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Je sais que la manière dont sont menés les sondages prête à discussion, mais c’est toujours utile à connaitre. Le site de l’IFOP a une page dédiée aux publications librement accessible à tout le monde.

Liste des publications : http://www.ifop.com/?option=com_publication_list

Comme ça les gens qui le souhaitent, pourront aller directement à la source, sans même devoir attendre les médias pour ça.
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Du coup je poste ce lien ici, puisque c'est complémentaire. Il s'agit d'une liste d'articles du monde diplomatique ou issu de "ses" blogs sur le sujet des sondages.

http://www.monde-diplomatique.fr/index/ ... gedopinion

Je ne fais jamais attention aux sondages. Dire 70 % des français pensent ceci ou cela alors qu'on a juste proposé un QCM à mille personnes, c'est plutôt douteux.
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Un article qui met en cause l’IFOP est son manque de professionnalisme.

On y apprend que l’IFOP appartient à Laurence Parisot, qui est également présidente du MEDEF (le « syndicat des patrons »), et que le sondage plaçant Sarkozy en tête, récemment publié, ne peut pas être viable, parce qu’il a été réalisé le jour même du meeting de Villepinte, que l’IFOP explique cette percée de Sarkozy par un effet Villepinte, alors qu’il est considéré impossible qu’un tel meeting puisse avoir des effets si nets sur l’opinion dans la journée même. Le panel de ce sondage n’est pas valide non‑plus (comme beaucoup de panels).

Pour lire le reste, c’est ici : La supercherie de l’Ifop (observatoire-des-sondages.org). 13 Mars 2012.
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Ceci n’est pas en rapport directe avec l’IFOP, mais parle des sondages d’opinion en général.

Un article du chercheur en sociologie, Pierre Bourdieu lui‑même, contient un passage intéressant à propos des biais des sondages. Il fait remarquer les réponse parfois insidieusement induites par la formulation des questions elles‑mêmes ; réponse parfois induite par une option de réponse manquante rendant la réponse réelle impossible, par des options de réponses se répétant, pour citer les deux principales.

Je répond régulièrement à des sondages en ligne (non‑rémunérés, c’est important à préciser), et je ne peux que être d’accord avec lui.

Un exemple tout bête, est une question comme celle‑ci (cas réel, et fréquent),

Un sondage a écrit : 
Souhaitez‑vous voir une majorité :
  • De droite
  • De gauche
  • Sans opinion


Les options proposées présentent le parti‑pris que si on ne souhaite ni une majorité de droite, ni une majorité de gauche, alors on ne sait pas ce que l’on veut et on est sans opinion. Impossible de répondre décemment à une telle question dans ce cas (les partisans de la droite et de la gauche n’y verrons par‑contre pas de problème et pourrons répondre sans problème, et à vrai dire, les options suggèrent que seules ces personnes sont dignes d’y répondre).

Il résultera de la formulation de la question, par les options qu’elle propose, que les résultats ne refléterons pas la réalité.

Lire l’article : L'opinion publique n'existe pas — Pierre Bourdieu (homme-moderne.org).
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Il explique ces biais par la volonté de répondre aux demandes des commanditaires des sondages, qui sont entre autres, les pouvoirs politiques (et aussi économiques, j’imagine). Et à ce sujet, voici une citation qui vous parlera peut‑être :
Citation : 
Éliminer les non-réponses, c'est faire ce qu'on fait dans une consultation électorale où il y a des bulletins blancs ou nuls ; c'est imposer à l'enquête d'opinion la philosophie implicite de l'enquête électorale.
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Citation d’une conclusion d’article, qui rappel un truc bête : les sondés peuvent simplement répondre n’importe quoi. C’est facile à comprendre quand on pense à la manière dont peuvent être posées des questions auxquelles il peut même être difficile de répondre correctement.

Sondages: une campagne au bord de l'indigestion (corsematin.com). Mars 2012.
Le lien a écrit : 
Aucun des sondages publiés avant le premier tour n'avait prévu le scénario Le Pen-Chirac. On a beau avoir la mémoire courte, c'est le genre de plantage dont on se souvient. Et qui reste dans un petit coin des cerveaux des citoyens. Tout comme certains d'entre eux, qui ont déjà été sondés, admettent n'avoir pas été des modèles dans le genre. Perdant le fil des questions, exagérant leurs réactions ou répondant un peu n'importe quoi. Oui, ça arrive.
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Pour faire remarquer une chose comparable, un titre dit explicitement « Comment poser des questions qui ne veulent rien dire à des sondés qui cachent ce qu'ils pensent ? »

C’est ici : Quand les sondages enfoncent des portes ouvertes (lexpress.fr).

Cet article là, lisez le si vous avez envie de rigoler un coup sur les sondages.
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Un internaute qui s’inquiète que les instituts de sondages, indiquent aux électeurs pour qui voter.

javin_fr en commentaire sur le site de TF1 a écrit : 
javin_fr
Le 10 Avril 2012 à 21h45

En fait, c'est fou l'influence des sondages. Les sondages annoncent l'envolée de tel ou tel et ça galvanise ses troupes, ça en rallie de nouvelles, le candidat est vue sous un jour nouveau, on lui fait confiance, il devient une valeur sure. A l'inverse si les sondages annoncent la chute de tel ou tel, l'effet inverse se produit : démobilisation, résignation, perte de confiance. Au final, les effets créés par les sondages finissent par leur donner raison. Les sondages ne se contentent pas d'observer une situation mais ils la modèlent. C'est très inquiétant . Quant on sait qu'un sondage est réalisé sur un « échantillon représentatif » d'à peine plus de 1000 personnes et qu'il est ensuite « corrigé » par de fins analystes. Je me dis que ce serait si facile pour des gens mal intentionnés de manipuler l'opinion publique, de changer le cours d'une élection. Et ce en toute impunité, puisqu'il est toujours possible d'invoquer la « marge d'erreur » et de rappeler que les sondages sont une photographie à un instant « T » et donc invérifiable par la suite. Pas la peine d'aller bourrer les urnes, bourrer les crânes est une méthode bien plus efficace.

Source : Bayrou tombe sous la barre symbolique des 10% (lci.tf1.fr). Avril 2012.
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Voir aussi, pour des arguments dans le sens de la non‑pertinence des sondages :
L’islamophobie fabriquée par les sondages
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Hibou a écrit : 
Je répond régulièrement à des sondages en ligne (non‑rémunérés, c’est important à préciser), et je ne peux que être d’accord avec lui.

Justement, comme la question de l’escroquerie des sondages « rémunérés », qui trompent autant les lecteurs des résultats des sondages que les sondés répondant à ces sondages, j’ajoute un lien vers cet ancien sujet : yougov.com : c’est quoi ce truc ? (site d’enquêtes et sondages rémunérés).
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