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J’ai vu non‑loin l’une de l’autre, deux feuilles de jeunes pousses de ce que je crois être de la berce dans les deux cas. Une des deux feuilles avait une découpe anguleuse, l’autre, une découpe arrondie.

J’ignore si ce sont deux nouvelles variétés de berce ou si ce sont des feuilles de deux plantes dont le dernier foliole à trois lobes a des nervures organisées comme celles de la berce (ce que je tiens jusque maintenant pour un caractère unique de la berce).
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Hibou a écrit : 
Attention : il est possible de confondre les deux pimprenelles avec la tanaisie. La tanaisie est potentiellement abortive, je la considère donc comme toxique. C’est la denture, la forme et la disposition des feuilles qui peut éventuellement les faire confondre. Les feuilles de la petite pimprenelle sont plus ovales que vraiment allongées et sont nettement plus petites que celles de la tanaisie. Les feuilles de la grande pimprenelle sont plus allongées et plus grandes que celles de la petites pimprenelle, mais toujours plus petites que celles de la tanaisie, et surtout, la tige de la grande pimprenelle est ronde tandis que celle de la tanaisie est anguleuse ou cannelée (je ne sais quel est le meilleur terme). […]

Un autre détail que je dois confirmer quand‑même : les folioles de la pimprenelle, me semblent être toujours ou presque toujours ne pas être exactement sur le même plan que l’ensemble de la feuille (déterminée par la nervure principale et les nervures secondaires). Les folioles sont orientés d’une manière qui me fait penser aux ensemble de panneaux solaires sur un mat. Je crois avoir aussi remarquer que les folioles de la pimprenelle ont plus d’espace entre eux que les folioles des feuilles dont la découpe y ressemble. En résumé, l’orientation des folioles et l’espace entre eux, pourrait distinguer la pimprenelle des autres plantes à feuilles similairement découpées.
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Les plantes à tige de section carrée, avec des fleurs en épis en haut ou en groupes directement liés à la tige, ne sont pas toutes des lamiacées. Au moins plusieurs polygonacées et une onagracées, ont une tige à section carrée et des fleurs disposées de cette manière. Au critère de la tige à section carrée, il faut aussi ajouter le critère de la fleur à symétrie bilatérale, et je ne suis pas encore sûr que ces deux critères soient suffisant pertinents pour une détermination simple de la famille.
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Les fruits rouges du cornouiller mâle, me font penser aux câpres, pas seulement par leur taille, aussi par leur goût modérément acide. Leur texture est ferme et fine, pas farineuse, contrairement à ce à quoi je m’attendais. Le noyau est assez petit pour que malgré la petite taille des fruits, la proportion de chaire soit raisonnable. Mais je ne vois pas bien comment les dénoyauté un par un sans que ce ne soit fastidieux, alors je les vois plutôt en grignotage à dénoyauter dans la bouche.

Attention : les fruits rouges de la morelle douce‑amère, peuvent être pris pour ceux du cornouiller mâle, et les fruits des morelles sont la plupart du temps toxiques. Ne pas cueillir sans regarder les feuilles.
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Hibou a écrit : 
La toxine botulique produite avec certaines mauvaises conservations, inodore et sans goût, ce qui la rend traitre, peut être détruite par la cuisson : à une température minimale de 80 à 90 ℃, par exemple 5 minutes 85 ℃ détruit la toxine.


Cette intoxication est heureusement rare : Le botulisme humain en France, 2010-2012 (invs.santepubliquefrance.fr), 2014.

Institut de veille sanitaire a écrit : 
Le botulisme humain est une affection neurologique rare mais grave, qui fait l’objet d’une déclaration obligatoire depuis 1986. Le diagnostic biologique est réalisé par le Centre national de référence des bactéries anaérobies et du botulisme. Cette étude présente la situation du botulisme humain en France sur la période 2010-2012, à partir de ces deux sources de données.

Sur cette période, 24 foyers de botulisme confirmés, impliquant 51 personnes, […]
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Hibou a écrit : 
[…]

L’eupatoire est toxique à forte dose ou ingérée régulièrement.

[…]

Et l’eupatoire est aussi appelée l’origan des marais, alors qu’elle n’a rien à voir avec l’origan, n’est même pas de la même famille. L’origan, le vrai, est une lamiacée, l’eupatoire est une astéracée.

