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Beau Parleur
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La psychanalyse et un champ d'investigation particulier de la psychologie, elle est sujette à polémique depuis sa création, pourtant il serait bien difficile à ce jour d'envisager la psyché sans cet éclairage particulier.
Les théories comportementalistes prennent le dessus : c'est une demande sur l'efficacité, celle d'un individu qui retrouverait ses capacités de "plein rendement" dans un temps très court ( rendement au travail, en amour, en famille ect...) "on" tente d'éradiquer la psychanalyse de l'université ( par divers moyens). Je suis pour que la psychanalyse quitte l'université, mais de sa propre volonté et dans un coup d'éclat, fondant ainsi définitivement une prise de position et une véritable politique de son champ d'action. Le débat est ouvert... |
Premier Consul
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Virer la psychanalyse de l'Université..Concrètement, reléguer cette science aux sciences occultes...En effet c'est étrange...
Ce qui veut dire que les étudiants ne pourront plus s'initier à cet art, par le biais de l 'Université.? Ou je fais fausse route.. ![]() |
Beau Parleur
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La psychanalyse est prise dans un paradoxe et une contradiction : elle "défend" la place de l'insu et du sujet, on peut l'étudier, l'approcher intellectuellement, mais il est impossible d'en connaître les véritables ressorts théoriques, sans avoir fait une analyse.
Elle aurait pleinement sa place dans l'université qui est pourtant le lieu du savoir, là où elle met en avant cette place de l'insu. Effectivement les étudiants pourraient entendre, sinon comprendre, cette vision particulière, cela pourrait même les inciter ( et d'ailleurs cela serait fondamental) à commencer une analyse. Actuellement le débat devient caricatural, depuis les théories comportementalistes justement qui "narguent" la psychanalyse sur des notions d'efficacité : comment engager un débat avec des notions qui sont -non prouvables- dont la nature même empêche de dresser un bilan de probité ? Continuer à débattre ainsi c'est prendre le risque que la psychanalyse soit éjecteé de l'université et par ce fait soit décridibilisée officiellement aux yeux du public, effectivement à ce stade elle deviendrait quelque chose d'ésotérique, c'est en ce sens que je pense qu'elle doit prendre partie pour elle-même et créer d'autres repères qu'à l'université. |
Premier Consul
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J'attendais ton retour pour réactiver le débat...
En réalité, je pense...puisque tu dis et je suppose que tu as raison, que sans analyse, on ne peut pas soi même soigner les patients par la psychanalyse..j'ai pigé? Puisque on ne peut pas entrevoir les ressorts thérapeutiques ...c'est donc, en plongeant au plus profond de son psychisme que l'on réussit à trouver des solutions pour les autres... Le problème est d'ordre économique...Une analyse gratuite n'ayant pas de sens..comment fournir des analyses très longues à des étudiants qui ne peuvent pas se l'offrir? Dès lors, sans financement des analyses, la psychanalyse universitaire va à sa perte... Mais à l'heure de l'informatique, et je dis ça très naïvement , ne peut t-on pas concevoir des progiciels capables de se charger des analyses..même si une analyse , toujours d'après ce que j'ai compris est une initiation..qui doit durer des années comme l'apprentissage d'un instrument.. Mais une analyse même cybernétique et un peu froide, ne vaudrait t-elle pas mieux que pas d'analyse du tout.. Le sujet me passionne, mais je ne le maitrise pas assez comme tu peux le constater... |
Beau Parleur
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Excuse moi d'y revenir un peu tardivement...
En aucun cas un psychanalyste trouve "la solution pour les autres", le postulat est de dire : c'est le sujet qui vient à l'analyse qui pourra savoir, la condition sine qua non est d'ouvrir une dimension un peu particulière afin que ce le sujet, l'analysant, puisse déployer son champ/chant signifiant. Pour que l'analyste ait cette capacité de rétention à lui-même et laisse le transfert se créer, il doit effectivement faire un travail préalable sur lui-même, afin que ses propres dynamiques psychiques ne viennent pas parasiter le travail qui opère depuis l'analysant : ça ne s'apprend pas à l'université, mais sur un divan, ensuite il sera possible d'envisager la théorie en travaillant dans une association ou un école psychanalytique. Qu'un étudiant en université ou tout autres acteurs travaillent en ce sens, peu importe, mais un bon étudiant en psychologie ou en psychiatrie ne fera pas un psychanalyste pour autant. Une analyse étant un travail toujours singulier sur l'inconscient, ce travail s'effectue à deux, dans un espace et un temps déterminée, c'est le basique du cadre : ici et maintenant ( dans le cabinet de l'analyste ou on dit ce qui vient à l'esprit maintenant, tu comprendras qu'aucun logiciel ne puisse répondre à un tel travail..) |
Beau Parleur
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Pour se détendre un peu
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Modératrice
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François est un ancien copain..
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Modératrice
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![]() elle est bonne. |
Beau Parleur
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Lucy Van Pelt a écrit : François est un ancien copain.. un p'tit génie ![]() |
Premier Consul
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Puisque l'on parle de ce sujet..
J'aimerais si tu as le temps que tu nous expliques les différentes méthodes psychanalytiques ... Lacanienne Freudienne Jungienne (ça existe?) Adlerienne etc... Enfin pour la troisième, je crois que je m'aventure un peu.. ![]() |