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Jardinage : supports de culture et cultures
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Mar 4 Mai 2021 23:02
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Hibou a écrit : 
[…]

Le quinoa, semé le 30 Mars, est mis à part, quelque chose cloche. Tout comme en intérieur, sa germination est rapide, mais les pousses semblent disparaître. Des graines ont été ajoutées pour compenser.

[…]

C’était le 13 Avril. Il se confirme que quelque chose cloche. Dans deux sillons de 2m50, un peu plus de 1 g et demi de graines auront été semées au total, et seulement 6 pousses constatées le 3 Mai.

Pourquoi autant de pousses de quinoa disparaissent‑elles après pourtant une bonne germination ?

L’amarante sera sûrement moins compliquée en ça.

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Mer 5 Mai 2021 18:50
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Houlala, ce n’est pas de la pluie à grosses gouttes, c’est de la grêle Snif…

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Jeu 6 Mai 2021 16:39
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
L’alliaire semble au minimum se plaire dans une terre argileuse.

En fait, elle pousse même mieux dans la terre argileuse que dans la terre limoneuse, mais la terre n’est pas la seule différence. La population est moins dense sur l’argile que sur le limon et sur l’argile, elle est à la mi‑ombre, tandis que sur le limon, elle est entièrement exposée au soleil. Ces autres différences de condition empêchent de dire qu’elle se plait mieux les racines dans l’argile, mais il est permis de dire qu’elle ne s’y déplaît pas.

Les carottes sauvages aussi, on l’air de s’y plaire. Si les carottes cultivées s’y plaisent aussi, se poserait le problème de la récolte de la racine et de sa taille, mais pour faire des graines, ça ne serait pas un problème.

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Jeu 6 Mai 2021 16:40
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Je me demande si le myosotis est à l’origine une plante indigène ou pas. J’en ai déjà vu semblant spontanés, mais jamais loin d’habitations, ce qui laisse un doute. Un pied isolé portant deux ou trois fleurs, est apparu spontanément sur un sol argileux, là où il n’y en avait pas du tout avant et même pas du tout d’herbacées et assez éloigné des premières habitations. Mais il y a plusieurs décennies, ce lieu était un verger de cognassiers, ce qui rend possible la présence de quelques plantes ornementales aussi, à cette époque. Quoiqu’il en soit, indigène ou pas, une graine devait être là en dormance depuis plusieurs décennies au moins.

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Jeu 6 Mai 2021 16:52
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Contrairement à l’année dernière, sur l’argile, cette année l’avoine pousse mieux que l’orge vêtue.

De la meilleure à la plus faible densité de levée sur l’argile, à ce jour :

  • Avoine, seigle
  • Orge nue
  • Blé dur
  • Orge vêtue
  • Épeautre

Les pousses d’avoine sont autant nombreuses que les pousses de seigle, mais les pousses d’avoine sont plus longues. Ce n’était pas attendu, comme le seigle est normalement assez résistant.

L’épeautre est en dernier sur la liste, il n’y a même aucune levée. Ce n’est pas trop grave, l’épeautre étant presque autant décevant que le blé tendre.

L’orge vêtue avait pourtant rapidement germé, comme à son habitude, mais un grand nombre de pousses ont ensuite disparu. L’explication est sûrement dans les matinées de gel, nettement plus nombreuse que l’année dernière. Cette orge vêtue serait alors moins résistante au gel que ne l’est cette avoine ; en semis de printemps, il faudrait donc semer cette orge vêtue plus tardivement que l’avoine et elle est peut‑être peu crédible en semis d’automne même avec un hiver pas trop dur. On ne peut pas le conclure pour l’orge en général, puisque l’orge nue, qui m’inspirait des inquiétudes à priori, s’en sort presque aussi bien que l’avoine dans les mêmes conditions. Les pousses d’orge nue aussi, sont plus longues que celles du seigle. Pour le seigle, le gel ne peut pas être mis en cause, comme c’est un seigle d’une variété d’hiver.

