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Nous ne sommes pas seuls, mais… (Fermi revisité)
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Jeu 8 Déc 2011 01:56
Message Nous ne sommes pas seuls, mais… (Fermi revisité)
Ensemble d’hypothèses, sur cinq pages, ici résumées juste après les liens.

La source


Titre de la série de documents : Ré‑évaluation du paradoxe de Fermi.


Le titre de la partie n°3 peut sembler délirant, mais je vous rassure, il fait sens dans le contexte et après les deux pages qui la précède.

Où en viennent ses conclusions


Pour commencer par la conclusion, la série d’hypothèses fait le malheureux constat que le programme SETI est embourbé dans l’archaïsme et ne risque pas d’aboutir à quoi que ce soit, parce qu’il ne recherche que dans une fenêtre trop étroite (notre voisinage et des environnements similaires aux nôtres) et avec des présupposés anthropocentriques.

Le déroulement des idées qu’expose l’auteur repose entièrement sur des hypothèse fiables ou raisonnables, sans jamais faire appel à des idées spéculatives, comme les trous de vers, les voyages à des vitesses au delà de celle de la lumière, etc. Ça n’en rend ses idées que plus pertinentes.

Le résumé


Pour résumé trop brièvement, l’idée est que des civilisations avancées seraient des civilisations informatiques, soit que leurs êtres seraient des formes de vies artificielles, soit qu’ils seraient biologiques mais que la communication, la prévision, l’information, et toutes les choses typiquement informatiques, occuperaient chez eux une place fondamentale. Hypothèse crédible et dont on peut au moins parler sans trop spéculer en racontant n’importe quoi.

Cet état des civilisations, dont nous serions au début, serait une étape constituant l’un des grands tournants du vivant, les méga-trajectoires, comme il les appelle; comme l’on été le passage du mono-cellulaire au multicellulaire, la sortie des océans pour gagner la terre‑ferme, etc.

Partant du constat que le fléau de l’informatique est la chaleur, est émise l’idée que les civilisations avancées rechercheraient les régions froide des galaxies par soucis d’économie et d'efficacité, et que donc, même si l’origine de la vie se situe probablement dans les bras des galaxies, avec le temps, elles finiraient par migrer à la périphérie des galaxies, sans toutes fois s’en éloigner trop non-plus, sous peine d’être privée de matière première, qui devient trop rare dans l’espace entre les galaxie.

Cette migration pourrait se faire sur plusieurs millions d’années, la vitesse important moins que l’économie des ressources et de l’énergie.

Ce soucis d’économie de l’énergie et d’évitement des déperditions, qui est une hypothèse acceptable, aurait plusieurs conséquences. Ces civilisations seraient difficilement détectables, car laissant peu de trace. Elles n’auraient aucun intérêt à gaspiller en envoyant des signaux à d’hypothétiques monde dont elles n’auraient aucune certitude de recevoir des réponses, ou même de les atteindre. Elles n’auraient aucun intérêt à s’éparpiller et à s’étendre à n’en plus finir dans le seul but de s’étendre. Elles n’auraient en conséquence aucun intérêt à venir nous rendre visite, si encore elles ont la moindre idée de notre existence (puis nous serions peut être trop insignifiants à leurs yeux).

Le fait qu’elles migreraient vers la périphérie des galaxie, les rendrait très distantes les unes des autres.

Bref, discrètes, clairsemées et situées à la périphérie de la galaxie, c’est à dire pas du tout où on les cherche. Si tel est bien le cas, alors le programme SETI est totalement à côté de la plaque et est même au contraire assuré de ne jamais rien trouver.

Je ne résume pas les hypothèses pour expliquer l’archaïsme de la politique de SETI, c’est inutile pour un résumé, je vous laisse lire.

C’est long à lire, mais vraiment, je recommande aux gens intéressés par la question, de lire cette révision du paradoxe de Fermi, vous n’allez pas être déçus.

En conclusion encore plus résumée, même si nous ne sommes pas seuls, nous pourrions pourtant restés des millions d’années sans jamais aucun contact, sauf avec éventuellement des sondes extra-terrestres croisées par grand hasard.

Notes personnelles


Si les civilisations avancées évitent de s’éparpiller, de faire des voyages onéreux présentant de trop grand risque de gaspillage, alors on peut écarter l’idée de prédateurs de l’espace envahissant les autres mondes, parce que de telles entreprises, seraient assez couteuses en énergie, pour finalement un bénéfice énergétique assez faible.

