauche, des gens proposent parfois jusqu’au SMIC, chez les Libéraux (je n’ai pas dit à Droite), des gens proposent l’équivalent du RSA. La Gauche critique les montants faibles ou « faibles » comme le RSA, jugés insuffisant pour vivre, sans demander leurs avis aux gens qui s’en contentent pourtant et qui seraient enfin laissés tranquilles avec un revenu universel que personne ne leur contesterait. Elle ne se pose pas non‑plus la question de l’acceptabilité d’entendre parler d’un revenu de base universel équivalent au SMIC, chez des gens qui sont au SMIC à moins qu’ils ne seraient plus bénéficiaires que contributeurs et cumuleraient le SMIC et la plus grande partie d’un RBU du même niveau que le SMIC, ce qui leur ferait un double SMIC ou presque. Ceci dit, beaucoup de gens qui sont au SMIC et n’aiment pas ce qu’ils font, seraient sûrement ravis de cette proposition et ne la critiqueraient pas. Cette dimension est souvent mise en avant pour affirmer qu’un revenu de base universel serait impossible à financer, même si en fait ça cache surtout de la mauvaise volonté, une opposition par principe. Sûr qu’un RBU équivalent au RSA serait plus facile à financer qu’un RBU équivalent au SMIC. Les gens à Gauche qui prétendent défendre le RBU et qui préfèrent rien plutôt que un peu, sont suspects, parce que un peu, c’est mieux que rien, à moins d’être un‑e capricieux privilégié‑es. Au moins il est certain qu’un RBU au niveau du RSA pourrait être financé, puisqu’il est déjà financé, seulement qu’il n’est pas inconditionnel comme le serait le RBU et le caractère inconditionnel change tout pour les bénéficiaires, qui seraient les gens tout‑court, avec un revenu universel. Même le fait de percevoir quelque chose sans être au chômage, existe déjà en france au moins, c’est la prive pour l’emploi. Même si elle n’existe que pour les plus de 25 ans (le RBU serait normalement dès 18 ans, voir avant, avec des montants plus faibles), la réalité démontre qu’elle est financée. Cette prime baisse à mesure que les revenus augmentent. C’est exactement ce qu’on aurait avec un RBU financé par un impôts, qui serait un impôts négatifs pour les bénéficiaires net. L’argument qu’un revenu de base universel ne peut pas être financé, se comprend quand les seules propositions sont celles de la Gauche, mais est une preuve de mauvaise volonté et de refus par dogmatisme, dans le cas de propositions plus mesurées comme celles des Libéraux (qui n’existent quasiment pas en france). Au contraire de faire une sur‑enchère dans les montants, il faudrait déjà instaurer le principe en actes, inconditionnellement, c’est à dire quelque soit le montant. Un RBU à 1€/mois serait une avancée importante, parce que le mécanisme serait déjà en place et le principe aussi, alors que actuellement, rien n’avance, absolument rien. Et proposer un RBU à 1€/mois, permettrait de mettre les gens qui prétendent qu’il est impossible à financer, devant leurs responsabilités et surtout leur mauvaise fois (iels se saliraient plus ou moins selon leur volonté à persister dans la mauvaise fois, avec d’autres prétextes, sûrement). On peut toujours financer un revenu de base, s’il est financé par la richesse réelle ou l’économie réelle et qu’il porte sur une proportion raisonnable de celle‑ci. Évidemment, plus l’économie irait mal, et plus il baisserait, mais tout le monde serait dans le même mouvement. Ce que serait une proportion raisonnable, resterait à discuter, mais les gens pour qui tout ce qui serait au delà de 0% serait trop, ferait preuve de leur mauvaise fois. Savoir ce qui est suffisant ou pas, dépend aussi de quel train de vie on parle, et dans les pays Occidentaux, les prétentions sont clairement trop élevées, pour la moyenne, pas pour tout le monde. Ça, presque personne n’accepte de l’entendre, mais l’environnement qui a été saccagé et continue à l’être, va involontairement (parce que