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Protections contre la copie, DRM et alternatives
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Dim 18 Déc 2011 22:08
Message Protections contre la copie, DRM et alternatives
Remarque importante concernant la modération de ce topic.

J’ai des raisons de savoir que l’affirmation que les licences libres sont contre le commerce et la propriété privé, risque d’énerver quelque personnes, tout autant que l’affirmation qu’un modèle économique reposant sur le tout gratuit ne peut pas exister en pratique. À fin d’éviter de tourner en rond sur ce sujet, toutes personnes avançant le contraire sans en avancer aucune preuve concrète, réelle et réalisable, se verront réorientées vers un autre sujet qui sera éventuellement ouvert à l’occasion, ou elles pourront prendre tout le temps qu’il leur faudra pour nous expliquer comment un auteur peut miraculeusement percevoir des revenus en donnant toutes ses œuvres gratuitement, qu’elles soient cinématographiques, audios, littéraires, logicielles, ou autre. Il en ira de même pour toutes personnes qui souhaiteront aimablement démontrer à quel point le modèle économique basé sur la vente est obsolète, et à quel point il est plus facile d’obtenir des revenus de son travail en distribuant tout gratuitement.

Bref, avant d’affirmer de telles choses, assurez‑vous d’avoir des arguments concrets et solides et ayant été réellement mis en œuvres de manières raisonnablement acceptables pour les auteurs. Soyons sérieux quand‑même.


Sujet à quelques révisions dans les jours à venir, version non‑définitive.

Les raisons du contrôle de la diffusion et de la copie


La protection existe pour deux raisons différentes, qui ont toutes deux pour exigence, la protection contre la copie.

La première raison, est celle de la protection des revenus issus du droit d’auteur. À cela est objecté que c’est le modèle économique qui est obsolète, mais il n’existe aucun modèle économique ou tout est gratuit. D’ailleurs, cette objection n’est jamais accompagnée de solution autre que de faire payer les autres indirectement pour ses propres consommation à soi (ex. licence globale, mécénat global, produits dérivés achetés par les autres). Ce droit économique est explicitement autorisé tout en étant implicitement renié et rendu impossible, par diverses licences autoproclamées « libre » [7].

Temps qu’il n’existera pas de revenu universel, cette nécessité économique perdurera.

La seconde raison, est celle du droit de contrôle de la diffusion et du droit de retrait, pour raison morale. L’auteur d’un livre doit pouvoir avoir le droit d’en stopper la distribution s’il estime qu’il y a commis des erreurs dommageable, l’auteur d’un film ou d’un logiciel doit pouvoir en stopper la diffusion s’il estime que celui ci n’est finalement pas satisfaisant.

Cette raison n’a rien à voir avec l’économie, elle découle seulement du fait que l’auteur est propriétaire de sa création. Ce droit de retrait est implicitement renié par diverses licences autoproclamées « libre » [7].

Même en l’existence d’un revenu universel, cette nécessité sera toujours.

Les raisons de la protection contre la copie


La copie a toujours existé, mais pouvait être absorbé et amorti par des taxe sur les support ou les procédé, comme ce fut le cas avec les taxes sur la photocopie. La photocopie était plus limités, car elle avait un cout, et n’était pas gratuite.

La copie numérique pose un problème nouveau, car bien que la création ne coute pas rien à l’auteur (investissement, temps, expérience), la copie ne coute rien (quoique si, un cout faible, mais les consommateurs de copie exigent qu’on leur fournisse la copie aux frais de celui qui fourni la copie, en ne payant même pas par exemple, pour les frais d’hébergement des copies), et cela a un impact sur la quantité des copies, qui surpassent très facilement le nombre des acquisition légale.

Du moins en théorie, car il serait utile de mesurer précisément le nombre de copie pour plusieurs œuvres. On croit facilement à tord que ce sont les œuvre les plus célèbre qui sont le plus souvent copiés, mais ça n’est pas le cas, cela a été constaté au moins pour les jeux vidéos.

