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Un petit documentaire expliquant des processus de maintient et de fabrication d’idées fausses, dont les théories des complots. Un lien intéressant avec le sujet, est que on peut dire qu’une partie des théories des complots est due au manque de scepticisme, finalement. Le scepticisme, quand il n’est pas la paranoïa, non‑seulement n’est pas toujours une croyance en un complot, mais en plus, peut éviter de se laisser manipuler par une théorie d’un complot.

Sont présentées brièvement : les croyances fausses propagées par le « bon sens » dans la culture générale au point d’être tenues pour des évidences, le biais de confirmation, l’imagination qui vient combler des explications manquantes, le « biais de David contre Goliath » qui veut que « les faibles disent toujours la vérité et les puissants mentent toujours » et la passion ou l’émotion contre la raison.

Quand notre esprit nous joue des tours — Science de Comptoir
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Une difficulté de l’Occident à l’auto‑critique, pourrait inspirer la méfiance ou le scepticisme, qui est trop souvent qualifié de complotisme. La citation qui mentionne cette difficulté, parle aussi de distinguer les intentions véritables et les intentions affichées, ce que les Occidentaux font facilement envers les autres, mais est facilement qualifié de complotisme, quand cette mise en question est faite des Occidentaux vers les Occidentaux. Peut‑être que si cette auto‑critique était plus facilement acceptée ou entendue, peut‑être qu’il y aurait moins de « théories complotistes ».

Dans la citation, le paragraphe qui précède le second, est cité pour faciliter la compréhension du second, qui sans cela, serait hors‑contexte ; mais il est aussi possible de lire l’article en entier, le lien étant donné plus bas.

Le Monde Diplomatique a écrit : 
[…] Une bonne partie de l’œuvre de Chomsky est consacrée à l’analyse des mécanismes idéologiques des sociétés occidentales. Quand un historien étudie l’Empire romain, il essaie de relier les actions des dirigeants de l’époque à leurs intérêts économiques et politiques, ou du moins à la perception que ceux-ci en ont. Au lieu de s’en tenir aux seules intentions avouées des dirigeants, l’historien met au jour la structure « cachée » de la société (relations de pouvoir, contraintes institutionnelles) pour décrypter le discours officiel. Cette démarche est tellement naturelle qu’il ne faut même pas la justifier. On l’applique à des sociétés comme l’Union soviétique hier, la Chine et l’Iran aujourd’hui. Nul expert sérieux n’expliquerait le comportement des dirigeants de ces pays en privilégiant les motivations que ceux-ci mettent en avant pour justifier leurs actions.

Cette attitude méthodologique générale change du tout au tout quand il s’agit des sociétés occidentales. Il devient alors quasi obligatoire d’accepter que les intentions proclamées de leurs gouvernants constituent les ressorts de leurs actions. On peut douter de leur capacité à atteindre leurs objectifs, de leur intelligence. Mais mettre en cause la pureté de leurs motivations, chercher à expliquer leurs actions par les contraintes que des acteurs plus puissants feraient peser sur eux revient souvent à s’exclure du discours « respectable ».

L’article complet : La mauvaise réputation de Noam Chomsky (monde-diplomatique.fr), 1 Avril 2001 (mais ce n’est pas un poisson d’Avril).
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