ce n’est pas par mauvaise intention) le rappeler à tout le monde un jour ou l’autre. Concernant la Gauche en particulier et surtout l’extrême‑Gauche, si ce n’est pas trop demandé, il faut faire attention à la cohérence des modes de financement proposé. Par exemple financer un RBU sur une taxe au rejet de carbone ou rejets et de polluants, signifie que quand la pollution s’arrête, il n’y a plus de financement. Idem avec les financements sur les capitaux financiers, les rentes et la spéculation, financer un RBU avec des taxes sur ces choses, équivaut à souhaiter qu’elles ne cessent jamais. Quand on est contre une chose, qu’on veut l’interdire, on l’interdit, on ne la taxe pas pour en profiter. |
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L’acceptation réelle du revenu universel, est moindre que souvent prétendu
On peut tricher de plus d’une manière avec les sondages et l’une de ces manières, est apparemment d’éviter d’aller trop loin dans le concret. Personnellement, j’ai toujours été perdu avec ça. J’ai toujours vu des sondages prétendant que, mais si, le revenu universel a un bon potentiel de soutient dans la population, alors que de mon côté, je constate que peu de gens le soutiennent et qu’il est plutôt discrédité. La Suisse a voté contre le revenu de base universel proposé par référendum en 2016. Il n’a pas été mieux accepté quand il a été programme de candidat à la présidentielle dans plusieurs pays, dont la france, de 2015 à 2017. Une chercheuse en économie, s’est justement penché sur la question. Sa conclusion est en résumé, que quand on reste vague, tout le monde est pour, mais que dès qu’on entre dans le concret, beaucoup de gens qui étaient pour, deviennent contre. Par exemple, quand dans un sondage on demande s’ils sont d’accord pour un revenu universel financé par l’impôt, beaucoup sont contre alors qu’ils étaient pour quand on leur demandait s’ils sont pour un revenu universel tout‑court. Un autre obstacle, est les systèmes déjà existant, qu’un revenu universel viendrait modifier. Par exemple en Pologne, il existe des allocations faibles, mais absolument garanties par l’état. Et en Pologne justement, des gens s’inquiètent qu’avec un nouveau système comme le revenu universel, ces allocations seraient peut‑être plus faibles. Ce n’est qu’un résumé, les détails peuvent être lus ici : Revenu de base universel: une percée sans lendemain ? (telos-eu.com), Paula Kukołowicz, 24 September 2021. |
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Une proposition ancienne, éventuellement suspecte, qui a échoué, mais aussi une autre proposition plus récente, allant dans un bon sens, qui a réussi
En Février 2016, un texte de loi avait été proposé au Sénat, mais il a été rejeté après débat en Mai 2016. La raison du rejet n’était peut‑être pas mauvaise, mais à vérifier. Le texte est consigné ici : Proposition de résolution : Instauration d'un revenu de base (senat.fr). La conclusion est disponible ici (lien « Le dossier législatif » depuis le lien précédent) : Dossier législatif : Instauration d'un revenu de base (senat.fr). Le compte rendu et le résumé des débats sont disponibles via deux liens que je n’ai pas encore pris le temps de lire (ce site n’est « financé » que par de dérisoire revenus publicitaires), mais je me souviens avoir lu qu’une proposition de loi du même genre, de la même époque, avait été rejeté, parce que le texte proposait de remplacer certaines prestations sociales par ce revenu de base, mais les auteurs sont restés flous sur quels prestations seraient ainsi remplacés. Ceci a éveillé des inquiétudes et la proposition a été rejetée. En Juin 2020, a été accepté une proposition dont l’idée remonte à Juillet 2019. Elle ne porte pas sur un revenu universel tout‑court, et s’appelle revenu universel d’activité, comme l’état n’aime pas l’idée de sortir du travail (qu’il appel emploi) salarié. Mais