Mais sur la quantité de copies illégales, on peut se faire une idée, si on note que nombreux sont le internautes à proclamer « gratuit c’est bien, payant c’est nul », une affirmation répandu qui ne laisse rien augurer de bon. Cette affirmation sous entend également que la problème n’est même pas une question de prix, et que même 1 cent, c’est toujours trop cher; une forme d’intégrisme qui ne facilite pas les choses, et ne permet même pas de résoudre le problème en négociant sur les prix.

Les techniques de protection conte la copie


Elles varient selon l’objet à protéger.

Pour les logiciels, la protection peut être une clé USB ayant des contenus cachés, et dont la présence est nécessaire pour lancer le logiciel, ou une vérification à chaque démarrage auprès d’un serveur d’authentification, ce qui nécessite une connexion internet active à chaque démarrage et peut poser des problème à l’utilisateur.

Pour les données, ce qui est la catégorie de la musique, des livres et des films, la solution la plus courante est le DRM. Le DRM pose plusieurs problèmes à l’utilisateur, l’empêchant de copier une œuvre légalement acquise pour en faire une sauvegarde, ou l’empêchant de la copier sur une autre support de consultation, comme par exemple de l’un de ses ordinateur à un autre. Cette solution est tellement décriée, qu’elle est réputée poser des problèmes à tous le monde [5], sauf aux pirates.

Cependant, malgré les éternels complaintes appelant à supprimer les DRM, personne ne propose de solution, peut-être espérant imposer par là aux auteurs de tout diffuser gratuitement, ce qui est évidement in‑envisageable, même si de son point de vue, le consommateur peine à le reconnaitre.

L’autre solution, est celle de la surveillance, c’est à dire la surveillance du trafique sur le Net, afin de détecter le passage de données dont la copie est interdite. Mais ceci pose des problème de sécurité et d’atteinte à la vie privée. Cette solution n’est pas idéale non plus, et ses couts de mise en œuvre élevés [9], ne la rende pas accessibles aux petits auteurs ne disposant que de peu de moyen à investir à cette fin.

Les alternatives aux DRM


C’est le but de ce topic, que d’ouvrir un sujet où les gens ayant des idées sur la question pourront les proposer pour discussion.

Avec une restriction : la solution consistant à imposer une licence aux auteurs est exclue. Ceux ci doivent rester libre d’autoriser ou non la copie de leurs œuvres, ce n’est pas aux consommateurs d’imposer une licence aux auteurs.

Je n’ai put trouver sur le Net, qu’une seule solution pour empêcher la copie, sans poser les problèmes d’interopérabilités typique des DRM : c’est le marquage, l’ajout d’empreinte, encore connu sous le nom de watermark [1][2]. L’idée est d’ajouter aux films, un filigrane invisible à l’œil, qui identifierait le propriétaire d'origine. Même principe avec l'audio, et des filigranes sonores, inaudibles à l’oreille humaine.

Mais cette solution ne protège pas véritablement contre la copie, elle ne fait que permettre de savoir qu’une copie est illégale, et encore faut il identifier les copies illégales comme telles. Et on en reviens à la surveillance [3], qui est déjà identifiée comme posant problème. Pourtant, cette solution semble être retenue par les principaux acteurs [4][6], qui explique peut être tout le bruit fait autour du contrôle sur internet, cette solution nécessitant un contrôle des flux sur le Net.

Le problème semblant provenir des masses, autant masse des œuvres que masse des consommateurs, une solution peut-elle être envisagé en réduisant ces masses ?

Par exemple, on peut imaginer, mais cela reste à vérifier, qu’il sera plus difficile de se procurer la copie illégale d’une œuvre peu répandue que celle d’une œuvre répandue. Une personne à la recherche d’une telle copie, serait sans doute réduite à en faire la demande explicitement et publiquement, ce qui la trahirais.

Mais peut-on exiger des auteurs qu’ils contrôlent la célébrité de leurs œuvres à cette fin ? Le peuvent-ils ?

D’un autre côté, pourrait-on imaginer de réduire le nombre de consommateur, virtuellement, en créant des réseau de diffusion dont tous les membres seraient connu. On pourrait ainsi déterminer que les utilisateur de tel ou tel réseau de diffusion sont digne de confiance ou les retrouver plus facilement en cas de violation.

