Les intelligences artificielles (en général)

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Richard Bookstaber, l’économiste qui avait prédit la crise des subprimes qui a eu lieu en 2008, sonne une nouvelle alerte presque vingt ans après. Il considère que le marché autour des IA fragilise l’économie mondiale, à un moment où elle est déjà vulnérable. Il remarque que les dix plus grandes entreprises des IAs, représente un tier de l’indice boursier Standard And Poor's. Il trouve que c’est trop, parce que n’importe quel instabilité dans le marché des IA, créerait une instabilité dans l’économie en général. Il fait remarquer aussi, ce que les gens se souciant des ressources naturelles font remarquer, que les IA sont un gouffre énergétique (ce sont ses propres mots traduits en français) et consomme aussi beaucoup de ressources informatiques, dont les puces et il s’inquiète des conséquence d’une rupture d’approvisionnement de ces puces.

L’IA n’est pas la seule cause possible qu’il mentionne. Il s’inquiète aussi des crédits privés (quand des entreprises empruntent à des sociétés d’investissement plutôt qu’à des banques), du changement climatique, de questions démographiques sans donner de précisions et des menaces que subit Taïwan de la part de la Chine.

Vrai que dans une situation ou il y a des déjà tensions pour des ressources essentielles, qui se raréfient, aggravées par des problèmes environnementaux, le moment n’est pas bien choisi pour s’amuser à spéculer avec les IA, qui en plus menacent le marché du travail.

C’est dans la première moitié de cette vidéo :

Économie mondiale — C dans l’air / France Télévision — 27 Mars 2026
Sans savoir dans quelle mesure la comparaison a un sens avec les IA, les premiers ordinateurs utilisés pour préparer le premier vol vers la Lune, n’étaient pas fiables alors leurs résultats devaient être vérifiés par des calculs humains.
Des élèves échouent à un devoir en classe, avec une moyenne à 5/20, alors que juste avant, les mêmes élèves n’avaient eu que des bonnes notes, des 17 et 18/20, au même devoir à la maison. Ils avaient utilisé une IA pour le devoir à la maison, mais ce sont retrouvé seul‑es devant le même devoir quand ils ont dut le refaire en classe. Iels ne savaient pas que le prof leur redonnerait exactement le même devoir en classe, plus tard. Les élèves n’ont pas assez profité du devoir à la maison, pour essayer de comprendre le sujet.

On pourrait faire remarquer aux élèves que s’ils se font remplacer par l’IA, alors il ne faudra pas s’étonner que plus tard encore, l’IA va les remplacer ailleurs, et les inviter à faire un choix. Mais malheureusement, ce ne sont pas les ados’ qui vont décider, ce sont les patrons et les politiques qui vont le décider à leur place, quelque soit leurs choix à ieux.

Un prof a voulu vérifier si ses élèves utilisaient l'IA pour leurs devoirs maison — Le Journal Actu — 21 Mars 2026
Une IA utilisée pour faire de la publicité mensongère. C’est une marque de litière pour chat, dont le produit a été soit‑disant testé et approuvé par des vétérinaires, présents sur les réseaux « sociaux ». Certain‑es de ces soit disant‑es vétérinaires, affirmaient même que la litière classique en magasin, est tellement mauvaise que c’est de la maltraitance envers les chats. Ces soit‑disant vétérinaires étaient des faux comptes créés par une IA : Ces faux vétérinaires qui veulent vous faire peur — Le Parisien — 1 Avril 2026.

D’une autre source, mais perdue et alors pas mentionnée, les des IA peuvent maintenant, non‑seulement imiter la voix de quelqu’un‑e en créer de fausses photos ou de fausses vidéos, mais aussi modifier le visage de quelqu’un‑en en temps réel, pendant un appel visio. Ni la voix ni l’image de quelqu’un, ne peuvent plus maintenant l’authentifier.
Rapporté par la vidéo ci‑dessous :
Cory Doctorow a écrit : 
Jamais votre métier ne pourra être 100% remplacé par une IA, mais un vendeur d’IA pourra convaincre votre patron du contraire.


Il est rapporté aussi que aux environs de 2014, une étude pionnière, prédisait que vers 2025 à 2030, 47% des emplois auraient été remplacés par une forme d’informatique autonome, une prédiction qui ne s’est pas réalisée. Les études plus contemporaine ont la même approche et alors il est possible que leurs prévisions catastrophistes ne se réalisent pas. C’est comme avec les prédictions du GIEC, la surenchère au catastrophisme se termine généralement en l’observation que la prédiction ne se réalise finalement pas à échéance, mais ça ne signifie pas non‑plus qu’il n’existe pas un problème. Autant certaines prédictions catastrophistes du GIEC ne sont pas réalisé, autant il existe vraiment un problème avec un glissement vers un climat plus chaud et aride en été, seulement que l’histoire du future est difficilement prévisible. Avec les IA, c’est la même chose, il y a bien des emplois qui sont menacés, certains qui ont déjà été remplacés par des IA, mais faire des prédictions, c’est aventureux. Mieux vaut parler de scénarios envisageables, plutôt que de prédictions. Aussi, éviter un catastrophisme infondé en espérant que ça fera plus bouger les choses, ont sait que c’est faux avec la question du réchauffement climatique, et ça donne plutôt à voir une société auto‑contradictoire, qui s’agite en tous sens pour sonner l’alarme, tout en ne faisant rien.

