Tensions Avec la Russie sur l’Ukraine

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Au début de la vidéo ci‑dessous, il est dit que la situation actuelle présente des similitudes avec ce qui a provoqué les émeutes de la faim en 2008.

Pénurie alimentaire : l’autre arme de poutine — Public Sénat — 19 Mai 2022
À 00:20:00 de la vidéo ci‑dessous, est indiquée une origine possible au mythe selon lequel les Ukrainiens seraient tous des nazis. En 2014, l’année de l’invasion de la crimée et du déclenchement d’une guerre officieuse dans le dombass, une manifestation pro‑russe a été prise à partie par des nationalistes ukrainiens. Les manifestants pro‑russes, poursuivis, se sont réfugié dans un bâtiment qui a pris feu (accidentellement ou pas ?) et 50 manifestants sont morts dans cet incendie.

Ça n’excuserait rien, mais il faudrait savoir s’il y avait un lien entre la réaction contre cette manifestation et l’invasion de la crimée et la guerre provoquée dans le dombass. Quoiqu’il en soit, ça ne justifie pas d’en accuser tous les Ukrainiens, de les agresser et de vouloir tous les exterminer.

Vouloir tous les exterminer, c’est ce qui semble être dit dans les médias russes, que la plupart écoutent sans se poser plus de questions.

Un Russe témoigne que la violence est culturellement ancrée en russie, depuis longtemps, autant dans les familles, que les manifestations, les commissariats, etc. Il considère que cette culture de la violence a fait des russes, des sortes de monstres. C’est difficile à entendre tellement ça semble un jugement sans appel, mais on ne peut que constater la passivité des russes, qui continuent à approuver poutine, hors quelques exceptions.

Un écrivain russophone de nationalité Ukrainienne, qui avait toujours publié en russe, considère que la langue russe doit être totalement abandonnée. Un jeune enfant, russophone, refuse de prononcer le moindre mot de russe, dit que cette langue lui est devenu insupportable à entendre, depuis qu’il a connu les bombardements dans le dombass, depuis bien avant l’agression contre toute l’Ukraine.

Ukraine : la fin du monde russe ? — ARTE — 23 Mai 2022
Hibou a écrit : 
[…]

Un Russe témoigne que la violence est culturellement ancrée en russie, depuis longtemps, autant dans les familles, que les manifestations, les commissariats, etc. Il considère que cette culture de la violence a fait des russes, des sortes de monstres. C’est difficile à entendre tellement ça semble un jugement sans appel, mais […]

Marina Ovsyannikova, la journaliste Russe qui a fait un coup d’éclat en apportant une pancarte contre la guerre sur le plateau d’un JT russe au mois de Mars, n’avait pas des mots moins durs quand elle a dit qu’elle regrettait d’avoir elle‑même participé à zombifier les russes. Zombifier … si elle avait bien pesé le mot, il dit quelque chose.
Dans la 6ᵉ minute du débat ci‑dessous, un journaliste, Cyril Payen, rapporte que en plus des viols, des garçons mineurs ont été enlevés par les russes, sans que personne ne sache ce qu’ils sont devenus. Des gens pensent que les russes les ont enlevé comme trophées.

Trois mois de guerre, à quand la fin ? — France 24 — 24 Mai 2022
Une réfugiée politique Russe, considère qu’il n’y a même pas de vrai séparatisme pro‑russe dans le dombass, que ce séparatisme a été artificiellement créé par la russie en y envoyant des gens qu’elle finance. Elle dit que ne serait‑ce que pour les conditions de vie en russie, bien plus mauvaise qu’en Ukraine (avant l’agression par la russie), être russe, n’est pas une envie des Ukrainiens.

Kherson : la contre-offensive ukrainienne en cartes — LCI — 30 Mai 2022
Un diplomate russe opposé à la guerre en Ukraine démissionne à Genève (rts.ch), 24 Mai 2022.
L’article a écrit : 
Un diplomate russe basé à Genève et opposé à la guerre contre l'Ukraine a annoncé avec fracas sa démission. Il affirme dans une lettre rendue publique que "jamais" il n'avait eu "autant honte" de son pays, selon plusieurs sources concordantes.

