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Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
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Jeu 14 Mar 2013 21:56
Message Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Ceci étant un forum généraliste, il y aura des gens de passage pour qui une petite présentation préalable du sujet sera nécessaire, pour décrire en quelques paragraphes ce que prétend être la philosophie qui se désigne elle‑même comme « Librisme » et l’acronyme GPL qui l’accompagne souvent et qui signifie “General Public License”.

Ce sujet sera rédigé en plusieurs messages plutôt qu’en un seul trop long message, pour faciliter les citations des gens qui voudraient y répondre ou y poser des questions. Citer un message trop long qu’il faudra faire défiler pour y retrouver ce que l’on veut citer, n’est en effet pas pratique.

La GPL en théorie et brièvement


La GPL, est une licence. En Anglais “General Public License” signifie « Licence Publique Générale » (*). Son principe de base, est ce qui s’appel le “copyleft”, qui est un jeux de mot Anglais, jouant sur le mot “copyright”. C’est un jeux de mot intraduisible en français, mais il peut être expliqué : le mot “copyright” en Anglais, signifie « Droit d’auteur », les deux mots “copyright” et “copyleft” diffèrent par leur suffixes “left” et “right”, qui signifient respectivement « gauche » et « droite » (sans référence aux deux bords politiques), ainsi ce jeux de mots oppose le “copyleft” au “copyright”, et dans ses discours, il le fait au nom de la liberté. Ce que cela exprime, c’est que le principe de base de la GPL, est d’être le contraire du copyright classique, c’est à dire du droit d’auteur classique, tout voulant défendre le copyleft comme un droit d’auteur. En résumé rapide, ce qui est la base de la GPL, le “copyleft”, se présente comme un droit d’auteur opposé au droit d’auteur tel que le plus fréquemment mis en pratique, ceci au nom de la liberté (« liberté » au sens que lui donne cette doctrine qu’est le copyleft).

(*) Qui n’a de générale que sa prétention à l’être, car il existe des dizaines d’autres licences dans le monde, que la seule GPL. Et qui n’a rien de public, contrairement à ce que son nom veut laisser croire de manière trompeuse à toute personne qui n’aurait pas pris le temps d’en lire le texte — cas le plus fréquent des gens téléchargeant des logiciels gratuits… demandez aux utilisateurs d’un logiciel sous GPL, autour de vous, ce qu’est la GPL, les réponses sont plus qu’approximatives, et il est donc utile de noter cette source (volontaire ?) de confusion.

Le Librisme en théorie et brièvement


Le « Librisme », qui dans ce contexte n’a aucun rapport avec le style littéraire et poétique du même nom, est ici une philosophie qui comme son nom l’indique, prétend être (seule) représentante légitime de la notion de liberté, autant qu’un partie qui s’appel « Démocrate » se prétend plus démocratique que les autres et en être la représentation la plus légitime ou qu’un partie qui s’appel « Socialiste » se prétend plus social que les autres et en être également la représentation la plus légitime.

Le « Librisme » se présente lui‑même comme le courant qui défend La liberté dans la ligne de la GPL. Ce que cela exprime, c’est qu’il est le mouvement philosophique qui accompagne et diffuse la GPL (qui est à son service, si on peut dire), ainsi que d’autres idées qui ne peuvent être strictement écrites dans un texte à valeur plus loin moins légale (*), comme l’est une licence d’utilisation.

(*) Il est possible de montrer que les éléments de la GPL, faisant référence à la liaison dynamique, sont des clauses abusives, qui si elles étaient appliquées s’apparenteraient à des droits de patente, et non‑plus à du droit d’auteur (il ne faut pas confondre les deux, le droit des brevets n’est pas le doit d’auteur). Une partie de la GPL peut être légalement défendue, plusieurs parties de celle‑ci ne le seront probablement jamais légalement.

