La couleur et la perception de la couleur
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Un nuancier de rouges, dont les noms me semblent assez pertinents : Couleur Rouge (toutes-les-couleurs.com).
Le même sites présente un nuancier RAL et un nuancier Pantone : Le problème de ces nuanciers, est qu’ils existent en plusieurs versions, et qu’on peut s’y perdre. Voir par exemple : Peinture murs et boiseries Tollens Pantone 18-1438 marsala satin 1L (castorama.fr). Le code Pantone indiqué, 18-1438, n’existe pas dans le nuancier de la page liée plus haut. Les nuanciers imprimés coûtent aussi excessivement chers, jusqu’à plus de 2 000 € (non, le montant n’est pas une erreur) avec des prix typiques tournant autour des 150 à 200 €. Les nuanciers RAL, semblent plus limités que les nuanciers Pantone, qui eux existent en trop de versions différentes. Le problème des nuanciers, est une folie qu’il faudrait résoudre. |
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Chaque couleur est révélée par sa longueur d'onde
- Rouge : 620-700 nm - Orange : 592-620 nm - Jaune : 578-592 nm - Vert : 500-578 nm - Bleu : 446-500 nm - Violet : 400-446 nm l'unité nm = nanomètre = 10 (exposant -9) mètre je crois que ce n'est qu'a partir du 19ème siècle que la science peut démontrer leurs existences en les mesurant. Donc, nous avons biologiquement les "outils" sensibles au longueurs d'onde (ce que tu décrit au début, les cônes) |
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Le nuancier le plus fourni en couleurs, proposé en boutique de bricolage, s’appel Chromatic et il est disponible en ligne : Sélectionner les couleurs (visualizecolor.com). On peut y accéder depuis le site Chromatic / Mon Projet (chromaticstore.com), en cliquant sur la vignette « Palettes digitales ». Je ne sais pas pourquoi la palette n’est pas sur le même nom de domaine. Des versions numériques pour certaines logiciels, peuvent être obtenues depuis cette page : Découvrez le nouveau nuancier (chromaticstore.com). Dans la même page, on apprend que ce nuancier existent lui aussi en plusieurs versions, une source de difficultés déjà mentionnée. Les références des couleurs au premier lien, commencent toutes par CH2, pour toutes les couleurs dans un nuancier, ce qui fait penser que le 2 est un numéro de version est que le CH signifie simplement Chromatic. En fournissant une référence couleur dans une boutique, il faudrait alors s’assurer de communiquer cette partie de la référence aussi.
En haut de la page de la palette digitale en ligne (premier lien), il faut choisir une couleur dominante ou couleur de base (quelle est l’expression la plus appropriée ?), puis au survol de la souris, on peut retrouver la référence ; par exemple « Blanc balme CH2 0056 ». En boutique de bricolage proposant ce nuancier, il suffit de donner la référence, en précisant que c’est une référence dans le nuancier Chromatic, pour que la couleur soit composée par mélange, même si elle n’est pas en rayon. Il faut faire attention à deux choses. D’abord, appliquée sur une grande surface, une couleur semble toujours plus claire que sur le nuancier. Ensuite, le nuancier numérique n’est fiable que si votre écran a une bonne calibration des couleurs, ce qui n’est pas toujours le cas. Sinon, alors mieux vaut un nuancier papier. Ils sont chers, mais certaines boutiques de bricolages peuvent le prêter, éventuellement sous condition. C’est le cas par exemple de Leroy Merlin, qui le prête contre une caution de 25 € (à la date de ce message) ; c’est à dire que vous payez 25 € pour l’emporter, conserver le ticket de caisse (il est nécessaire de le conserver), puis êtes remboursés du montant quand vous rapportez le nuancier. Il faut faire attention à ne pas l’abîmer. Après avoir choisi une couleur, il faut choisir le type de rendu couleur, qui peut être mat, satin ou brillant. Le satin est un peu brillant. Si vous ne voulez aucune brillance, il faut opter pour le mat. En marge, en faisant un écart par rapport au sujet initial, se pose aussi le choix entre l’acrylique et la glycéro. De mémoire, d’après les explications d’un conseiller dans une boutique de bricolage (peut‑être Bricodépôt), on peut poser de l’acrylique sur de l’acrylique, de la glycéro sur de l’acrylique, de la glycéro sur de la glycéro, mais on ne peut pas poser de l’acrylique sur de la glycéro (*). Au moins, poser de l’acrylique sur du plâtre, ne pose pas de problème. L’acrylique est plus saine, comme son solvant est de l’eau et elle sèche plus rapidement qu’une glycéro. Une peinture glycéro est d’autant plus toxique qu’elle est brillante, les moins toxiques sont celles en finition mate. Il est conseillé de prendre assez de peinture pour couvrir toute la surface à peindre même en prendre un peu trop, plutôt que d’en reprendre s’il en manque, parce que chaque réalisation d’un mélange, peut donner une nuance légèrement différente. Et une autre digression pour finir : une peinture lavable, n’est pas nécessairement lavable à l’éponge grattante, si c’est de l’acrylique mat, elle est lavable au mieux à l’éponge tout court et encore, un enlevant un tout petit peu de pigment en même temps (comme on peut le voir sur l’éponge). L’acrylique satiné et l’acrylique brillante, sont plus réellement lavables (mais l’éponge grattante reste à vérifier). (*) Il semble plutôt que ce n’est pas impossible, mais moins commode : il faut poncer l’ancienne peinture glycéro puis dépoussiérer la surface poncée avant de la peindre à l’acrylique. C’est peut‑être une question d’accroche de l’acrylique. — Édit du 2024-04-20 — Les prochaines digressions en rapport, s’il y a, auront lieu dans ce sujet : Les peintures acryliques. |
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Quand deux couleurs ne laissent pas les mêmes impressions, elles ne devraient pas avoir le même nom.