L’article a écrit : 
Cette démission qui, selon plusieurs sources, n'est pas la première d'un diplomate russe pour les mêmes raisons, mais est sans doute la plus publique, devrait encourager d'autres collègues à suivre l'exemple, a souligné le directeur d'UN Watch Hillel Neuer.
À l’étude depuis deux mois, un embargo contre l’acier russe, entre en vigueur ce mois‑ci : Versailles: salve de sanctions, et plan de sortie des produits énergétiques russes pour 2027, 11 Mars 2022.

L’embargo contre le charbon prend effet à partir du mois d’Août, dans environ deux mois. L’embargo contre le pétrole avant la fin de l’année, ne sera pas total, il est considéré comme d’abord progressif ; c’est une réduction de 80 à 92 % des importations, qui est d’abord prévue. Si la hongrie, la Slovaquie et la Tchécoslovaquie seront temporairement exemptées de respecter cet embargo sur le pétrole, ce n’est au moins pas que pour des raisons idéologiques de la part de leurs gouvernements, c’est au moins en partie pour des raisons techniques, comme ces pays n’ont pas accès à l’acheminement par voie maritime.
L’embargo sur le gaz se fait toujours attendre, malgré que les importations aient été réduites. Ce qui bloque avec la gaz, est encore plus technique que politique. Les infrastructures nécessaires pour changer de fournisseurs, sont longues et coûteuses à mettre en place, plus qu’avec le pétrole. La sobriété énergétique, surtout baisser le thermostat du chauffage en hiver, c’est à dire les changements de comportement des consommateurs, serait peu coûteuse et techniquement très simple, mais il y a des doutes sur la volonté des consommateurs à changer leurs habitudes, alors que ce serait pourtant à leur avantage aussi.

L’Allemagne, connue pour sa grande dépendance au gaz russe, poursuit au delà des efforts importants qu’elle a déjà fait.
Au début de l’agression, les Ukrainiens avaient fait transmettre des messages aux russes présents en Ukraine, leur faisant savoir que s’ils souhaitaient mettre les voiles, ils seraient soutenus par les Ukrainiens. Il y a bien eu des témoignages de militaires russes se rendant volontairement, surtout les plus jeunes, moins les plus âgés qui semblent être les pires.

Depuis, plus rien. Pourtant je viens d’entendre évoquer encore une fois, les menaces qui pèsent sur les militaires russes qui ne sont visiblement pas motivés à continuer ce massacre. J’ai du mal à croire à une surveillance permanente de tout le monde, ça me semble impossible. Pourtant, on entend plus parler de russes se rendant volontairement aux Ukrainiens.

C’est seulement qu’on en entend plus parler ? Ou les Ukrainiens ne soutiennent plus les déserteurs Russes ? Ou autres raisons ?

— Édit du 2025-10-25 —

Un reportage d’une citoyenne Russe ou ex‑Russe, sur les déserteurs qui fuient l’embrigadement forcé. On y trouve la confirmation d’une chose qui a été rapportée assez tôt : au début, les militaires Russes qui ont été envoyés en Ukraine, ne savaient même pas de quoi il s’agissait. C’est seulement sur place qu’ils ont compris que c’était une invasion. Rapidement après, l’embrigadement forcé s’était fait par surprise. Un témoin raconte qu’il travaillait quand l’armée est arrivée pour l’emmener et après une « formation » de deux heures, il a été envoyé en Ukraine ; tout s’est précipité autant rapidement que ça. C’était suspecté, maintenant c’est confirmé.

Un insoumis rapporte que la principale motivation pour l’embrigadement volontaire (parce que maintenant, il n’y a plus de surprise, même en Russie tout le monde sait de quoi il s’agit), c’est l’argent. Le gouvernement leur promet l’équivalent de 30 000 € contre leur engagement. Mais même si le reportage n’en parle pas, il n’y a pas que l’engagement volontaire contre de l’argent, il y a tout ceux des régions pauvres qui ont été rapidement raflés pour être envoyés en Ukraine, sans leur demander leur avis.

La propagande est dite cibler surtout les Russes qui ne sont pas directement impliqués. Il est dit que de plus en plus de Russes voudraient que cette guerre s’arrête, mais sans dire combien.

Les déserteurs Russes seraient apparemment quelques centaines de milliers. Ils doivent être prudents, parce que selon le pays vers lequel ils fuient, la police peut rapidement les renvoyer en Russie ; alors dès que possible, ils cherchent à rejoindre un pays sûr où il est possible de demander l’asile politique.