Une variante, serait de n’autoriser que les personnes dignes de confiance à acquérir certaines œuvres. En plus, ces œuvres pourraient être protégées par mot de passe [8], afin que ces personne puissent occasionnellement prêter ces œuvres à d’autres personnes qu’elles jugeront digne de confiance.

La solution du réseau d’utilisateur digne de confiance semble la plus attractive, car elle répond directement à l’origine du problème, celui qui est de ne pas pouvoir faire confiance à des consommateurs proclamant eux même que si ce n’est pas gratuit et que ça ne permet pas la copie gratuite, alors ça ne vaut rien.

Mais c’est aussi la solution la plus difficile à mettre en œuvre. Comment constituer un tel réseau ? Comment vérifier que les demande d’adhésion à de tels réseau émanent de personne digne de confiance ?

Reste une dernière alternative, mais illusoire, celle de l’éducation, et de faire savoir pourquoi les droits des auteurs existent. Mais pas d’illusion, depuis le temps qu’on en parle, tout le monde devrait le savoir, et ne semble pas vouloir le savoir.

Personnellement, ma faveur irait au réseau de confiance. Pouvez vous en imaginer d’autres ?

Références utilisées dans ce topic


[1]: Watermarking (as DRM alternative) gaining steam?
[2]: Interesting alternative to DRM
[3]: Une alternative au DRM qu'il faut rejeter ?
[4]: Requiem pour les DRM
[5]: DRM: quand le copyright menace les droits des consommateurs
[6]: Les DRM et les ebooks : c'est quoi le problème ?
[7]: Gestion des DRM sous Linux : la seule alternative ?
[8]: Is there an alternative to DRM? My Idea and Experiment…
[9]: Seeking an alternative to DRM

Citations intéressantes


Un libraire dit non aux livres numériques avec DRM. Novembre 2010.
Citation : 
Charles Kermarec est connu dans le domaine du livre numérique pour être en avance sur son temps. Le patron de la librairie Dialogues à Brest a été un des premiers libraires en France à proposer des livres numériques. Il va désormais plus loin, en retirant de la vente les livres numériques équipés de verrous numériques.

Il faudrait suivre le cas, pour voir si cette décision lui porte préjudice ou pas sur le long terme. Il faudrait aussi savoir quel type d’œuvre il diffuse.


Gestion des DRM sous Linux : la seule alternative ?
Citation : 
Linux et les DRM, deux sujets qui sont rarement brassés, le premier véhiculant une philosophie clairement opposée aux seconds. Et pourtant, lors du LinuxWorld, un vice-Président de RealNetworks a plus ou moins prédit la déchéance du système d’exploitation sur les machines de bureau sans l’adaptation des technologies de gestion des droits numériques demandées par les utilisateurs.

Cela peut appeler deux commentaires tout de même : ça ne posera pas de problème si Linux et dérivés, tels que Ubuntu, deviennent des plateforme non-média, ou si une solution miraculeuse, alternative aux DRM, voit le jour.

Is there an alternative to DRM? My Idea and Experiment...
Citation : 
What if, instead of—or in addition to—locking up our work with DRM, we just put some text in the book, asking that the reader pay for the book, if they happened to receive this copy for free from a friend? Provide some links in a footer to the download site and mention that this is our livelihood. Will people pay, the way I paid for the buns, because I don’t want to violate the bakery’s trust?

It may be a really silly idea. It may be placing too much trust in humanity (people I tell about this idea are either in two camps: the “they’ll never pay for it” and the “well of course they’ll pay for it.”).

Cette citation souligne l’importance de la question de la confiance. Faire confiance ou pas ? Et à qui ? De la réponse à cette question dépendra toute la stratégie de diffusion et de protection.

Seeking an alternative to DRM
Citation : 
Maintaining a DRM system is expensive, and only content-based companies receive the benefits.

On peut raisonnablement en conclure, que les DRM ne protègent pas les auteurs (la plupart n’étant pas fortunés, sauf s’ils sont célèbres), mais les grands groupes d’édition. Il faudrait alors se demander si quand on protège ces grands groupes, on protège les auteurs ou pas… sujet polémique. Il semble que la réponse soit Non, si on en croit l’envie des auteurs à se détacher des grands groupes de l’édition.

