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Plantes sauvages comestibles
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Lun 5 Avr 2021 20:25
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Le gaillet mollugine, semble préférer les expositions ensoleillées et faire des colonies de pieds épars, sur de grandes surfaces si les conditions sont bonnes.

Le mollugine est moins fréquent que le gratteron, cependant il arrive qu’il occupe de bien plus grandes surfaces que le gratteron, mais ce premier n’occupe pas l’espace de la même manière que ce dernier.

Le gratteron peut faire de grands tapis, tandis que le mollugine fait plutôt des petits tapis. La gratteron me semble moins partager l’espace avec d’autres espèces, tandis que la mollugine est plus facilement mêlé à d’autres espèces, souvent des poacées. Quand le mollugine occupe de grands espaces, c’est de manière éparse, et c’est toujours dans un près (au moins, je ne le vois que comme ça). La gratteron fait plutôt des zones denses et petites, souvent dans des lieux ombragés ou des décombres ou simplement « n’importe où » : j’en ai déjà vu pousser sur du bois tombé, même pas pourri, il poussait dans la mousse installée sur le bois.

J’ai l’impression que le gaillet mollugine est une plante de prairie tandis que le gaillet gratteron est un plante opportuniste.

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Mar 6 Avr 2021 15:37
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Peut‑être que la mauve peut pousser en altitude.

Dans une documentaire sur le parc national des Écrins, en france, des gens étaient sur un lac, appelé lac du Lauvitel, à 1 530 m d’altitude. Flous dans l’angle de la caméra, je crois avoir reconnu des parties d’une mauve en graines. Je garde un doute, comme seule une petite partie était visible, mais je le crois assez.

Ce parc est situé dans le sud‑est de la france, environ à mi‑chemin entre Marseille et le lac Léman, qui lui est en Suisse, frontalier avec la france.

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Mar 6 Avr 2021 17:38
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Le sceau de Salomon, qui est toxique, est de la même famille que l’ail (ail tout‑court, ail des vignes, ail des ours, poireau, etc), la famille des amaryllidacées (anciennement les liliacées).

Le sceau de Salomon pousse dans les bois. Avec des feuilles entières et alternes de part de d’autre du long d’un axe centrale, les petites pousses peuvent faire penser à une vesce, qu’on ne s’attend pas à voir dans un bois, mais quand les feuilles sont plus grandes, elles laissent plus de doute et moins de place à cette confusion. Ses fleurs qui arrivent après Avril (il n’est pas encore en fleurs), évoquent de loin, celles des perce‑neige, mais leur disposition laisse comprendre qu’elles n’en sont pas : elles sont à la file sous l’axe centrale de la plante.

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Mar 6 Avr 2021 18:18
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Hibou a écrit : 
[…]

J’ai l’impression que le gaillet mollugine est une plante de prairie tandis que le gaillet gratteron est un plante opportuniste.

L’ail des vignes aussi, me semble plutôt être une plante de prairie à l’origine, et je crois que si on ne la trouve qu’en lisière de bois, de haie ou dans certaines pelouses, c’est parce qu’ils restent les seuls endroits où elle n’est pas trop dérangée. À part ça, elle a l’air de se plaire dans les pâturages. Elle semble aimer les sols riches en matières organiques ou en azote, raison pour laquelle je crois qu’elle pousse dans certaines pelouses et aussi s’accommode des lisières de haie et de bois. Comme elle semble plus s’étendre par la division de l’oignon que par la diffusion des bulbilles, elles n’apparaît pas facilement dans les champs, mais ses oignons peuvent espérer rester en place, quand ils sont dans la terre de pâturages. Visiblement, pour la cultiver, mieux vaut une zone dédiée à une colonie permanente, comme précédemment suggéré.

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Mar 6 Avr 2021 22:24
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Hibou a écrit : 
Si vous voyez ce qui ressemble à un chardon dont l’inflorescence fait une jolie boule parfois bleuté voir indigo bleuté, c’est peut‑être du panicaut, une apiacée et non‑pas une astéracée.

Le panicaut est comestible, mais il n’est pas plus engageant que les chardons.

Il existe aussi l’azurite, qui cette fois est une astéracée, bien comme le chardon. Le panicaut et l’azurite ont assez les mêmes airs. L’azurite, comme son nom le suggère, a une inflorescence bleue, mais certains panicaut aussi, son bleus. L’azurite ne semble pas comestible et ne serait de toutes manières pas plus engageante que le panicaut, qui lui est comestible, mais n’invite pas le tester.

En dehors de la couleur, une distinction non‑fiable, il faudrait savoir comment sûrement les distinguer. Je crois avoir déjà vu les deux, en été. Si l’occasion se présente à nouveau, il sera tenté de trouver des différences fiables.

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Lun 12 Avr 2021 22:58
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Hibou a écrit : 
Hibou a écrit : 
[…]

Je dis ici « gaillet mollugine » mais il pourrait aussi bien s’agir de gaillet à feuilles inégales, qui lui ressemble beaucoup et ressemble même je crois plus à celui que je récolte. Sa faible hauteur pourrait le confirmer. La comparaison que je fais, est alors peut‑être plus entre le gratteron et celui à feuilles inégales.

[…]

Non, c’est plutôt vraiment un gaillet mollugine. Le gaillet à feuilles inégales est connu pour avoir des tiges fines, ne dépassant pas un millimètre de diamètre (si on peut dire, la tige n’étant pas ronde) et d’après des images, il semble avoir des feuilles plus effilées.