La GPL en pratique et brièvement


Le droit d’auteur. En pratique, le droit d’auteur défend le droit patrimonial et le droit moral. Le droit patrimonial, garanti aux œuvres et créations des auteurs, le statut de patrimoine, c’est à dire qu’il défend les œuvres comme une propriété de leurs auteurs, ce droit étant en pratique le plus souvent mis en avant pour garantir le droit d’en tirer un revenu et interdire la rediffusion sans rémunération de l’auteur, si l’auteur ne l’a pas autorisé (ce qui est en pratique un cas rare, surtout chez les petits auteurs inconnus à revenus faibles ou inexistants) ou si l’œuvre n’est pas tombée dans le domaine public après délai. Le droit moral, garanti que la paternité (un terme manquant de neutralité avec le genre de l’auteur, mais je n’en connais pas d’autre), ne sera pas éludé, en pratique, elle interdit à quiconque de prétendre être l’auteur d’une création qui n’est pas de son fait et rend obligatoire la présence d’une référence à l’auteur d’une œuvre quand elle est utilisée (ce qui se fait d’une manière fonction de l’usage et de la nature de la création).

Le « non‑droit d’auteur » ou copyleft. Il est plus prudent de mettre des guillemets pour parler d’un terme dont l’application affirme devoir être imposée par l’application du droit d’auteur tout en s’accompagnant périodiquement de la négation de celui‑ci, de la part de son initiateur et apôtre, Richard Stallman. En pratique, l’auteur doit renoncer à son droit patrimonial de percevoir une rémunération sur la diffusion d’une création (*), il n’a plus droit que au « titre honorifique » seulement, vidé de ce qui le fait être revendiqué en pratique, peu de gens en effet se battent pour défendre un titre honorifique (même si cela arrive, c’est anecdotique), plutôt pour ce qui garanti leurs droits (au moins un droit de leurs points de vues) à des conditions de vie dignes et correctes.

En pratique toujours, Richard Stallman, initiateur de la GPL et du concept de copyleft, tout en prétendant que le copyleft s’impose naturellement par l’application du copyright, se refuse à dénoncer le non‑respect du copyright, à travers par exemple son refus de dénoncer le piratage (à ne pas confondre avec le hacking, ce sont deux choses différentes). En pratique, le copyleft est censé avoir force de loi, en se reposant sur le copyright, tout en prétendant que le copyright ne doit pas toujours être respecté… ce qui implique logiquement que le copyleft ne doit pas toujours être respecté non‑plus (puisque ses modalités d’application et d’interprétation sont prétendument celles du copyright), et ce n’est alors pas une opinion mais un constat d’affirmer qu’il y a un problème ici (un problème qu’il faut être aveugle pour ne pas voir, et qui suffirait presqu’à lui seul à montrer comment un certain milieux est aveugle… volontairement ou pas, ça pourrait être une question).

(*) Il ne serait presque pas nécessaire d’aller plus loin si on voulait faire noter le doute qui peut venir quand il est temps de mettre la théorie face à sa mise en pratique, le Librisme et la GPL prétendant que l’intention n’est pas la renonciation à ce droit patrimonial, mais que ce n’est que par « un malencontreux hasard » que cette renonciation est une condition nécessaire et obligatoire de la notion de « liberté » (« liberté » au sens du Librisme et de la GPL).

Le Librisme en pratique et brièvement


Le Librisme est un mouvement moins clairement défini que ne l’est la GPL, qui est le texte d’une licence ainsi que des modalités d’applications légales. Il est possible de le décrire en pratique, mais difficile de le faire brièvement, car il faut pour cela citer des cas concrets qui peuvent ressembler à autant de cas particuliers, faits particuliers d’une personne ou d’une autre, ce qui appelle autant de réponses et d’appels à d’autres exemples.

Il est peut‑être possible de le définir brièvement comme un lobby luttant contre les monopoles — mais que les monopoles ne dérangent en pratique pas, quand ils sont gratuits; luttant contre le libéralisme et la globalisation — mais que le libéralisme et la globalisation ne dérangent pas quand ils sont synonymes de gratuité. En pratique, le Librisme s’émeut surtout beaucoup de tout ce qui porte atteinte à la gratuité, et se préoccupe finalement peu du reste. Beaucoup de réprimandes à l’égard du Windows de Microsoft (payant), attaqué au motif qu’il serait un monopole, et moins de critiques (et le peu qu’il y en a sont tardives) à l’égard de Google (gratuit), un monopole pourtant plus infiltré et disposant de plus grands pouvoirs que Microsoft. Beaucoup de réprimandes à l’égard de Photoshop (payant) qui n’a pourtant rien d’un monopole (comptez les gens autour de vous qui ont une licence ou même une copie pirate de Photoshop), aucune critique à l’égard d’un peut‑être petit monopole quand‑même de GIMP (gratuit), beaucoup de critique à l’égard du libéralisme et de la globalisation, bien moins à l’égard de Wikipédia (libérale, mais gratuit), ou de Google (ultra‑libérale, mais gratuit), ou d’un Inkscape (gratuit) surfant sur la globalisation et que l’on retrouve à l’identique d’un bout à l’autre du monde.

