Autour des vélos : idées et suggestions

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Le croiriez vous si on vous disait qu’il existe des vélos avec une pédale de frein et qu’ils sont même banals aux Pays‑Bas ? Dans ce petit recueil de doléances et notes sur les freins des vélos, vous découvrirez que ce n’est pas une blague.

Concernant les freins, l’idéal serait quelque chose qui freine bien même par temps de pluie et éventuellement qui ne s’userait jamais. On peut penser à des freins magnétiques, comme ça ne nécessiterait pas de contact mécanique, mais apparemment, ça ne freine pas assez tout‑seul, ça n’existe que en conjonction avec un autre système de freinage, pour éviter l’usure du mode de freinage principal. C’est encore seulement à l’étude : Porsche travaille sur un frein à disque magnétique pour les vélos (transitionvelo.com), 19 Avril 2024.
Chapeau de l’article a écrit : 
Le fabricant automobile Porsche a déposé un brevet concernant un frein à disque pour vélo utilisant également un frein magnétique pour réduire l’usure des plaquettes.

Ce n’est pas pour maintenant, ça ressemble encore à du rêve.

Pour avoir un meilleur freinage qu’avec les freins à patin, qui freinent moins quand la jante de la roue est couverte d’eau, on peut être tenté par les freins à disque, le même système qu’avec les voitures, qui ne craignent que les problèmes d’adhérence à la route, quand il pleut, pas une faiblesse des freins. Mais ils ont deux inconvénients. D’abord, il ne peuvent pas être entretenus ou réparés par n’importe qui, parce qu’ils sont apparemment hydrauliques, ils ne sont pas actionnés par un cable. Pourtant, de mémoire, il existe un autre système avec cables, qui existait sur les vélomoteurs et les vélos du genre VTT, il y au moins plusieurs décennies. Un autre inconvénient, est qu’ils alourdissent le vélo, jusqu’à pas loin de 700 g, mais cette remarque n’est pertinente qu’avec un vélo classique, parce qu’on est plus à ça près avec un vélo électrique. Voir à ce propos : Freins à disques ou à patins, le débat ! (weelz.ouest-france.fr), Novembre 2023, Juillet 2025.

Les freins à tambour qui étaient ceux des mobylettes et VTT il y a longtemps, semblent toujours exister. Ils pourraient avoir l’avantage du frein à disque d’être moins vulnérable à l’eau, comme tout se passe dans un élément fermé (apparemment, même certaines voitures utilisent des freins à tambour, mais plutôt seulement sur l’essieu arrière). Ils fonctionnent avec des cables et vu le nombre de gens qui a une époque, réparaient ieux‑mêmes leur mobylette, ça doit être accessible. Le mécanisme me semble plus fiable que celui des freins à patin, ces derniers pouvant être entravés par de la boue, des feuilles d’arbre ou être facilement décentrés. Ils ne peuvent que être plus lourds, comme les freins à disque. À ce propos, voir : Comment freiner un vélo ? 6ème partie : le frein à tambour — Alain Le Berre (youtube.com), 23 Mai 2020. D’après l’auteur, ces freins sont courants sur les vélos Hollandais, ce qui est bon signe, parce que leurs vélos sont bien meilleurs que ceux qu’on trouve typiquement en france (ex. vitesses intégrées au moyeux plutôt que dérailleur).

L’inconvénient des freins à disque et à tambour, est que le système est liée à la roue. Alors il faut la bonne roue et avec le bon système de freinage ; cependant, on a déjà un problème similaire avec la roue arrière et je crois qu’il est possible d’acheter une jantes et les rayons d’une longueur qui les amène bien juste au moyen, pour avoir une roue sans moyen et acheter le moyeux séparément, ce qui semble potentiellement disponible aussi. Avec les freins à patins, le mécanisme de la roue et le système de freinage sont indépendants, au moins entièrement sur la roue avant. Certes, il faut une jante pour les patins, mais même sans patins, une roue ne peut que avoir une jante.

Il existe plusieurs types de frein à patins, et pour chaque type de mécanisme il y a un type de patin, parce que la technique de fixation du patin n’y est pas la même. Il faudrait les comparer, et malheureusement je ne le peux pas vraiment, je n’en ai connu que deux types et peux seulement dire que le type le plus ancien est celui qui m’a posé le moins de problèmes, mais ça peut dépendre de la qualité de fabrication. À ce propos, voir : Différencier les types de freins (citycle.com), 1 Juillet 2015. Cet article les décrit, mais sans les comparer, ce qui manque, justement. D’après la description des mécanismes, j’ai un bon à priori pour le système des cantilevers. Les v-brake, qui sont présentés comme une variante, des cantilevers, m’ont personnellement déçu ; le système avec étriers à tirage latéral me semble moins fiable, et ceux que j’ai connu avaient beaucoup tendance à la dissymétrie.

