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Nucua a écrit : 
Une mélodie c'est une suite de notes le rythme lui est lié au temps, si le temps se fige par exemple, il n'y a pas de mélodie possible puisqu'il n'y a plus de rythme.

Le battement peut être constant, sustain de durée constante et idem pour le silence éventuel entre chaque note.

Nucua a écrit : 
En fait dés lors qu'un rythme est mit en son il s'agit d'une mélodie (une suite de note) parce que quelquesoit le son, il fait partie d'une octave et est donc une note. Une histoire de fréquence comme dit Akito.

Si c’est toujours la même note, comme dans le cas d’une percussion unique à son unique ?

Nucua a écrit : 
Je connaissais quelqu'un qui avait l'oreille dite "absolue". Même quand elle entendait un crayon tomber, elle pouvait dire quelle était la place du son produit par rapport à l'octave. D'aprés elle c'était un vrai calvaire.

Elle a fait trop de conservatoire Grand sourire Si on lui avait pas matraqué la tête avec la détermination de la hauteur d’une note, elle ne penserait pas à le faire pour chaque son qu’elle entend. Elle n’a pas put s’inventer cette obsession là toute seule. On a l’œil absolu (sauf pour les gens qui ont la perception des couleurs, altérée) avec la perception des couleurs, et pourtant on ne passe pas notre temps à évaluer et qualifier la teinte,la luminosité et la saturation des couleurs que l’on voit. L’impression aussi que mon commentaire est un peu idiot Rougi
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Hibou a écrit : 
Si c’est toujours la même note, comme dans le cas d’une percussion unique à son unique ?


J'admet que c'est une vision trés trés large de la mélodie Petit sourire

Et c'est un peu pareil pour ce que j'ai dis au dessus, j'ai pris une vision trés large du rythme.

Hibou a écrit : 
Elle a fait trop de conservatoire Grand sourire Si on lui avait pas matraqué la tête avec la détermination de la hauteur d’une note, elle ne penserait pas à le faire pour chaque son qu’elle entend.


C'est tout à fait ce qu'elle disait, ses parents l'avaient obligés à faire de la musique et ses professeurs, aprés avoir remarqués son don, ne l'avaient plus lâchée.
Personne ne lui a demandé son avis en fin de compte. Et finalement elle a choisie de ne pas faire de musique dés qu'elle en a eue la possibilité.
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Nucua a écrit : 
J'admet que c'est une vision trés trés large de la mélodie Petit sourire

Et c'est un peu pareil pour ce que j'ai dis au dessus, j'ai pris une vision trés large du rythme.

Tout comme 4'33 de John Cage est une vision trop large de la musique. Et ce n’était pas innocemment que j’ai posté cet autre topic ce matin Clin d’œil . Cette composition était citée comme exemple de subjectivisme poussée à l’excès concernant la définition de ce qu’est la musique.
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Une autre chose qui me tracasse depuis longtemps, c’est la question de la musique en temps que language.

Si on associe à chaque note une couleur, et que l’on fasse se succéder des petits carrés de couleur au lieu d’entendre des notes, et que l’on jouerait une partition de cette manière, serait‑il possible d’exprimer la même chose que la musique avec une telle forme de re‑transcription ?

Si cette forme de re‑transcription du jeux n’est pas bonne, peut‑il en exister une malgré tout ? Laquelle ? Tactile ? Visuelle ?

C’est un mode d’expression, mais sans signe comme ceux que l’on trouve dans une langue. Pourtant on trouve des sortes de symboles tout de même, comme les accords ou les figures qui se répètent ou se déclinent.

On a pas de grammaire, mais l’harmonie et des contraintes lorsque l’on transforme une figure, pour qu’elle ne donne pas l’impression de passer du coq à l’âne et laisse la relation entre les différentes formes, perceptibles.

Ça semble exprimer les choses par des effets ou par suggestion ou par induction, mais pourtant ça ne peut pas induire tous les effets que ça se montre dans les faits, capable d’exprimer, à cause de sa nature physique sonore, qui la limite à certains effets. Pourtant, ce que ça semble pouvoir exprimer va au delà de ça.

Est‑ce universel ou est‑ce que ça ne s’interprète qu’en rapport à la culture ? Les deux à la fois selon les cas et les choses exprimées ? Comme il y a des connotations et des jeux de mots dans la langages reposant sur des symboles arbitraires ?…

Quels sont ses rapports avec la danse qui l’accompagne souvent et depuis si longtemps ? La danse ne semble pas avoir la même capacité d’expression (même si elle est déjà grande), mais est‑ce par différence de nature ou par le fait des limitations humaines ? La danse peut‑elle être cette autre re‑transcription du jeux de la musique au sujet de laquelle on se pose la question plus haut ?


Mais je dirais que s’il faut retenir le minimum de questions, ce serait : expression par induction ou par symboles ? Interprétation universelle (éventuellement espèce par espèce) ou culturelle ?
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Pas encore écouté, alors je peux me tromper, mais je crois que quelqu’un aborde la question dans cette petite conférence :

Mark Applebaum: The mad scientist of music — TED Talks
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