au moins cette proposition, acceptée, va dans le bon sens sur trois aspects : la simplification des démarches de demandes de droit (ce qui ne signifie malheureusement pas l’inconditionnalité du droit), l’extension aux 18 à 25 ans et l’extension aux immigrés en situation régulière. C’est déjà un progrès, même si l’état ne se décide encore pas à laisser les gens libres de vivre leurs vies sans s’en mêler, ceci, en rappelant que l’état interdit quasiment toute initiative personnelle, comme le droit de cultiver la terre et d’y construire une petite maison, sans l’empêcher ou l’entraver, au mieux, et qu’il est alors légitime d’exiger une compensation pour ces privations de libertés essentielles (qui date environ des années 1950, quand l’état a volontairement anéanti la paysannerie), sans non‑plus exiger une compensations permettant un train de vie au delà du raisonnable, comme trop d’Occidentaux l’exigent, même si pas tous. Le droit envisagée est donc insuffisant, mais c’est un mouvement dans une bonne direction. Le texte des recommandations, qui a été adopté avec 35 voix pours, 4 abstentions et aucune voix contre, est consultable ici : Avis sur la création du revenu universel d'activité — RUA (legifrance.gouv.fr), 23 Juin 2020. C’est un pâté administratif long à lire, alors voici un résumé, provenant de l’énoncé des intentions, précédent cette initiative : Vers un revenu universel d'activité (solidarites.gouv.fr), 11 Juillet 2019. solidarites.gouv.fr a écrit : La création d’un revenu universel d’activité a pour objectif de rénover en profondeur le système de prestations monétaires versées aux ménages modestes en fusionnant le plus grand nombre possible de prestations, cela afin que chacun puisse s’y retrouver, vivre décemment et accéder plus rapidement à l’emploi. Ils auraient put écrire « vivre décemment et accéder plus rapidement à la tranquillité ou à l’autonomie », mais l’état français, c’est l’état français, mais c’est aussi déjà un progrès. En complément, le débat sur le revenu de base universel, vu par l’état, en 2019 : Un revenu universel pour répondre à la fin du travail ? (vie-publique.fr), Guillaume Allègre, 26 Juillet 2019. |
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Pas encore mentionné ici depuis le temps, l’impôt négatif, est une variante du revenu de base inconditionnel. Mais dans sa forme première, il est uniquement un impôt négatif, jamais un impôt positif, alors qu’il est difficile d’imaginer plus d’équité sans impôts, surtout dans l’économie du monde contemporain, qui donne tous les droits à une minorité de possédants, au point de leur faire indirectement posséder presque toute la population. Pourtant cette idée d’impôts négatifs est parfois accompagnée d’un impôts classique, sans quoi le financement de l’impôt négatif interroge.
Il existe un site qui fait la promotion de l’impôt négatif en france, peut‑être à consulter pour les détails. Il veut lui aussi solutionner les complications du système sociale actuel : Supprimer la complication inutile et inéquitable des allocations familiales conditionnelles (impotnegatif.fr), date inconnue. Il veut aussi solutionner la non‑individualisation de l’impôt et des prestations sociales, qui fait qu’elles varient selon que l’on vit seul‑e ou avec quelqu’un‑e, ce qui fait se mêler l’état de ce qui ne le regarde pas, en plus de favoriser les plus favorisé‑es : Le modèle social français contre les couples (impotnegatif.fr), 22 Février 2025. Attention quand‑même : je suspecte que certaines sources (je ne sais pas pour celle‑ci), exploitent cette question à fin de politique nataliste, ce qui fait encore se mêler l’état de ce qui ne le regarde pas et assoit l’idée que les gens sont des ressources (chosification) appartenant à l’état et dont il dispose à sa guise. Malheureusement, l’économie contemporaine, malade, favorise cette mauvaise vision des choses. |