Le dernier article (dans la paragraphe précédent) mentionne les freins à rétropédalage. Il y a une quinzaine d’années, Ikéa vendait un vélo avec une transmission par courroie et un système de freinage de ce type. Personnellement, quand je dois ralentir, j’ai spontanément tendance à initier un pédalage en arrière, alors peut‑être qu’on s’y fait vite, si on est dans ce cas aussi. Mais simplement présenté comme ça, ça semble plus difficile à imaginer en descente, devoir pédaler en arrière pendant toute une descente, pourrait être fatiguant, en plus d’être peut‑être peu sécure pour les freinages d’urgence. Mais l’image du rétropédalage, est en bonne partie tromeuse, comme vu plus loin. Le frein à rétropédalage est dit courant en Hollande, équipant apparemment la moitié des vélos au moins. Ça fait un bon signe. Un autre bon signe, est qu’ils sont une variante des freins à tambour, qui inspire confiance, avec l’avantage encore supplémentaire, de ne même pas nécessité de cable, ce qui peut faire espérer qu’ils soient encore plus fiables. Qu’ils soient à tambour, n’entre justement pas en contradiction avec une précédente remarque rapportée, qui est que les vélos Hollandais sont typiquement équipés de freins à tambour. À ce propos, voir : Le frein à rétropédalage — par Mark Treasure (jeanneavelo.fr), 12 Juin 2020. C’est dans cet article qu’on apprend qu’en fait de rétropédalage, il s’agit plus de freiner comme en appuyant sur une pédale de frein. On ne pédale donc pas en arrière, on appuis sur les pédales dans le sens opposés, comme si on allait pédaler en arrière, mais sans pédaler en arrière. Ça change tout et ça peut en faire un très bon candidat pour le frein quasiment idéal sur un vélo. Ce n’est pourtant pas parfait en toute circonstance, ça dépend de la position du pédalier au moment de devoir freiner. Comme presque tout ce qui est bon, il faut s’attendre 1) à ce que ce soit cher et 2) à ce que ce soit introuvable dans la vente d’occasion en france, qui a surtout eu l’habitude des mauvais vélos.

Attention quand‑même, la remarque précédemment prématurée sur la difficulté d’avoir un freinage d’urgence avec un frein à pédale alias « à rétropédalage », est confirmée :
Mark Treasure dans le précédent article a écrit : 
Le seul autre inconvénient du frein à rétropédalage que je connaisse est que – en cas d’urgence – les pédales peuvent ne pas être instantanément dans la bonne position pour générer la meilleure puissance de freinage disponible (contrairement aux leviers de frein au guidon). Elles peuvent se trouver à la verticale, là où il n’est pas possible d’appliquer beaucoup de force vers l’arrière.

S’il le faut vraiment, ne reste plus qu’à se laisser volontairement tomber, mais sans lâcher le vélo, pour qu’il ne parte pas blesser quelqu’un.

Le plus simple et pour un budget modeste, reste les freins à patin, mais les cantilevers sont apparemment difficiles à trouver en bonne qualité (les freins à patin qui au feeling me semble les plus fiables, mais à voir). Le premier article mentionne une efficacité de freinage 40 % plus importante avec les freins à disque qu’avec les freins à patin. Est‑ce que ça en vaut la peine ? Quand ils sont en bon état, les freins à patin freinent largement assez bien. Leur problème, c’est l’eau et aussi quand ils ne restent pas bien centrés. Ceux que j’aimerais personnellement le plus voir sur un vélo, serait les freins à pédale, pour leurs autres avantages, mais resterait la question du freinage d’urgence, mais même à 20 km/h, ça doit être gérable.

Une playlist des vidéos de Alain Leberre, en rapport avec cette question (il en fait sur d’autres sujets, il est un touche à tout les domaines) : Différents systèmes de freinage pour vélo, par Alain Le Berre (youtube.com)
Quand c’est indiqué, il est parfois permis au vélo de rouler sur les voie de bus. Il y a une subtilité à connaître. Quand le pictogramme du vélo peint sur la chaussée, est à droite, ça veut dire qu’il faut rouler en restant à droite (en faisant attention aux risques d’accident de portière avec les voitures stationnées au bord, quand il y en a), parce qu’il est attendu que les bus peuvent dépasser les vélos ; c’est le cas des voie de bus assez larges. Quand le pictogramme du vélo est peint au milieu de la chaussée, au lieu de à droite, c’est qu’il n’est pas attendu que les bus puissent dépasser les vélos. Dans ce cas, il est préférable d’y prêter attention et de peut‑être quitter la voie pour ne pas gêner un bus qui arrivait par l’arrière.