Pour se faire une image des civilisations qui ne laisseraient que peu de trace, comme conséquence de leur soucis d’être économe, vous pouvez imaginer les maisons qui se fondent dans l’environnement ou les techniques autour des énergies renouvelables, qui ont la même caractéristique. Le fait que nous tendions (si tout se passe bien) vers quelque chose de similaire, peut indiquer que c’est une bonne hypothèse.

Pour aggraver le fait (pour nous et le programme SETI) qu’elles seraient difficilement détectables dut à leur soucis d’économie, s’ajoute que plus une communication est complexe, plus elle est difficile à distinguer d’un bruit de fond. La quatrième partie des documents listés au début de ce message, donne des références à ce sujet. Si tel est bien le cas, alors SETI se fourvoie encore plus et ne cherche pas du tout les bons types de signaux.

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Hibou57

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Jeu 8 Déc 2011 04:34
Message Re: Nous ne sommes pas seuls, mais… (Fermi revisité)
Hibou a écrit : 
Pour se faire une image des civilisations qui ne laisseraient que peu de trace […]

Pour se faire une autre image du phénomène, on peut penser à un autre fait relevé ailleurs sur le même site, qui est que avant, la totalité des émissions télévisées étaient hertziennes, tandis que maintenant une partie est numérique, ce qui laisse s’échapper moins de signaux hertziens vers l’espace et qui sont donc moins susceptibles d’être captés.


Sinon à part ça, un avantage de sa théorie et qu’il ne souligne pas explicitement, c’est qu’elle est conforme à la démarche scientifique classique, de trouver des explications compatibles avec l’observation. Les discussions sur ce thème font presque systématiquement le contraire, en posant une hypothèse, pour ensuite s’étonner que l’observation concrète ne colle pas avec l’hypothèse, et y voir soit un paradoxe soit que quelque chose cloche avec l’observation, quand ce n’est pas pour en conclure un sophisme, du genre « une hypothèse fausse n’est pas vérifiée, donc on a la preuve de l’hypothèse contraire ».

Ici au contraire, il pose une hypothèse qui explique ce que l’on observe concrètement, ce qui remet les pendules à l’heure (*) et est plus constructif et plus probablement juste.


(*) Parfois les choses s’égarent plus vite et plus facilement qu’on ne le croit, malgré des protocoles bien rodés et connus de tout le monde. Ça devrait interpeller.

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Dim 27 Mar 2016 02:43
Message Re: Nous ne sommes pas seuls, mais… (Fermi revisité)
Dans le cadre du sujet « Les extinctions de masse », comme la première a été causée par un flash de rayons gammas atteignant la Terre, j’ai voulu me renseigner sur leurs fréquences et leurs causes.

Et un article de Futura‑Sciences met en rapport les sursaut gamma, le principe des extinction de masse, et l’existence de vies extraterrestres : Les E.T. seraient rares à cause des sursauts gamma (futura-sciences.com), Novembre 2014.

Il est dit que peut‑être seulement 10% des galaxies sont susceptibles de laisser la vie se développer.

Plus un environnement stellaire est pauvre en atomes lourds, à faible métallicité, plus il est susceptible de produire des étoiles suffisamment massives finissant par s’effondrer en hypernovae produisant un flash long (quelques dizaines de seconde) de rayons gammas. Le corollaire est que plus l’Univers avancera en âge, moins il y aura de telles étoiles et donc de sursauts gammas longs. Il faut donc tenir compte de l’âge de l’Univers quand on s’interroge sur la probabilité de l’existence de vies extraterrestres, une question que je me posais justement dans un ancien sujet : L’Univers est très jeune, et personne ne le remarque ?.

D’après l’article, l’Univers, dans ses cinq premières milliards d’années, stérilisait probablement la plupart des mondes où apparaissait la vie. Les grandes galaxies comme la notre, ayant un niveau de métallicité assez notable, sont encore peu courantes, l’Univers est encore trop jeune pour qu’elles soient majoritaires.

Les jeunes galaxies, 90% de l’ensemble des galaxies, qui sont aussi les plus petites, sont peu susceptibles de laisser la vie se développer.

En marge, l’article confirme l’hypothèse de Thierry Lombry (à laquelle j’adhère aussi), que le centre des galaxie est peu propice au développement de la vie, pour des raisons de rayonnements cosmiques trop intenses.

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Hibou57

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