La gaillet mollugine est rarement représenté avec une tige rougeâtre, pourtant c’est presque toujours avec cette couleur de tige que je le rencontre.

[…]

Ça ne colle pas. Certains s’apprêtent à fleurir et la couleur m’a fait tiquer. À la pointe, semble se préparer une fleur pourpre, plus bas, semblent se préparer des fleurs blanches. Le mollugine ne fait que des fleurs blanches. De plus, comme dit précédemment, il fait des tiges rougeâtres, ce qui ne semble pas être souvent le cas du mollugine qui n’est généralement pas représenté ainsi.

Il faudra attendre la floraison pour avoir plus de certitude sur l’espèce exacte de ce bon gaillet.

En parlant de son goût, il a été récemment dit, que haché, son odeur évoque une céréale, en précisant que c’est une mauvaise description, par défaut, faute de savoir mieux la décrire. En 2019, il avait été noté que l’odeur évoque le haricot vert. Ces derniers jours, pendant la cuisson, il m’a évoqué les pois, pas tout à fait les pois frais, pas tout à fait les pois cassé, mais c’est plus proche d’une odeur de pois que d’une odeur de haricot vert. En fait ce céréale, c’est l’odeur d’une graine qu’il m’évoquait inconsciemment. En fait d’une odeur de haricot, c’est une odeur plus proche des pois, la différence est assez nette pendant la cuisson pour en avoir la certitude.

Cette plante est unique, autant de personnalité unique, que la pariétaire ou la valériane.

Il existe beaucoup de gaillets différents, mais disons par défaut, que deux sont les plus courants, l’un d’eux et le gratteron, facile à distinguer, l’autre est ce gaillet restant toujours identifier.

Si tous les gaillets sont différents, comme il semble, peut‑être que d’autres surprises peuvent être attendues avec d’autres espèces, si d’autres sont trouvées.

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Lun 12 Avr 2021 23:08
Message Re: Plantes sauvages comestibles
En récoltant du gaillet, attention à certaines euphorbes qui peuvent pousser à proximité ou au milieu, les feuilles verticillées de certaines euphorbes ont une forme et un ton de vert, rendant possible la confusion par inattention, avec un gaillet.

La différence se voit, mais dans de mauvaises conditions, la confusion serait possible. Si en coupant la tige, un latex blanc apparaît, c’est bien une euphorbe. Ce latex est très toxique car corrosif, assez pour provoquer des hémorragies digestives ou buccales, ce qui est toujours une urgence.

La présence de latex blanc au niveau où la tige est coupée, devrait être le moyen le plus sûr de déceler l’éventuelle erreur.

Attention aussi aux boutons d’or. Les feuilles principales du bouton d’or ne ressemblent pas à celle des gaillets, mais un peu plus bas que les fleurs, se trouvent des petites feuilles allongées semblables à celles des gaillets, d’autant qu’à ce niveau, la tige est rougeâtre. Là aussi, la différence se voit, mais dans de mauvaises conditions, la confusion pourrait être possible. Le bouton d’or, comme toutes les renoncules, est toxique, même si bien moins que les euphorbes.

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Mar 13 Avr 2021 21:03
Message Re: Plantes sauvages comestibles
La cardamine des près semble fleurir un peu partout. Il me semblait que sa floraison était plus tardive, à moins qu’elle ne varie de place en place.

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Jeu 15 Avr 2021 23:14
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Hibou a écrit : 
Hibou a écrit : 
Dans les noms scientifiques en Latin, sativa / sativum signifie cultivé(e). Par exemple, allium sativum pour l’ail cultivée. Sativa / sativum peut s’utiliser pour des plantes sauvages qui ont été cultivée, et les plantes cultivées n’ont pas toutes le mot sativa / sativum dans leur nom. Par exemple la bette, qui est aussi cultivée, s’appel beta vulgaris. L’occasion de dire que vulgaris, signifie commun(e), et non‑pas vulgaire au sens de pas propre.

Et arvensis, signifie « des champs ». Par exemple la moutarde des champs s’appel sinapsis arvensis, et le souci des champs s’appel calendula arvensis.

En marge, sativa s’écrit parfois aussi sativus ; je crois que c’est une différence d’accord, que sativa est l’accord au féminin et sativus est l’accord au masculin.

Il existe aussi pratensis, semblant signifier « pâturages » ou « près » et alors avoir une signification proche de arvensis. Par exemple, le knautie, tout‑court dont le nom commun en entier est knautie des champs, s’appel Knautia arvensis, tandis que la cardamine des près s’appel Cardamine pratensis.

Les adjectifs les plus courants sont jusque maintenant :

  • arvensis = des champs (poussant dans les champs)
  • officinalis = officinal(e)
  • pratensis = des près (poussant dans les prés)
  • sativa = cultivé(e)
  • sylvestris = des bois (poussant dans les bois)
  • vulgaris = commun(e)

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Mar 20 Avr 2021 10:15
Message Re: Plantes sauvages comestibles
Les feuilles d’égopode ont toujours une consistance plus dure que le plupart des feuilles, même quand elles sont nouvelles (pas petites, ce serait trompeur), pas encore vert sombre.

Mais après‑tout, le persil, dont elles ont le goût, a une consistance assez dure aussi.

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