La subtilité de ce pictogramme et la rappel de faire attention aux accidents de portière, est rapportée d’une vidéo de Altisplay sur YouTube, qui a apparemment été diffusée sur TikTok aussi, mais peut‑être pas la version entière alors.
D’après le code de la route, le trottoir est interdit aux cyclistes de plus de 8 ans. Après, quand il n’y a personne et que la police n’est pas sadique ou absente, ça ne pose pas de problème (il y a la loi et il y a l’esprit de la loi), mais mieux vaut savoir que c’est normalement interdit et que l’amande est de 135 €. Je crois que les problèmes se posent surtout à Paris, qui est une ville avec une circulation dense, toute forme de mobilité confondue, parce que jamais entendu parler de problème ailleurs. Dans quelques cas, je trouve personnellement qu’il est moins dangereux pour un vélo de rouler sur le trottoir que sur la chaussée, pour éviter de côtoyer des automobilistes trop pressés ou pour éviter de la couper les voies, surtout si les voitures roules vites ; parfois aussi, ça permet de traverser à un endroit offrant une bonne visibilité. Mais c’est interdit et peut valoir une amande de 135 €, alors prudence, et pas seulement envers les gens qui marchent, pour le coup.

Il ne se pose peut‑être pas qu’un problème de vitesse, mais un problème d’encombrement aussi. Mais il est connu que quand il y a eu des problèmes, la vitesse était toujours mise en cause (et c’était surtout à Paris, beaucoup moins ailleurs). Mais ce n’est peut‑être pas le seul fondement de cette loi.
Un site qui publie des recommendation pour les aménagements pour les vélos, autant pour les voirie que le stationnement, y compris sous abris dans bâtiments collectifs : Cerama vélos (cerema.fr). Ce site n’est pas spécialisé dans les questions autour des vélo, il l’est dans les questions d’aménagements territoriaux, mais il s’intéresse beaucoup aux vélos, qui font partie de ces questions.
Le casque …

Le casque pour les vélos n’est pas inutile, mais il semble qu’il soit vain de le rendre obligatoire. Le rendre obligatoire fait plutôt diminuer le nombre de cyclistes. Difficile de croire que les cyclistes ont peur du casque, c’est plutôt que si on va quelque part et que là où on va, il n’y a pas de place pour le casque, qu’il doit alors nous accompagner partout, le casque devient un problème. On laisse la ceinture de sécurité dans la voiture quand on en sort, mais un vélo et son casque, ce n’est pas la même chose. Une vidéo de Altisplay, ajoutée plus loin, mentionne aussi que l’obligation du casque poserait un problème avec les vélos en location libre‑service, comme rien n’est prévu pour fournir un casque avec.

Ce n’est qu’une suspicion, mais il semble aussi que les intentions de rendre le casque obligatoire en vélo, ne soit pas toujours pour défendre les cyclistes, mais pour défendre les automobilistes. En effet, la grand facteur aggravant des accident, c’est la vitesse. L’alternative au casque, est donc la réduction de la vitesse pour les voitures, ce qui est impopulaire.

Comme il le rappel à la fin de la vidéo, ce n’est pas pour dire que la casque est inutile, mais pour dire que le rendre obligatoire n’est pas tellement évident, en tous les cas, pas autant que d’avoir rendu la ceinture de sécurité obligatoire dans les voitures. Un vélo n’est pas une voiture.

Pourquoi veulent‑ils rendre le casque obligatoire pour les cyclistes ? — Altis Play — 6 Février 2022


Le problème du casque encombrant qui fait qu’un vélo n’est pas comme une voiture avec une ceinture de sécurité installée à l’intérieur, fait repenser à une autre comparaison, qui est que un vélo n’est pas un « coffre‑fort » comme peut l’être une voiture. Par exemple quand on fait des commissions et passe dans plusieurs magasin, on doit toujours tout garder avec soi, tandis que en voiture, on laisserait tout dans la voiture pour aller dans un autre magasin. Il faudrait des lieux avec des consignes de différentes tailles, mais ça ne serait pas facile à mettre en place. Heureusement au moins, il semble de plus en plus possible de rentrer dans un magasin avec les courses qu’on a faite dans un autre, ça pose moins de problème qu’avant. Le problème a longtemps été, chez les commerçant, la peur du vol, comme entrer et sortir avec un sac rempli, a souvent fait suspecter que quelque chose de volé pouvait y avoir été caché. Maintenant, c’est plus calme à ce propos qu’il y a cinq ou dix ans par exemple, peut‑être parce que en plus des cyclistes, il y a les piétons aussi, qui ont le même problème et que la voiture semble moins devenu la règle qu’avant pour faire les commissions, surtout quand des commerces se réinstallent en centre ville.