Seeking an alternative to DRM
Citation : 
Songs sold by Apple have a very narrow profit margin. Of the 99 USD cents that each file costs, 66 cents goes to the record company, and 22 cents go to the credit card payment system. Thus, Apple makes only 11 cents per song. This amount must then cover costs for design, maintenance and management of the iTunes web site, according to experts from JP Morgan. As such, it is only the pressure from content companies that forces Jobs to adopt and employ DRM technology.

Résumé : les DRM ont été imposés à Apple, par les majors, et ce n'est pas Steve Jobs qui a voulu les DRM sur iTune… bien au contraire, il s'en serait bien passé. Cette citation est utile pour rétablir une vérité qui va contre les croyances répandues à ce sujet.

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Lun 19 Déc 2011 22:30
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives
Hibou,

Ol y a très longtemps, que je t'ai rangé dans la catégorie des gens farouchement opposés à la copie. Et par ailleurs je trouve que les gens appartenant à cette catégorie sont très respectables et même, je dirais, dotés de ce genre de morale qui malheureusement tend à disparaître aujourd'hui.

Cependant je voudrais ici, défendre une thèse contraire. Entendons-nous bien : il est des choses qui ne devraient pas être piratées. Et pour ce qui me concerne, je pense que musique, cinéma et oeuvres littéraires entrent dans cette catégorie. Restent cependant quelques productions qui peuvent poser problème.

Certaines oeuvres (anciennes) ont été créées dans un but bien défini par leurs auteurs : promouvoir et répandre le savoir aux classes défavorisées ou n'ayant pas la possibilité d'accéder naturellement à ce savoir. Le meilleur exemple que l'on puisse donner d'une de ces oeuvres est la très célèbre Encyclopédie Universelle. De grands bonhommes, des Diderot, des Voltaire, des Rousseaux, des d'Alembert et pleins d'autres, y ont participé. Leur but : ne pas masquer le savoir et au contraire le diffuser largement et à un prix attractif même pour les plus pauvres. Et je te passe d'autres grandes productions, romans, poésies voire même ouvrages philosophiques (surtout au XVIIIème siècle) tous créés pour être largement diffusés et à un prix minimum.

Alors, "pirater" un CD de l'encyclopédie Universelle, est-ce un vol ? Qui trahit l'esprit de Diderot, le pirate, ou l'éditeur ?

Tu vas m'objecter sans doute, les coûts de productions. Mais justifient-ils le prix de vente ? Et puis comme contre-exemple, je te sortirai d'autres exemples d'ouvrages que l'on peut trouver pour moins de deux ou trois euros, et même qui sont offerts gratuitement : Le Coran, La Bible, pour ne citer qu'eux, en font partie.

Ensuite, et c'est là où j'avoue être une incorrigible canaille, vient le "piratage" de logiciels. Regarde certaines publicités à la TV. Tu constateras que bon nombre d'entre-elles ont comme accompagnement musical des oeuvres tombées dans le domaine public. Pourquoi ? Pas pour faire aimer Bach, Beetoven ou Mozart. Non simplement parce que le publiciste, n'a pas, en ce cas, à payer de droits d' auteur. Alors, je m'estime en droit quand par exemple on a affaire à des Photoshop, Illustrator, Word ou autres QuarkXpress à les pirater sans vergogne. Parce que, en aucun cas, on n'a à tenir compte des mises à jour (combien dorment en attente de diffusion, déjà entièrement écrites, mais pas diffusées). Ces logiciels devraient être rangés dans le domaine public. C'est mon avis, parce que les sommes engrangées depuis les versions 1.0 doivent aujourd'hui largement dépasser le déficit financier de pas mal de pays. Je trouve cela honteux, tout simplement.