Sur l’argile, les tests de céréales ont été semés 15 jours après ceux sur le limon. Le temps avant levé avait été plus court, ces pousses semblaient mieux parties, mais l’écart semble se creuser, elles semblent avoir plus que 15 jours de retard sur celles du limon. La cause qui vient le plus naturellement, est le manque d’eau : semis plus tardif, donc moins de pluies, et argile, donc manque d’eau qui se fait encore plus ressentir.

L’eau pourrait expliquer la moins bonne pousse du seigle, et alors l’avoine et l’orge nue serait plus résistante au manque d’eau que le seigle. Ce n’est pas grave, ce seigle doit normalement être semé en automne, une période à laquelle ce risque de manque d’eau est bien plus faible.

Que l’orge vêtue se porte si mal, ce n’était pas attendu, vu comme elle avait bien poussé l’année précédente. Que l’orge nue se porte bien, c’est une bonne surprise. Elle se porte bien sur le limon aussi. Il faudra voir ce que donnera le seigle avec le semis d’automne prévu cette année.

Pas de signe de tallage pour le moment.

Un détail : sur l’avoine, quelques pousses ont la pointe des feuilles décolorées en rouge ou rouge violacé. La cause n’est pas connue, quoique le gel pourrait être suspecté comme la décoloration est apparu peu après, mais les dernières gelées sont loin et la décoloration persiste toujours. Il me semble que quelques pousses d’orge nue sont dans le même cas, mais à revérifier.

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Jeu 6 Mai 2021 17:10
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Les pétales des fleurs de cognassier, sont plus grosses que celles des fleurs de pommier.

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Jeu 6 Mai 2021 19:19
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Des sillons cultivées entre des bandes sauvages.

L’idée ressemble beaucoup à la technique appelée strip‑till, mais en diffère en un point important. Elle ne sera pas testée cette année, seulement l’année prochaine, alors aucun bilan n’en sera fait avant au moins plus d’un an.

Un retour en arrière d’abord. La surface d’avoine ratée de 2020, avait ratée pour diverses raisons, dont l’une était une préparation du sol trop tôt, à l’automne précédent, ce qui avait largement favorisé les adventices qui ont rapidement débordée l’avoine qui avait déjà été semée trop tôt et en plus trop enfouie par endroit. Laissée ainsi après la récolte, elle est cette année, couverte d’herbacées spontanées ou échappées des cultures précédentes et environnantes, ce qui a quelque chose d’intéressant qu’on peut vouloir créer volontairement.

Cette surface était auparavant entièrement monopolisée par une espèce endémique, le roseau, qui dispose de mécanismes pour empêcher l’installation d’autres espèces ; je ne connais que la solidage qui soit capable de lui résister et une espèce de framboisier à petites baies noires mais qui ne lui résiste que mal. Avec la forte réduction de la densité de roseaux, d’autres espèces en nombre plus important, au moins une dizaine (ce qui n’est pas beaucoup, mais a déjà une autre allure), sont venues s’y installer.

Un autre retour en arrière encore plus lointain, avant de faire un lien entre ces deux retours en arrière. Il y a bien longtemps, j’avais tenté de cultiver une grande surface de près, avant d’abandonner, parce que c’était trop difficile et que d’autres choses m’accaparaient. Cette surface avait été laborieusement remuée en surface, avec un croc à quatre dents droites et épaisses, puis laissée ainsi, suite à l’abandon. Mais je n’avais pas été déçu du résultat : des graines en dormance dans le sol s’étaient réveillées en nombre et la surface, quelques mois plus tard, était toute fleurie, surtout par des marguerites mais pas que.

Le lien entre les deux : la surface dont il est question maintenant, n’a peut‑être pas toujours été monopolisée par des roseaux, il peut s’y trouver des graines en dormance et même si la plupart sont celles d’espèces communes, il n’est pas impossible que certaines de ces graines soient celles d’espèces devenues rares ou quasiment disparues. Comment les faire pousser tout en cultivant la surface ?