Il pourrait peut‑être aussi, mais plus occasionnellement, se définir comme un lobby luttant contre la fermeture par la non‑interopérabilité, quoique autant que au sujet des monopoles, en pratique, c’est surtout la non‑gratuité qui le fait réagir, parfois juste prétextant une fermeture dut à une non‑interopérabilité, qui ne dérange plus quand elle est le résultat de logiciels gratuits (quel autre logiciel que GIMP lit les fichiers de GIMP ? Sur quels standards interopérables repose FreePascal ? GCC est‑il conforme à ISO‑C ? Etc. mais comme tous sont gratuits, …).


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Dim 5 Jan 2014 15:04
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
J’avais mis ce sujet délicat et polémique en suspend, sans l’avoir encore complété (parce que lourdement polémique). Ce sera sûrement fait un jour, mais sans date prévue. Juste pour l’instant, des liens en rapport, pour les noter quelque part.


Note : le titre original du sujet était « Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance, évolution ? Fumisterie… ». Le dernier mot du titre était quand‑même justifié, le mot « fumisterie » faisant référence à la mystification (*), mais il a aussi une connotation beaucoup plus vulgaire que le mot « hypocrisie », alors le titre vient d’être changé, même s’il reflète moins la critique. Le nouveau mot utilisé est d’ailleurs celui qui semble le plus courant dans ce contexte (d’après les liens ci‑dessus au moins).

(*) Pour la définition de ce mot, voir Fumisterie (cnrtl.fr) ou Fumisterie (larousse.fr).

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Dim 13 Juil 2014 16:22
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Une citation sur le fanatisme en général, dans le contexte d’un article discutant des fanatiques de Linux. Ça ne doit pas être pris comme signifiant que les utilisateur(ice)s de Linux sont tous fanatiques, même si ce milieux rameute malheureusement une net majorité de gens souffrant de dissociation d’avec la réalité.

Bref, retour au sujet, cette citation sur le fanatisme dans cette page in English. Je traduis plus bas.

Why Linux breeds fanatic fans… and Google doesn’t (vladdolezal.com). Avril 2009.

Le titre peut se traduire comme « Pourquoi Linux draine‑t‑il les fans fanatiques, tandis que ce n’est pas le cas de Google »

Vlad Dolezal a écrit : 
You are never dedicated to something you have complete confidence in. No one is fanatically shouting that the sun is going to rise tomorrow. They know it’s going to rise tomorrow.

When people are fanatically dedicated to political or religious faiths, or any other kinds of dogmas or goals, it’s always because the dogmas or goals are in doubt.

Traduction a écrit : 
On s’investit peu dans ce que l’on tient raisonnablement pour sûr. Personne ne crie fanatiquement que le Soleil va se lever demain. Les gens savent qu’il va se lever demain.

Quand des gens s’investissent fanatiquement dans des causes politiques ou religieuses, ou n’importe quels autres dogmes ou buts, c’est toujours parce que ces dogmes ou buts sont mis en doutes.

Il n’est pas l’auteur de ces mots, il cite un livre intitulé “Zen and the art of motorcycle maintenance”, qui peut se traduire comme « Le zen et l’art de la maintenance des cyclomoteurs » Grand sourire .

Après cette citation, il poursuit :

Vlad Dolezal a écrit : 
Yeah, that’s right. Linux fanatics feel insecure about Linux.

Traduction a écrit : 
Eh oui, c’est vrai, les fanatiques de Linux ne sont pas sûr de Linux.


Anecdote: L’auteur de cet article est végétarien Hmmm! .
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Dim 13 Juil 2014 16:24
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Au fait, j’avais oublié de lier à ce sujet : Une critique constructive des bureaux Linux.
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Dim 13 Juil 2014 22:52
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Sur le même thème encore, mais d’un autre auteur, dont les remarques sont plus acerbes et ironiques. Un passage en particulier m’a interpelé, parce qu’il fait références au peu d’attention accordée aux standards en pratique (excepté pour prétendre s’y intéresser quand il s’agit de faire de la publicité mensongère pour l’objet de l’idéologie) et à l’absence de capacité à collaborer (et j’ajouterais personnellement, à négocier). C’est justement une réaction à propos de sujets sur les standards que j’ouvrais (sur un autre forum, pas ici), qui m’a initialement inspiré ce sujet.