Tiens un exemple de pratique dont je me demande, comment on peut le justifier. Une (très) grande firme dans le domaine de l'impression et de la photo, vend une machine (hors de prix) appelée Shooteuse. Cela sert à faire d'une diapositive, un fichier (haute définition) graphique. Fort bien. Le matériel est superbe, la technologie à la pointe du progrès, et le prix (pas loin des 10 000 euros) sinon justifié, du moins excusable. Or il apparaît que l'acheteur, qui a payé sa machine, n'a en fait que le droit de "shooter" 100, 500 ou mille diapos (selon son contrat). Après cela, passage à la caisse et "rechargement" du compteur pour une nouvelle série. Et la "recharge" est loin d'être bon marché. Dans ces conditions, trouves-tu anormal que je me soit penché sur la question pour satisfaire quelques personnes (et amis) en mal de "shoot" ? Qu'est-ce que coûte au fabricant la 101 ème diapo numérisée quand le client n'avait droit qu' à 100 ? Et par extension, que lui coûtent les shoot suivants ?

Vois-tu, jadis, c'était l' aristocratie, puis la bourgeoisie qui prétendaient détenir le savoir. Et qui ne le dispensaient à petite dose, qu' à quelques manants issus du peuple, dans le but de profiter de leurs talents artistiques, ou de leurs ingéniosités. Aujourd'hui, ce sont la finance et l'industrie (avec encore derrière, aristos et bourgeois) qui ont pris le relais. Alors, au risque de passer pour un rétro-communiste, je dis que la restitution au prolétariat d'une connaissance qui lui est due n'est que justice.

Si vous avez les yeux plus gros que le ventre, vous ne risquez pas de trouver une paire de lunettes. (Pierre Dac)
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Lun 19 Déc 2011 23:22
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives
harratch a écrit : 
Alors, "pirater" un CD de l'encyclopédie Universelle, est-ce un vol ? Qui trahit l'esprit de Diderot, le pirate, ou l'éditeur ?

Pour ce point en particulier : ce qui serait piraté ne serait pas l’encyclopédie, puisque l’encyclopédie de Diderot (probablement plus que obsolète de toutes façons) est dans le domaine publique. La durée maximale du droit d’auteur en france, est de 70 ans après le décès de l’auteur du dernier co-auteur. C’était 50 ans avec la convention de Berne, mais l’Europe a imposé un délais de 20 ans plus long, le passant à 70 ans, et la france s’y conforme.

Diderot : 1713 — 1784

Le délais de 70 ans est largement écoulé, même pour ses co-auteurs.

Par contre, ils considéreraient que la présentation, la mise en forme, ou je ne sais quoi à été piraté. Mais copier les textes d'origine (pas les éventuelles notes additionnelles ajoutées par d’autres) devrait être OK.

Sinon, je vois ce que tu veux dire, mais je lis la suite avant de répondre.

harratch a écrit : 
Alors, je m'estime en droit quand par exemple on a affaire à des Photoshop, Illustrator, Word ou autres QuarkXpress à les pirater sans vergogne. Parce que, en aucun cas, on n'a à tenir compte des mises à jour (combien dorment en attente de diffusion, déjà entièrement écrites, mais pas diffusées).

Ça c'est une autre question, c'est de l'abus de leur part, et c'est le boycott qui est le plus indiqué.

harratch a écrit : 
Ces logiciels devraient être rangés dans le domaine public.

Je ne vois pas comment on peut conclure ça de la plainte légitime précédente. Le piratage pour protester, c’est déplacé, ou c’est un prétexte pour le justifier.

Une nouvelle version d’un logiciel n’est plus le même que la précédent, c’est un nouvel objet. Je parle des évolutions, mais pour les corrections d’erreur, ça c’est autre chose, ça devrait être une obligation pour eux de les corriger, mais je ne connais aucune loi qui leur impose ça. Disons que dans ce domaine, c’est le non‑droit des deux côtés, autant du côté des éditeurs que de leurs clients. Mais ce n’est pas totalement catastrophique non‑plus, les éditeurs ne sont pas que des escrocs, et leurs clients ne sont pas tous des voleurs.

Pour que la première version de Word tombe dans le domaine publique, il faudra attendre encore au moins 2053 (elle est sortie en 1983). Mais en pratique, personne ne risque beaucoup d’être poursuivi pour a copier cette version de Word de 1983 en 2011, Microsoft ferait un carnage à son image, et à part les archivistes et les historiens des temps modernes, qui la copierait…

harratch a écrit : 
C'est mon avis, parce que les sommes engrangées depuis les versions 1.0 doivent aujourd'hui largement dépasser le déficit financier de pas mal de pays. Je trouve cela honteux, tout simplement.