La réponse est dans cette idée : pour les cultures en grande surface et en lignes assez espacées, ne préparer le sol que sur la ligne des sillons et laisser telles‑quelles les bandes entre les sillons. C’est quasiment le principe du travail du sol en strip‑till, mais il y aura une différence.

Le stip‑till laisse sur les bandes entre les sillons, une épaisse couche de résidus de la culture précédente, pour limiter la levée des adventices. Le but de la variante est au contraire de laisser lever les adventices, en espérant que certaines de celles‑ci seront intéressantes et même si elles sont communes, ce sera un moyen d’avoir des bandes de prairies plus ou moins sauvages, et la prairie sauvage, c’est ce qui manque beaucoup dans l’environnement actuel (*).

Si ce ne sera pas fait cette année, c’est pour la raison que le sol de la surface sur laquelle ça pourrait être fait, n’est pas encore assez propre, il y reste encore bien trop de rhizomes de roseau et de pierres et la terre n’y a pas été assez ameublie, alors peu de chances que des graines enfouies et en dormance aient été remontées en nombre intéressant et qu’elles n’aient plus à craindre les roseaux.

Un détail supplémentaire est donc de ne l’appliquer que sur une surface qui a quand‑même été assez préparée pour les cultures, sur une surface un minimum propre.

Un aspect pratique est que les bandes doivent être assez larges, sinon ça ne ressemblera à rien et certaines adventices n’y auraient même pas assez de place. Il est prévu que l’espace entre les sillons cultivées soit d’au moins 80 cm.

La culture en ligne qui vient tout de suite pour appliquer cette idée, est celle de l’amarante. Il était initialement prévue de la semer en poquets espacés de 50 cm dans des sillons espacés de 50 cm aussi. L’amarante sera donc au lieu de ça, semée en poquets espacés de 30 cm dans des sillons espacés de 80 cm.

80 cm, c’est en gros 4 largeurs de fourche‑bêche. Un sillon serait donc préparé sur une largeur de fourche‑bêche et une bande de 60 cm serait laissée livrée à elle‑même entre chaque sillon.

Le test ne commencera pas cette année, mais ces espacements pour le semis d’amarante, seront utilisés dès cette année. Ceci, d’abord pour commencer à tester cette disposition, ce qui n’a pas besoin d’attendre que le sol ait été assez préparé, et aussi parce que ça pourrait avoir un intérêt avec l’amarante en particulier, qui sera rapporté dans un message suivant.


 (*) Il est prévu de tenter de créer un petit bout de prairie sauvage quelque part. Mais sauvage, n’est pas un qualificatif qui convient, parce qu’une prairie vraiment sauvage, est grande, broutée par des petits et grands herbivores et des animaux variés viennent y apporter des graines. Ces conditions n’existent plus, alors un peu d’interventionnisme viendra s’y substituer et elle ne pourra que être petite (une ou deux centaines de mètre‑carré, peut‑être environ). En marge, il n’est pas mal venu de planter des arbres, dans une prairie sauvage, mais il faudrait qu’ils soient assez espacés ou assez petits pour laisser passer beaucoup de lumière.

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Jeu 6 Mai 2021 22:38
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Complément au message précédent.

Un décompactage ou un bêchage précoce, plusieurs mois avant un semis, n’empêche pas la levée des adventices. En conséquence, un bêchage ou un décompactage de la même précocité, dans la zone des bandes devant être laissées livrées à elles‑mêmes, est possible, au cas où ce serait nécessaire pour une raison quelconque.