La citation est en partie obsolète, mais reste toujours intéressante.

Are the “Open Source” advocates mentally healthy? (hugequestions.com).

Le titre pourrait se traduire par « les “propagandistes” de l’open‑source sont‑ils mentalement sains ? » Oops, n’a fait une bêtise (j’avais bien prévenu que c’est plus acerbe).

Eric Hufschmid a écrit : 
Why such a lack of cooperation and leadership with Linux?

In my main document I complained about the lack of leadership and cooperation among Linux fanatics. It appears as if most of the Linux developers have no regard to what other Linux developers are doing. They are creating hundreds of different variations of Linux and Unix rather than working together to create one good version.

Some of the Linux websites carry articles in which the author suggests the Linux community follow standards so that all the Linux versions are compatible with each other, or that Linux add certain features or become easier to use in certain ways. However, these articles appear to be ignored by the Linux community rather than discussed by them. These articles are written year after year with little or no effect. […]

Traduction a écrit : 
Pourquoi une telle carence de coopération et d’organisation avec Linux ?

Dans mon document principal, je me lamente du manque d’organisation et de coopération parmi les fanatiques de Linux. Il semblerait que la plupart des développeurs de Linux ne montrent pas d’attention pour ce que font les autres développeurs de Linux. Ils créent des centaines de variations différentes de Linux et UNIX plutôt que de créer une bonne version.

Certains sites sur Linux, publient des articles dans lesquels l’auteur suggère que la communauté de Linux adhère à des standards, pour que toutes les versions de Linux soit compatibles entre elles ou que certaines fonctionnalités soient ajoutées à Linux ou qu’il soit d’une certaine manière, rendu plus simple à utiliser. Cependant, la communauté de Linux, semble plus ignorer ces articles, qu’en discuter. Ces articles sont écrits années après années, avec peu d’effets. […]


Cet article date de 2001, et heureusement certains standards ont vu le jour depuis, comme Open Desktop Standard. Malheureusement, des standards qui bien que édictés sont encore trop peu suivis, sans compter les manques que présente cette série de standard; et surtout l’état d’esprit, l’individualisme ou « la p’tite cuisine dans son coin », qui restent indécrottablement dans la règle, même encore 13 ans après cet article.

Toujours dans le même article, un titre de section qui fait directement écho au titre de ce sujet : “Hypocrisy in the open source movement”, qui peut se traduire par « l’hypocrisie dans le mouvement de l’open‑source », un sentiment qui reste toujours valable en 2014, autant qu’il l’était en 2001.
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Dim 3 Aoû 2014 00:01
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Une chose dont je parlais sur un forum libriste (et ça n’avait évidemment pas plut), qui me semblait une conséquence logique de la GPL : elle est surtout profitable aux grosses entreprises avec des gros moyens, qui veulent saper les petits concurrents disposant de moins de moyens (ou étant plus vulnérables aux pertes). Le milieux de BSD a remarqué le même phénomène.

Why you should use a BSD style license for your Open Source Project (freebsd.org)

FreeBSD.org a écrit : 
A less publicized and unintended use of the GPL is that it is very favorable to large companies that want to undercut software companies. In other words, the GPL is well suited for use as a marketing weapon, potentially reducing overall economic benefit and contributing to monopolistic behavior.

Traduction a écrit : 
Un autre usage de la GPL, involontaire et dont on fait moins la publicité, est qu’elle est favorable aux grandes compagnies qui veulent miner des compagnies logicielles (ndt: sous‑entendu, concurrentes). En d’autres mots, la GPL convient bien comme arme commerciale, réduisant potentiellement le bénéfice économique en générale, et contribuant à l’établissement de monopoles.


L’usage du mot « involontaire » est paradoxale ici, mais je traduis comme c’est.

Sur le même thème :

Dernière édition par Hibou le Mer 20 Aoû 2014 00:29, édité 1 fois.

