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Jean Marlon raconte de bien fascinantes histoires, dont je me demande lesquelles sont de pure légende et lesquelles sont inspirées de fait réels.
Je ne donne que les titres des histoires, sans rien en raconter, pour ne pas gâcher.
Sorciers/sorcières de nos campagnes Réalisation par Claude‑Olivier Darré, textes de Jean Marlon et Michel Tissier, narration par Jean Marlon. |
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Sur les histoires de sorcière, un site avec des ressources potentielles. Ce n’est pas un site dédié aux sorcières, mais le site d’un institut attaché au CNRS, l’IRHT — Institut de Recherche et d’Histoire des Textes. Il a été mentionné par une certaine Nicole Bériou, dans une émission Catholique à propos des relations entre l’Église et les sorcières.
Le site : Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (irht.cnrs.fr). |
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Et un livre d’un certain Ludovic Viallet : Sorcières ! La grande chasse (armand-colin.com).
J’espère que je ne m’égare pas trop pour le sujet. J’essaierai de revenir avec plutôt des contes et histoires. |
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Encore pas un beau conte à rapporter, je trahis ma promesse encore un peu
![]() Roland Barthes a écrit : C’est au moment où le rapport fondamental humain est détruit, que la femme du serf s’exclut du foyer, gagne la lande, fait pacte avec Satan, et recueil dans son désert, comme un dépôt précieux, la nature chassée du monde ; l’Église défaillante, aliénée aux grands, coupée du peuple, c’est la sorcière qui exerce alors les magistratures de consolation, la communication avec les morts, la fraternité des grands sabbats collectifs, la guérison des maux physiques au long des trois siècles où elle triomphe. […] C’est la sorcière qui en se retirant du monde, en devenant l’Exclue, recueille et préserve l’humanité. Ainsi, tout au long du moyen‑âge finissant, la sorcière est une fonction : à peu près inutile lorsque les rapports sociaux comportent d’eux‑mêmes une certaine solidarité, elle se développe dans la proportion où ces rapports s’appauvrissent : ces rapports nuls, la sorcière triomphe. Dans un sens, la Sorcière se sacrifie — malgré‑elle ou pas — un peu comme le Christ. En tous les cas, ce texte est joli. C’est rapporté entre 00:18:20 et 00:19:18 de cette émission : La chasse aux sorcières — KTOTV (youtube.com). Ludovic Viallet précise que le livre de Jules Michelet avait une fausse image de la réalité de l’époque, et qu’il a malheureusement aidé à propager des mythes contemporains, d’inspiration féministe. Il souligne que être sorcière, n’était pas un choix émancipateur, mais une accusation subie. Je me demande si le livre de Jules Michelet ne serait pas à l’origine de la Wicca, abordée dans ce sujet : La Wicca. |
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Hibou a écrit : Sorciers/sorcières de nos campagnes Aux environs de 1430 à 1450, au début de l’identification de la sorcellerie, les proportions de sorciers et de sorcières accusé(e)s de sorcellerie, étaient à peu près égales, 50 / 50 ; puis après quelques décennies, les femmes représentaient entre ⅔ voir ¾ des cas. Assez rapidement, les sorcières ont pris le pas sur les sorciers, dans la représentation du phénomène, ce que Ludovic Viallet qui rapporte ces chiffres, appel « la féminisation du crime de sorcellerie » (même source que plus haut). Nicole Bériou ajoute que ce sont principalement des femmes des campagnes, qui sont accusées de sorcellerie, même s’il y a eu quelques cas de femmes urbaines. Elle y voit l’effet d’un jugement du monde urbain sur le monde rurale, un jugement au nom d’une « raison » incomplète, menant à l’intolérance dans une époque pré‑moderne. |
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Une enluminure du ⅩⅤᵉ siècle, représentant deux sorcières chacune chevauchant leur balai. Image retrouvée guidé par la description de Ludovic Viallet dans l’émission précédemment mentionnée.
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Peu avant que ne commencent les chasses aux sorcières, avaient déjà commencé les chasses aux loup‑garous, dont les cibles étaient principalement des hommes vivant en marge du reste de la population. La croyance en l’existence des loup‑garous est apparue dans les montagnes de l’est de l’Europe, et les gens y croyaient vraiment.
Les femmes accusées d’être sorcières et les hommes accusés d’être loup‑garous, étaient assassiné(e)s sur les mêmes buchers, ensemble (il y avait aussi quelques hommes accusés de sorcellerie, et quelques femmes accusées d’être des loup‑garou). Dans le recueil de contes du premiers messages, il y a une histoire à propos d’une femme loup‑garou. La croyance en les loup‑garous est apparue d’abord, puis la croyance en les sorcières, peu de temps après à la suite, et les deux ont perduré ensemble. C’est le reportage ci‑dessous qui en parle, à partie de 00:20:00 environ. Attention : ce documentaire n’est pas comme le receuil de contes du premier message, les faits historiques qu’il rapporte, sont horribles, les enfants ne devraient pas le voir ! Les monstres mythiques — RTE et SBS‑TV — 1995 |
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L’histoire de la bête du Gévaudan, a son propre sujet : L’histoire vraie de la bête du Gévaudan.
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Un court documentaire vidéo de dix minutes, sur la légende de la sorcière de Blair (Blair witch = sorcière de Blair) aux États‑Unis.
L’auteur s’est demandé si comme souvent avec les légendes, il y avait une part d’histoire vraie exagérée ou rendue fantastique. Il n’a finalement rien trouvé et la légende semble être une totale construction marketing précédent la sortie d’un film en 1979, avec des rumeurs colportées volontairement. Le village de Blair prétendument devenu Burkittsville, n’a jamais existé, contrairement au dernier, qui lui est bien réel. Au mieux, la légende pourrait reposer sur celle de la sorcière de Moll Dyer. Les archives qui auraient put permettre de vérifier cette hypothèse, ont malheureusement été détruites dans un incendie il y a longtemps. Blair Witch, aux origines de la légende — Sylartichot — 2016 |
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Hibou a écrit : […] D’après cette autre source plus bas, le village de Blair a bien existé. Au début du ⅩⅧᵉ, la forêt et les collines de Black Hills dans le Maryland, étaient qualifiées de maudites par les tribus indiennes de la région. Pour cette raison, quand en 1630 le colonel Nathaniel Blair leur a demandé leur aide pour déterminer le meilleur endroit pour construire un fort sur une colline pour protéger Fort Calvet, ils refusèrent. Le colonel détermina malgré tout un endroit et y construit un fort qui porta son nom. Quatre années plus tard, le fort devint la ville de Blair. Mais on s’éloigne du thème des sorciers et sorcières en france, alors je n’irai pas plus loin sur ce point. La véritable histoire de la sorcière de Blair — Le Saviez Vous ? — 2016 |