Des déserteurs russes témoignent — Masha on Russia / ARTE — 3 Octobre 2025


De la même présentatrice, où on apprend qu’elle a quitté la Russie après le début de l’invasion de l’Ukraine. Le reportage parle de la vie dans la Russie rurale. On pourrait croire que ce monde est plus distant des folies politiques, mais il aveuglément patriotique, malgré les cercueils qui reviennent. Et comme ce fut le cas en france après la seconde guerre mondiale, les femmes qui restent n’ont pas beaucoup d’égard pour ceux qui partent, voir même les insulte. Il semble confirmé que ce qui motive les engagement « volontaires » ou volontaires, c’est l’argent : le salaire d’un soldat participant à l’invasion de l’Ukraine, est dix fois plus élevé que le salaire moyen en Russie, ce qui représente de véritable fortune (mais que Poutine ne pourra pas financer indéfiniment). Certaines femmes profitent de la situation pour se marier avec quelqu’un qu’elle savent qu’il va être embrigadé avec son accord ou contre sa volonté, et attendre ce qui est appelé en Russie, « l’argent du cercueil », une somme équivalente à 55 000 € au minimum, qui permet à certaine de s’acheter un appartement par exemple.

Dans l’ensemble, ce n’est pas très optimiste. Il y a d’abord le patriotisme aveugle ressemblant plutôt à du nationalisme, qui semble répandu et valorisé, et l’attrait de la fortune, même si ça ne pourra pas durer indéfiniment, parce que les réserve finiront par s’épuiser, et certaines veuves (qu’elles profitent de la situation ou pas), se plaignent de n’avoir jamais reçu d’indemnité de la part du gouvernement, une question qui n’est pas abordée par le reportage.

Une autre chose à priori décevante, est que 40 % des Russes qui avaient fuient le pays, y sont retourné, mais sans que les raisons ne soient précisé. À ce propos, un journaliste qui préserve son anonymat, souligne que c’est trop réducteur de croire que ceux/celles qui partent ne soutiennent pas le régime et que ceux/celles qui restent, le soutiennent, mais il ne donne pas plus de précision.

Tatyana Malkina, qui a eu une longue carrière de journaliste en Russie, dit une phrase étrange, qui n’est pas décryptée dans le reportage : elle dit, « il avait en réalité, deux Russies, et on a perdu une guerre civile que l’on a même pas mené ». En plus, elle le dit avec une certaine émotion. Elle dit que la Russie avait les moyens de devenir un pays « normal », mais que tout a été gâché.

À propos de l’aveuglement des Russes, il ne faut pas trop se leurrer, ce n’était pas mieux en france il y a 60 ou 70 ans. Cependant, je crois que la propagande serait plus difficile accepté en Russie qu’en france.

La nouvelle normalité de la Russie — Masha on Russia / ARTE — 24 Juin 2025


Un commentaire qui veut corriger une partie du ton du documentaire, mais qui n’en dit pas assez :
MrSeden999, internaute sur YouTube a écrit : 
Ce documentaire est un peu putassier et très orienté. Allant souvent en Russie (1 fois par an car j'y ai de la famille), je ne suis pas d'accord avec la plupart de ce qui est dit ici, documentaire largement orienté...
Depuis 2022 on y est habitué. Pourtant, là-bas,je n'ai jamais senti la Russie ni les Russes être hostile envers la France (je pense qu'ils s'en fichent)....


“ Мне нужен мир ” = « J’ai besoin de la paix » en Russe, vu sur une voiture d’une militant Russe pour la paix en Ukraine. Une phrase que l’on aperçoit à quelques reprises, dans le documentaire ci‑dessous, sur des opposants à Poutine en Russie.

Russie : le courage de s'opposer — Regards / ARTE — 19 Juin 2025
Quelqu’un, en parlant des russes, s’interroge : si leur matériel est en si mauvais états, contrairement à ce qu’on croyait avant, que sait‑on finalement de l’état dans lequel se trouve leur arsenal nucléaire ? Il le dit en s’inquiétant d’une catastrophe qui pourrait se produire, surtout si les criminels russes se mettaient à y toucher.