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Ven 19 Déc 2014 04:00
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Je dis souvent que le problème avec les libristes, c’est qu’ils prennent les logiciels, qui sont des objets techniques, pour des objets politiques et idéologiques ; et que en pratique, les critères techniques passent systématiquement à la trappe et n’arrivent qu’en seconde ou troisième position au mieux.

Voilà que je viens d’atterrir sur un site libriste présentant une discussion agité entre des libristes radicaux et deux libristes pragmatiques.

Je cite deux courts extrait.

La source : Quand la ville de Marseille écarte GNU/Linux en faveur de Windows 7 (framablog.org), Septembre 2010.

Libriste radical (Modagoose) a écrit : 
Il n’y a pas besoin de discuter cent sept ans. Un logiciel fermé est un mauvais logiciel car non partageable, point. Toutes autres considérations d’ordres techniques, cosmétiques ou ergonomiques sont nulles et non avenues.


Pour le libriste radical (il n’en est qu’un exemple qui se trahit explicitement), les qualités techniques, ergonomiques et graphiques, d’une logiciel, n’ont aucune importance si le logiciel ne peut pas être copié gratuitement (pour ne pas apparaitre explicitement comme gratteurs, au lieu de parler de gratuité, ils préfèrent employer d’autres expressions, comme ici, « partageable »).

Je me dis parfois qu’ils feraient aussi bien de s’échanger gratuitement des fichiers produits par des générateurs d’octets aléatoires, temps que ça s’appellerait « téléchargement gratuit », ils seraient contents.

Plus loin, les deux pragmatiques, réagissent à son radicalisme (mais ils disent plus que cela, ce n’est seulement que ce que je cite).

Libriste pragmatique (TimCruz) a écrit : 
Je ne pense pas faire preuve de mauvaise foi et je déteste quand on justifie ses idéologie par un « c’est comme ca et c’est tout »

Libriste pragmatique (Vincent) a écrit : 
Je fini sur une citation de Philippe Scoffoni :

« Je rejoindrais aussi Mark Shutleworth sur l’importance de la cohésion de la communauté du logiciel libre qui est très prompt à s’entre-déchirer dans des débats souvent technico‑technique ou ethico‑éthique voir les deux en même temps. »

Les linuxiens sont extrémistes, ça ne date pas d’hier.

Oui, ça ne date pas d’hier, comme il dit ; et ça ne change pas non‑plus.

Pour lire l’argumentation des deux pragmatiques, voir au lien inséré plus haut.

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Ven 19 Déc 2014 04:33
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Ce peu de cas fait des critères qualitatifs (ou en tous les cas, pas en première position ou position prioritaire), se constante autant avec les sources, souvent in‑maintenables, incompréhensibles (in the large, pas localement pour une petite bricole), pour qui n’en est pas l’auteur d’origine. Et c’est un paradoxe pour une idéologie qui prétend partager la connaissance par les sources des programmes, que de si peu se préoccuper de leur compréhensibilité et ne même pas en faire un critère pour le label « open »‑source.

Voici justement une citation d’un site Anglophone, à ce propos.

Source : Open Source and the economy (pythian.com), Octobre 2008.

Commentaire de Alex a écrit : 
Open source is often indeed closed source. There are no PDF and help files, no documentation, sometimes even the source code is not documented at all. It might be possible to recompile some parts, but no one can really maintain it without insider knowledge.


Ce qui s’explique quand on comprend que ce qui intéresse le librisme et l’« open »‑source, n’est pas les sources des logiciels, mais le prix du logiciel, qui doit être égale à zéro (strictement zéro, pas 0.01 ni même 0.0001, 0 … et cette absence de sens de la mesure et de la nuance porte un nom : l’intégrisme).

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Ven 19 Déc 2014 19:45
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…
Un parenthèse indigeste. C’est une courte vidéo, en spoiler, tellement elle est dégoutante : on y voit Richard Stallman, le guru des intégristes libristes, manger ce qui est apparemment de la corne de ses pieds à moins que ce ne soit de la saleté entre ses doigts de pieds, et cela en pleine conférence public … Malade Enrhumé(e) .

Ne regarder pas si vous venez de manger ! C’est à 00:01:50.

Spoiler : cliquez sur le cadre pour l'afficher


Et non, ce n’est pas une vidéo truquée Cuisine .

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Mer 7 Jan 2015 05:39
Message Re: Librisme et GPL : liberté, partage, connaissance ? Hypocrisie…

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