En parlant d’origan qui est une lamiacée, il existe deux lamiacées qui sont appelées origan, ce qui est une autre source de confusion. L’origan, le vrai, celui du genre origanum, et le calament clinopode, du genre clinopodium, qui est aussi parfois appelé sarriette, alors que la sarriette est encore autre chose, bien qu’étant une lamiaciée aussi, au moins.

On voit bien là l’utilité des noms scientifiques, les noms communs pouvant aboutir à purée de pois, confusion et incompréhension.

En parlant des noms communs, je suis convaincu qu’il faut préférer ceux qui se rapprochent le plus du nom scientifique. Par exemple préférer parler de mauve sylvestre au lieu de grande mauve, son nom scientifique étant malva sylvestris. C’est pour cette raison que je préfère appeler origan, l’origan plutôt que marjolaine sauvage, son nom scientifique étant origanum vulgare, vulgare signifiant commun.
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La berce est à la fin de son deuxième cycle de fructification, elle va bientôt démarrer le troisième et dernier de l’année, qui si ça se passe comme l’année dernière, se terminera vers fin Octobre.
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La bunias d’Orient a une belle racine pivotante, bien plus facile à extraire que celle du panais, quoique les panais que j’avais essayé de déraciné en Octobre 2016, étaient peut‑être dans une terre trop dure.

Je l’ai remarqué en déracinant quelques bunias pour les repiquer dans un jardin clandestin Oops, n’a fait une bêtise . J’ignore si la racine est comestible aussi, mais j’imagine que la probabilité est bonne, comme toute la plante est comestible, feuilles et fleurs.
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Il existe deux types d’ortie. En plus de l’ortie dioïque, il existe l’ortie brulante, plus petites que l’ortie dioïque, même si l’ortie dioïque peut parfois être petite aussi, par exemple quand elle a été coupée.

La différence de taille fait que l’ortie dioïque est parfois appelée grande ortie et l’ortie brulante, petite ortie. Une différence de taille qui ne permet pas de les différencier avec certitude.

L’ortie brulante est annuelle et a une racine pivotante, tandis que l’ortie dioïque est vivace et a un rhizome qui lui permet de faire une colonie sans nécessairement que des graines germes. Même si cela nécessite d’en déraciner, c’est un moyen sûr de les distinguer.

Notez qu’on peut déraciner des orties pour en repiquer, comme l’ortie est un bon légume, et c’est justement ce que j’ai fait aujourd’hui, après avoir choisi une colonie de bons spécimens.

Je ne sais pas si la racine s’utilise en cuisine, mais elle s’utilise en médecine. J’imagine qu’il s’agit plus de la racine de l’ortie brulante que du rhizome de l’ortie dioïque, mais je n’affirme rien.
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Attention : les feuilles de morelle noire, quand elles sont encore petites, pas encore découpées sur les bords, ressemblent à celles de l’amarante réfléchie. Et des feuilles de morelle peuvent être petites sur des morelles déjà grandes. La morelle est toxique.

Le problème est important, car la morelle noire et l’amarante réfléchie, sont biologiquement similaires, c’est à dire qu’elles aiment les mêmes biotopes, en plus d’avoir une affinité commune réciproque, c’est à dire que quand une pousse à un endroit, l’autre va encore plus aimer y pousser. La probabilité est notable de les trouver ensemble.

Les deux plantes se distinguent par leurs inflorescences et leurs fruits. Regardez toujours sur quel pied vous cueillez des feuilles, et assurez‑vus que des « branches » des deux ne s’emmêlent pas.

Un détail pour distinguer les feuilles une fois cueillies : sur leur face inférieure, les feuilles d’amarante sont comme brillantes, plus exactement elles présentent des reflets blancs brillants qui dominent assez, alors que sur la face inférieure des feuilles de morelle, seules les nervures ont des reflets brillants, et encore, moins prononcés sur le dos des feuilles d’amarante.

Les feuilles de l’amarante couchée sont les mêmes que celles de l’amarante réfléchie, alors la confusion entre la morelle noire et l’amarante couchée est aussi possible. De plus, d’autres morelles ont des feuilles similaires à celle de la morelle noire.

En résumé : attention à la confusion entre feuilles de morelle et feuilles d’amarante, quelque soit la variété de l’une et de l’autre, quand les feuilles de morelle sont petites.
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