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Administrateur
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Le français n’est pas une langue neutre, est vraiment, ça se voit, et même trop. Chaque fois que l’on parle au pluriel ou en général ou dans l’absolu, on écrit finalement au masculin, soit‑disant neutre. On peut toujours utiliser systématiquement des formes comme « ils/elles » au lieu de « ils », des formes comme « parti(e)s » au lieu de « partis », par exemple pour les adjectifs. Mais ça devient vite envahissant et fastidieux, et ça peut même paraitre lourdingue à certains lecteurs (une remarque que l’on m’a faite sur un site que j’ai rédigé entièrement comme ça).
Comment résolvez‑vous ce problème s’il en est un pour vous ? Quel style d’écriture, quelles tournures utilisez‑vous pour éviter cet écueil ? Autre abord de la question maintenant, il existe des auteurs qui se sont amusé à écrire des romans entier, en évitant systématiquement une lettre en particulier; savez‑vous s’il existe de la même manière, des auteurs qui se sont amusé à écrire des romans sans jamais faire d’accords, ni au féminin, ni au masculin ? |
Bavard impénitent
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Ça fait parti des règles d'écriture. On n'a pas le choix de les respecter même si ça montre bien que la France a toujours été un patriarcat...
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Administrateur
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L’Allemagne aussi, et pourtant je crois qu’il y a un vrai neutre en Allemand. Mais avec mes 2 de moyenne en Allemand au collège, je ne préfère pas m’avancer
![]() Anecdote : en Arabe, le pluriel le plus neutre et le plus général, est féminin ![]() |
Bavard impénitent
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Pour l'allemand, ce n'est pas moi qui vais te dire ça.
Quand j'ai appris que l'allemand utilise les déclinaisons comme le latin j'ai choisis espagnol ![]() D'ailleurs en espagnol, c'est comme en français, l'homme prend le dessus ![]() |
Administrateur
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Voilà, les Suédois au moins, ont un pronom neutre :
Hen: le nouveau pronom neutre qui fait polémique en Suède (slate.fr). 27 Mai 2012. Ce pronom est “hen”, et il est destiné à se substituer à la fois au pronom “han” masculin et au pronom “hon” féminin. Mais ça ne se fait pas sans réactions de rejets, comme le raconte l’article. Des rejets que personnellement je ne comprends pas, parce que je ne vois pas quels problèmes vraiment importants peut poser la création d’un nouveau pronom dans une langue. |
Administrateur
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Voir aussi : “What does one need, when she needs …”.
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Administrateur
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Cet absence de neutre en français, est trop ennuyeuse pour parler des robots. Impossible de se décider entre « elle » ou « il » (ordre alphabétique), et c’est pénible de toujours écrit le conventionnel « il/elle ».
Quel(s) pronom(s) personnel(s) commode(s), peut‑on associer aux robots ? Aucun, j’imagine … ![]() |
Administrateur
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Les français en sont incapables, des Anglophones l’on fait
![]() En Anglais, au lieu d’écrire “he/she” en guise de pronom neutre, on peut écrire “xe”. Google Translate ne le reconnait pas, ni mon correcteur orthographique en mode Anglais, mais j’en trouve traces ailleurs. Je l’ai découvert en lisant ceci : L’article plus bas a écrit : Let the invoker of your dæmon decide whether xe wants it to run synchronously or asynchronously. Don't assume that xe will only ever want your dæmon to run asynchronously. Indeed, on modern systems, administrators want dæmons to run synchronously, as standard behaviour. Source : Mistakes to avoid when designing Unix dæmon programs (homepage.ntlworld.com/jonathan.deboynepollard). 2001 ou ultérieur. Une fraction de seconde, j’ai tiqué, comme j’aurais tiqué sur une coquille, puis j’ai soupçonné que ce n’était pas involontaire, et que le “X” se substituait dans son esprit, aux “h” et “sh” de “he/she”. J’ai alors voulu voir si d’autres que l’auteur de cet article, ont cette usage de ce mot « inventé »… et surprise, oui, et la BBC en a même parlé en 2014 : Canada: Schools axe “he” and “she” in favour of “xe” (bbc.com), Juin 2014. Même pas besoin de citer, le titre dit ce qu’il faut. Bravo les Canadien(ne)s ! ![]() C’est sûrement plus utile et honnête et raisonnable, que toutes les hypocrisies féministes. |
Modératrice
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Hibou a écrit : C’est sûrement plus utile et honnête et raisonnable, que toutes les hypocrisies féministes. Ou machistes ! Parce que, excuse moi mais si il y a un million de femme et un homme on va tout mettre au masculin. Pareil avec les objets. Qu'on ne vienne pas me dire que c'est du féminisme ! C'est clair que le neutre est nettement mieux et bien plus logique finalement. |
Administrateur
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zen a écrit : Ou machistes ! Parce que, excuse moi mais si il y a un million de femme et un homme on va tout mettre au masculin. Pareil avec les objets. Qu'on ne vienne pas me dire que c'est du féminisme ! Le féminisme est un sexisme et fricote bien avec une forme de machisme. Mais bon, on ne va pas en re‑discuter, parce qu’on va encore se disputer sur ça ![]() zen a écrit : C'est clair que le neutre est nettement mieux et bien plus logique finalement. Oui, I agree. Mais je me disais que c’est peut‑être le hasard de l’histoire de leur langue qui les a aidé, parce que si je comprends bien le processus d’apparition de ce pronom neutre Anglophone, ce processus ne pouvait pas se produire en français… Quand on a le choix entre “he” et “she”, on voit clairement un partie variable et une partie constante. La partie variable est soit “h” soit “sh” et la partie constante est “e”. Il est facile de remplacer la partie variable par un “x” et d’en arriver à inventer “xe” assez spontanément. Mais en français on a le choix entre « il » et « elle », on y voit pas de partie constante et variable avec autant de netteté qu’en Anglais. La partie constante est le « l » et il y a une partie variable à gauche, avec « i » ou « e » et une partie variable à droite avec « le » ou « » (rien). Du coup, en faisant la même chose en français, ça ressemblerait à « xlx », un truc totalement imprononçable ![]() Ou alors on rend hommage à leur affinité pour le français, en adoptant leur pronom neutre Anglais ? ![]() En plus de ce qui est dit plus haut, une autre chose qui doit bien aider pour eux, c’est qu’en Anglais, les adjectifs ne s’accordent pas. En français, il faut ou faudrait (selon qu’on y voit une nécessité ou pas), aussi inventer un accord neutre pour les adjectifs. Pour en rajouter une couche, certains mots ne sont pas des adjectifs, et sont pourtant genrés, comme par exemple le mot « hirondelle », qui est féminin, pas neutre, alors qu’il doit bien y avoir autant d’hirondaux (mot inventé comme ça ![]() |