Actuellement, il est considéré que si un post peut être remplacé à 75% par une IA, alors ce post est considéré comme menacé. Mais ça dépend aussi des coûts, parce que ce que cherche un‑e patron‑ne (et les consommateurs et les internautes), c’est d’abord la réduction des prix.

La citation plus haut est rapportée dans cette vidéo : L'IA va-t-elle vraiment remplacer les travailleurs ? — Journal L’Humanité (youtube.com), 11 Avril 2026.
Une liste des robots qui scannent le web pour les IA : Liste des crawlers des moteurs IA (webrankinfo.com), Avril 2026.

La liste n’est peut‑être pas exhaustive, surtout pour l’avenir.

L’article est dans la catégorie « Intelligence Artificielle et SEO », ce qui est assez un non‑sens, puisque le but des IAs est de ne pas renvoyer les gens vers les sites. De ce point de vu, c’est comme les réseaux « sociaux », mais en pire.
Un exemple ce qui pourrait se produire de plus en plus, à cause des IAs qui siphonnent tout sans jamais rien renvoyer aux auteurs, et même pas des visites humaines : Time Has Run Out for the Leap Second (nytimes.com). De plus en plus, à cause de la baisse des revenus publicitaires, on voit des journaux en ligne qui limite la lecture à un certains nombre d’articles, et pour lire plus d’articles, un abonnement est nécessaire. Avec le temps, ce nombre est de plus en plus souvent un seul article. Avec le New‑York Times, il n’y a plus de nombre maximum d’articles pouvant être lu sans abonnement, un abonnement est directement nécessaire.

En effet, le moyen le plus fiable et le plus simple, pour se protéger contre les abus, c’est l’accès payant. Aucun robot spammeur ni aucun des robots qui siphonnent le web, ne voudront payer le moindre cent pour accéder à un site. C’est le cas de 99.9% des internautes aussi …

Le prix du New York Times semble raisonnable à première vu, mais c’est malheureusement comme avec les fournisseurs d’accès à internet, il y a un faux prix écrit en gros et un vrai prix écrit en petit en dessous. Le faux prix, est 50 cents par semaine ou 20 € par an, ce qui est raisonnable, mais le vrai prix est 3€ par semaine ou 90 € par an. Ça peut aller quand on lit régulièrement ce journal, mais si on en lit un article tous les deux ou quatre ans, ça fait cher l’article. Évidemment, le mieux serait l’accès à la page, avec un coût en cents (ou moins), mais ça n’a jamais put se faire, parce que pour les internautes, tout prix au delà de zéro, est toujours trop cher. Si on ne lit pas un journal fréquemment, le prix de l’abonnement à la semaine ou au moins, c’est le prix d’un article.

En même temps, pouvait‑on s’attendre à autre chose ? En siphonnant une ressource jusqu’à qu’elle s’épuise, avec le mépris en plus, ben la source ne peut que finir par se tarir.

Comme déjà dit, les IA n’ont pas créé le phénomène, il a commencé avant déjà. Par exemples chez les gens qui copie des articles entiers et trouve que donner un lien vers l’original, c’est « trop cher », même si ça ne coûte pas un cent. Puis les oligopole comme Wikipédia, puis Google, qui ont fait un délit de faire des liens vers d’autres sites que les leurs. Puis la captations pour les réseaux sociaux, d’autres oligopoles, qui ont fait oublier qu’il y a un monde en dehors de chez eux et que presque tout en vient. Et maintenant les IA, y compris celle de Google, qui ignore volontairement la consigne des auteurs de ne pas siphonner sans conditions.

Le web s’est déjà beaucoup dégradé, moins divers, plus austère qu’il ne l’était à ses débuts. Ça s’est fait progressivement, les partisans du « tout gratuit » se sont toujours moqué des mise en garde sur ce qui était prévisible et qui a fini par arriver (piratage, bloqueurs publicitaires, mépris des licences excepté celles qui sont anti droit d’auteurs, etc). Les IAs aggravent encore les choses. Par exemple sur ce forum, il n’y a quasiment plus qu’une visite humaine (ce qui se produit entre une et cinq fois par jour) pour des dizaines de milliers de visites de robots, si bien que la recherche d’une solution de protection contre le robots, va prendre tout le temps qu’il aurait été préféré de donner à des choses plus intéressantes, qui étaient déjà en berne pour les raisons mentionnées plus haut.