Certaines langues comme le français mais pas que, sont abusivement pauvres pour décrire les couleurs (certaines langues font même moins bien, mais d’autres font un peu mieux). Même quand des noms plus distinctifs existent, sans toutefois faire partie du langage courant, il n’y a pas de consensus sur quelle couleur désigne tel nom de couleur. Assez en rapport, voir aussi ce message (d’un autre sujet similaire) : Re: La perception de la couleur, et aussi ce message : Re: La perception de la couleur. |
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Les couleurs sont un peu comme des mots, mais pas tout à fait. Elles sont comme des mots, parce qu’on voit différemment les couleurs qui ont des noms différents et on voit moins différemment, les couleurs qui n’ont pas de nom différent. Les gens d’une culture qui n’a pas de mot pour le bleue (ça a longtemps été le cas de toutes), ont du mal à distinguer les verts clairs et les bleus clairs. Ou encore, les gens des cultures qui n’ont pas assez de mots pour les nuances de verts, on tendance à ne pas voir les nuances de vert et à les confondre trop facilement (ce qui est le cas des cultures occidentales). Dans certaines cultures, comme l’Italie ou la Russie, il existe des mots pour différents bleues, que les gens des autres cultures confondent, parce qu’iels n’ont pas les mots pour ça.
Dans le passé lointain, il n’y avait pas de mots pour les couleurs de l’arc en ciel, seul le lumineux et le non‑lumineux, étaient distingués, ce qu’on résumerait maintenant par noir et blanc, même si ça ne peut pas être tout à fait exacte, mais c’est qu’il avait un seul mot pour toutes les nuances de lumineux, incluant les tons et un seul mot pour toutes les nuances de pas lumineux. On peut alors se demander si les gens voyaient ces nuances. Dans toutes les cultures du monde, même sans lien entre elles, le blanc et le noir sont les deux premiers noms de couleur qui apparaissent. Alors on ne peut plus trop contester que ce sont bien des couleurs, même si à notre époque, on utilise la luminosité (et pas que) pour expliquer une couleur même sans la voir. Ensuite, dans toutes les cultures aussi, le troisième nom de couleur, est pour le rouge. Le dernier, est pour le bleu. Entre le rouge et bleu, apparaissent les mots d’abord pour dire le vert puis pour dire le jaune ou d’abord pour dire le jaune puis pour dire le vert, les cultures n’étant pas toutes d’accord sur laquelle des deux est remarquée en premier. Noir et blanc, rouge, jaune puis vert, puis bleu ou noir et blanc, rouge, vert puis jaune, puis bleu. Encore maintenant, il y a des différences, avec les nuances de bleue qui n’existe pas dans toutes les couleurs et puis dans l’ensemble, si on sort des grandes catégories de couleurs, on a l’impression que les couleurs n’ont pas les mêmes noms pour tous le monde. Ex. des gens qui appellent chamois ce qui serait une nuance d’orange pour d’autres ou des gens qui appellent fuchsia ce qui serait du mauve pour d’autres. Si on fait l’impasse sur la chosification qui y est faite et qui est de plus en plus pénible à notre époque, cette vidéo le raconte en Anglais (possible de faire afficher les sous‑titre en Anglais, pour avoir moins de mal à suivre). Why the ancient Greeks couldn’t see blue ? — AsapSCIENCE — 25 Novembre 2020 |
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Les sangliers confondent le noir et le bleu, le blanc et le jaune et ne voient pas le rouge.