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Jeu 6 Mai 2021 22:44
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Hibou a écrit : 
[…]

Cette surface était auparavant entièrement monopolisée par une espèce endémique, le roseau, qui dispose de mécanismes pour empêcher l’installation d’autres espèces ; je ne connais que la solidage qui soit capable de lui résister et une espèce de framboisier à petites baies noires mais qui ne lui résiste que mal. Avec la forte réduction de la densité de roseaux, d’autres espèces en nombre plus important, au moins une dizaine (ce qui n’est pas beaucoup, mais a déjà une autre allure), sont venues s’y installer.

[…], alors peu de chances que des graines enfouies et en dormance aient été remontées en nombre intéressant et qu’elles n’aient plus à craindre les roseaux.

[…]

Il ne faut pas le comprendre comme signifiant que les roseaux sont une nuisance en général. C’est seulement qu’en certains lieux, ils ne sont pas ce qu’il y a de mieux et ils n’y sont pas eux‑mêmes à leur meilleure place.

Les roseaux sont aux mieux et plus utiles au bord des cours d’eau. Ils maintiennent les berges avec leurs nombreux et solides rhizomes enchevêtrés dans le sol jusqu’en profondeur (au moins jusqu’à une cinquantaine de centimètres, peut‑être même plus encore). Ils servent d’abris aux grenouilles qui s’y protègent des hérons, entre autres. Ils sont un lieu de nidification que les poules d’eau aiment beaucoup. Aussi, mais c’est une autre manière de voir les choses, les roseaux ont quelque chose visuellement fascinant.

Une surface d’eau plus ou moins fermée, comme un étang, ce n’est pas un cours d’eau. Au bord d’un étang, les roseaux tiennent les berges de la même manière, mais vont aussi grignoter vers l’intérieur de l’étang jusqu’à parfois le faire disparaître après un certain nombre d’années ou de décennies

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Jeu 6 Mai 2021 22:59
Message Re: Jardinage : supports de culture et cultures
Hibou a écrit : 
[…]

80 cm, c’est en gros 4 largeurs de fourche‑bêche. Un sillon serait donc préparé sur une largeur de fourche‑bêche et une bande de 60 cm serait laissée livrée à elle‑même entre chaque sillon.

Le test ne commencera pas cette année, mais ces espacements pour le semis d’amarante, seront utilisés dès cette année. Ceci, d’abord pour commencer à tester cette disposition, ce qui n’a pas besoin d’attendre que le sol ait été assez préparé, et aussi parce que ça pourrait avoir un intérêt avec l’amarante en particulier, qui sera rapporté dans un message suivant.

[…]

Pour l’amarante en particulier, donc, c’est parce qu’il est possible qu’il soit préférable de ne pas avoir trop d’espace entre les pieds, pour limiter sa ramification.

D’après des pieds d’amarante qui avaient poussé à leur entière aise l’année dernière (2020), il avait été déterminé que l’espace nécessaire à une amarante pour être totalement à l’aise, fait environ 45 à 50 cm de diamètre.

Mais récemment, j’ai lu à propos de la culture du quinoa, le conseil d’avoir sur les lignes, un pieds tous les 20 cm environ, pas trop au delà, pour limiter sa ramification, qui est défavorable à une bonne récolte. Il n’était pas précisé si c’est défavorable à l’opération de la récolte elle‑même ou au rendement de la récolte de graines. Même ne connaissant pas encore de quoi ont l’air des pieds de quinoa en pratique, ça m’a évoqué l’amarante, qui ramifie aussi et je peux imaginer que en ramifiant elle fasse proportionnellement plus de feuilles et moins de graines. Mais comme constaté l’année dernière aussi, si les pieds sont trop serrés, l’amarante ne fait que des petits épis. L’espace de 30 cm me semble suffisant pour que les pieds poussent bien et il est assez réduit par rapport aux 50 cm d’ampleur maximale que peu prendre un pied, pour empêcher un trop grand taux de ramification.

Comme avec le reste, il faudra d’abord faire des observations avec la première valeur testée, avant d’éventuellement ajuster les années suivantes.

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