Le New‑York Times est un site important, si même lui veut se protéger, c’est que quelque chose ne va pas (et il prouve aussi par là, qu’il n’est pas un média populiste). Mais il n’y a pas que les grands sites, les petits sites aussi, même si personne ne les entend.
Il y a des gens qui expriment clairement le pessimisme que cultivent les abus des IAs ou plutôt les abus des entreprises qui les contrôlent : jybaudot.fr, 11 Juin 2026.

Citation : 
Juin 2026 : les jours des sites web sont-ils comptés ? C’est ce que l’on retiendra de la dernière conférence annuelle Google I/O. Bientôt la barre de recherche deviendra une interface conversationnelle basée sur l’IA. La fin d’une époque.

C’est une note sur la page d’accueil, qui n’y restera peut‑être pas toujours, mais peut‑être qu’elle aura une autre adresse sur le même site. En tous les cas, cette note de vague à l’âme est cité ici.

Puis iel poursuit :
Citation : 
Avant que ce site ne sombre, de nouvelles pages viennent s’ajouter en ce mois de juin. Soyons optimiste : même si leur espérance de vie n’est pas extraordinaire, elles auront bien l’occasion de renseigner quelques internautes. […]

C’est justement pour aider à ce que ce genre de site ne tombe pas dans l’oubli, que ce sujet à été ouvert : Alternatives à Wikipédia. Parce qu’avant les IAs il y a eu Wikipédia et les réseaux sociaux et Wikipédia a été à mon avis, pire que les réseaux sociaux, question négaton de la pluralité et du libéralisme.

Mais pour que ce sujet ait un effet, il faudrait qu’il soit lu … et pas par des robots.

Ce pessimisme est la raison pour laquelle plusieurs choses qui ont été en projets à partir de ce forum, ont été mise en suspend depuis longtemps et ne seront entreprise que quand du ménage aura fait dans les accès. Ces choses en projets ne sont en effet pas destinées à être siphonnées par des robots qui de plus veulent éviter que les internautes visites les sources. Il n’est pas exclus de faire un accès payant, qui est le meilleur moyen de bloquer les robots … mais aussi les gens qui ne s’intéressent pas vraiment à ce qu’iels lisent (pour qui en tous cas ça ne vaut jamais un cent ou même une poussière de cent) … serait‑ce une grosse perte ? Ce sont justement ces gens qui prennent les autres pour des robots, qui ont fait que cette situation s’est installé puis aggravé il y a deux ou trois ans, les grands oligopoles qui sont derrières, cherchant à leur plaire et à les maintenir captif‑ves. C’est à ça qu’on arrive quand on considère que la seule valeur d’une chose, c’est de ne strictement rien donner pour l’obtenir.
Enfin une autorité de régulation, officielle, d’un pays, qui réagit, mais qui ne semble relayer les préoccupations que des grands médias d’actualités en ligne, pas des petits sites ni ceux d’autres domaines.

Récemment, la CMA (Competition and Markets Authority) au Royaume‑Unis a enjoint Google a respecter la volonté des auteurs dont iel utilise des extraits ou des résumés. Une ancienne plainte similaire contre Google avait déjà été formulé il y a une dizaine d’année, à propos des extraits. Cette fois il y a en plus les résumés synthétiques produits par IA.

Les exigences, sont celles que tous les auteurs ont et que personne ne veut entendre, ni les internautes ni les oligopoles qui draguent leur opportunisme : permettre à un‑e auteur‑e de dire si oui ou non il est permis de prendre quelque chose sur son site, sans attribuer la citation ou les sources du résumé et si oui ou non des compensation sont attendues pour ce qui a été pris sur un site sans rien lui renvoyer en retour, et que les conditions posées par un site, soient respectées. L’exigence ajoute que dans le cas où un site refuse les citations ou résumés sans attribution ni compensation, alors ça ne doit pas se solder par une pénalité en terme de visibilité. Cette exigence est évidemment fondée par le fait que en Europe, Google est un quasi‑monopole.

Il est dit que l’Union Européenne a elle aussi commencé à entreprendre quelque chose dans la même direction, mais sans indiquer de détails.

Détails ici : UK Forces Google to Change Course on AI News Summaries in Historic Decision Backing Independent Publishers (ibtimes.co.uk), 11 Juin 2026.
Sans l’avoir lu, parce que le lien est une référence à garder : directive 2019/790 du Parlement Européen et du Conseil, sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique (europa.eu), 17 Avril 2019. Le lien vers la version français et d’autres langues et formats, depuis cette page Anglophone : Directive (EU) 2019/790 (europa.eu).

Le droit Européen a servi de fondement a Cloudflair pour la directive Content-Signal des robots.txt. Le petit texte préambule qu’il est conseillé d’ajouter en plus, mentionne le droit Européen et même seulement lui. On peut plus compter sur l’Union‑Européenne que sur les États‑Unis pour défendre le droit d’auteur.