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Citation de : Re: Les idiomes Anglais
Hibou a écrit :
[…] je crois que les Anglophones appellent facilement orange, une couleur qu’on appellerait rouge. |
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Ce message concerne la colorimétrie, un peu les espaces de couleurs, mais est tellement générale et simplifié, qu’il est posté comme message sur la perception de la couleur.
Dans le système Sécam, la luminance était notée Y et était le résultat de la somme pondérée des composantes rouge, verte et bleue. Les facteurs étaient ainsi :
D’après cette source : Le Sécam, comment ça marche ? — Archive INA (youtube.com), 11 Août 1962 pour la version originale, 29 Septembre 2017 pour la rediffusion sur YouTube par l’INA. SECAM signifiait Séquentiel Couleur À Mémoire, parce qu’une partie du signal était retardé, c’est à dire comme mémorisé, puis les parties retardées étaient dispatchées pour avoir deux signaux parallèles à partir d’une seul signal, portant séquentiellement un bout d’un canal, puis un bout de l’autre et ainsi de suite alternativement. |
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Le document ci‑dessous a écrit : L’œil humain ne peut discerner que 300 000 couleurs différentes et environ un trentaine de niveaux de gris. D’après : Représentation informatique de la couleur (loria.fr) [PDF]. Pourtant, les écrans en 16 millions de couleurs, ce qui est standard maintenant, gardent la réputation de ne pouvoir afficher qu’une partie de l’ensemble des couleurs pouvant exister. Ça peut sembler paradoxale ; peut‑être que le problème n’est pas dans le nombre de couleurs que les écrans peuvent afficher, mais dans les intensités maximales et minimales, qu’ils permettent pour la chromaticité et la luminosité. C’est à dire, si c’est bien ça, que les écrans affichent excessivement finement, un espace de couleur trop petit. Ça doit être ça, sinon quoi d’autre ? Pour se faire une idée du problème, on peut regarder un écran allumée mais n’affichant, dans le noir. L’écran n’est pas invisible, il en émane une faible et pâle clarté, alors le noir n’est jamais un vrai noir. À l’autre bout du spectre, un écran n’est jamais blanc au point d’être éblouissant. Il suffit ensuite d’imaginer que c’est la même chose avec les composantes de la couleur qu’il utilise, puisque c’est avec ces composantes et leurs grammes d’intensité, qu’il affiche ce noir qui n’est pas noir et ce blanc qui n’est pas tant éblouissant. Reste à savoir pourquoi 16 millions de couleurs, dans ce cas, pourquoi pas moins. Le même document a écrit : L'œil humain étant plus sensible aux variations de luminosité que de couleur, […] C’est étrange, après avoir dit que les humains ne peuvent distinguer qu’une trentaine de niveau de gris et 300 milles couleurs. Difficile de croire qu’une bonne photo en noire et blanc, ne distingue pas plus de notes dans la gamme des gris. Et là, je ne vois pas comment résoudre cette apparente contradiction. |
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Les couleurs primaires, qu’à l’école primaire, on appelait bleu, rouge et jaune, en mélangeant du bleu et du jaune pour avoir du vert, s’appellent plutôt cyan, magenta et jaune. Mais en effet, le bleu était appelé bleu primaire et le rouge, rouge primaire, alors que le jaune était appelé jaune, tout‑court. Pourtant, le cyan est un bleu à part, même un peu turquoise, et le magenta n’est pas un rouge et je suis assez sûr que le rouge primaire n’était pas magenta. Le bleu primaire était plus proche du cyan que le rouge primaire ne l’était du magenta, mais il était plus bleu ciel, pas légèrement turquoise, et plus sombre aussi, pas tant lumineux.
Si vous‑vous êtes ramassé en essayant de créer des couleurs, possible que vous n’ayez pas eu les bonnes couleurs primaires. Normalement, en mélangeant du rouge primaire et du bleu primaire, on devrait avoir du bleu ; je me souviens que pour moi, ça faisait du violet. En mélangeant du rouge primaire et du jaune, on devrait avoir du rouge ; je crois me souvenir que ça me faisait un orange, avec un peu moins de certitude que pour le coup du violet. En parlant de bleu turquoise, plus haut, c’est une couleur difficile à trouver, justement parce que beaucoup de gens comprennent cyan, par ce nom de couleur. Peut‑être que chercher un bleu des mers du sud, fait plus vocabulaire commun. |