La question est intéressante, mais il faudra faire plus que le supposer, il faudrait le vérifier, parce que ce n’est peut être pas le cas finalement, on ne sait pas. Puis il ne faut pas confondre le bilan financier des ces grosses boites avec celui des indépendants, qui sont les plus menacés dans l’histoire. Les grosses boites survivent bien au piratage, et l’utilise même pour couler et noyer les petits (*). Ces petits, justement, eux, ne survivent jamais au piratage, et même sans piratage, c’est déjà difficile pour eux… alors avec…

(*) Par exemple en fermant les yeux, volontairement, sur le piratage de leurs logiciels, créant ainsi une situation inconcurrençable pour les petits. D’autres sont plus directes, comme Google, et diffusent leurs applications gratuitement, non pas par charité, mais pour garantir leur situation de monopole. Seule les grosses boites peuvent survivre à la distribution gratuite d’une partie de leur service, et les petits ne peuvent pas trouver le place dans ce contexte, et n'ont même pas la moindre chance de naitre. Là encore, c’est la loi de la jungle, et cette pratique, cette manière de couler les concurrent, est normalement interdite pas la loi, mais comme par hasard, cette loi n’est pas appliquée dès qu’il s'agit de tout ce qui est numérique.


Je lis les deux derniers paragraphes plus tard (zut, encore des coquilles de français à la pelle dans ma réponse… je corrige plus tard).

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Lun 9 Jan 2012 06:16
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives
Ce sujet aborde spécifiquement, les techniques de protections contre la copie qui pourraient être des alternatives aux DRM, ou les moyens de pallier aux défauts des DRM.

Après des commentaires intéressants, mais ne rentrant pas dans ce cadre, une division du sujet s’est produite à ce point. La question des raisons pour le droit à la copie et des raisons pour la protection contre la copie, se poursuit ici : Pourquoi le droit à la copie et pourquoi la protection contre la copie ?

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Dim 14 Déc 2014 12:34
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives
Une alternative amusante, même si insuffisante, et de remercier les gens honnêtes plutôt que de ne faire qu’accuser les gens malhonnêtes (ce qui n’inclut pas les gens piégés ou trompés par ignorance).

C’est au Japon, où une société éditrice de Manga a publié une vidéo toute simple, où ,des personnages de Mangas remercie les gens qui ne les ont pas piraté. La vidéo est constitué de vrais extraits de vrais Manga où les héros disent vraiment merci dans l’histoire.

MAGP: Thanks, friends


Je l’ai appris dans cet article : Le Japon lutte contre le piratage en remerciant ses fans (dailymars.net), Août 2014.

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Dim 14 Déc 2014 13:39
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives

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Jeu 13 Juil 2017 17:33
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives
Il existe deux DRM légers : DRM LCP et DRM CARE. Ils font polémique, comme tous les DRM de toutes manières, et je n’ai pas encore étudié la question.

Sur le tatouage numérique, une technique dissuasive permettant de tracer l’origine d’un piratage, Cairn.info en a fait un article, mais c’est assez ancien : Le tatouage de données audiovisuelles, 2003.

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Mar 30 Oct 2018 21:27
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives

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Mar 30 Oct 2018 21:31
Message Re: Protections contre la copie, DRM et alternatives
Le « piratage » devient un problème même dans les salles de spectacle, au point que aux États‑Unis, plusieurs artistes ont déjà commencé à se protéger contre, et qu’une artiste française s’y met aussi ; elle est la première, mais peut‑être pas la dernière.

Florence Foresti, pour ne pas que des vidéos ou des photos non‑autorisées par elle‑même, circulent sur le net, a décidé d’appliquer la blocage des smartphones à l’entrée de son prochain spectacle, comme cela se fait déjà aux États‑Unis.

Voir : Florence Foresti fait la chasse aux téléphones portables pour son nouveau spectacle (msn.com), Octobre 2018.

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