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Libéralismes : les variantes et quelques notes
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Ven 14 Déc 2012 16:52
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes
Nucua a écrit : 
Honnêtement, à mon humble avis, les contributeurs de ce wiki me semblent être des lycéens ou étudiants zélés plutôt qu'autre chose.

Peut‑être, peut‑être pas, qui sais… il n’y a pas que les jeunots qui se comportent comme des jeunots Hihihi! (mais ce n’est pas le sujet ici).

Le style est tout de même parfois étrange, à l’emporte pièce.

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Mer 11 Sep 2013 19:38
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

Le Libéralisme expliqué en une phrase


Le mot libéralisme est systématiquement galvaudé, d’autant plus facilement que peu de gens savent ce qu’il est, et même les gens à qui le mot fait peur, ne savent typiquement pas ce que c’est non‑plus, et c’est pour ça qu’il est facile de faire peur avec ce mot. D’ailleurs en parlant de ça, on peut même dire que ses seules occurrences dans les médias, et encore plus dans les discours politiques, sont toujours pour servir de repoussoir ou de menace (en fait, il est surtout une menace pour les politiciens et les administrations, alors on peut comprendre qu’ils veuillent que les citoyen‑ne‑s en aient peur, c’est mieux pour conserver leurs privilèges).

Alors j’ai tiqué sur une phrase qui l’explique bien, que je vois de voir cité comme une devise, sur un site qui a pour vocation de le faire connaitre.

Here is : « Que l’État se borne à être juste, nous nous‑chargerons d’être heureux. »

Une définition exacte et concise à la fois, de l’esprit du libéralisme. Je viens de voir cette devise sur un site en arrivant sur cette page : Libertarianisme, libéralisme, « néolibéralisme » : du nouveau ? (institutcoppet.org)

Petite note au passage, et opportunément comme la phrase fait référence à l’état : ne pas confondre Libéralisme et libertarianisme (ou libéral et libertaire). La vision libéral, est pour un allégement du rôle de l’état afin d’offrir plus de libertés et moins d’entraves aux initiatives personnelles et à l’exercice de la citoyenneté (c’est à dire, la vie de la société ou sa propre vie à soi). La vision libertaire, souhaite une disparition de l’état, ce n’est pas du tout la même chose.

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Lun 23 Sep 2013 21:04
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

Le Marquis de La Fayette, un Libéral historique en france


Le Libéralisme est par nature orienté vers le présent et l’avenir, mais voici quand‑même une page d’histoire sur l’un des premier libéraux de la république, et dans tous les cas, le plus important de ces premiers, par le rôle qu’il a joué, autant en france qu’aux États‑Unis.

Il s’agit du Marquis De La Fayette, dont l’histoire est narrée par le reportage posté plus bas.

Auteur de la déclaration universelle des droits de l’Homme française; pionner de l’abolition de l’esclavage (et pas seulement en mots), il n’a cessé de souffler aux oreilles de George Washington et de Thomas Jefferson, l’idée qu’il est inacceptable que dans un pays libre, les droits de l’Homme ne s’appliquent pas aux esclaves autant qu’à tout le monde; il a poussé l’idée du peuple souverain et de la monarchie constitutionnelle contre un monarque souverain (Louis XVI) sans soutenir la violence ou la vengeance sanguinaire de l’extrême‑gauche, contre un empereur (Napoléon) et contre une tentative de rétablir une monarchie absolue (Louis XVIII). Il s’intéressait de près aux progrès techniques de son époque. Il est peut‑être plus respecté aux États‑Unis qu’en france, alors qu’il était français (il faut dire qu’alors qu’il était admiré aux États–Unis, en france, l’extrême‑gauche rêvait de tuer l’auteur de la déclaration des droits de l’Homme et de le passer à la guillotine).

Ci‑dessous, le reportage, qui est un numéro de l’émission « Secrets d’Histoire » de France 2.



P.S. Je crois que ce sujet sera divisé en deux plus tard, parce qu’il déborde largement du cadre d’un sujet de présentation d’un site comme c’est normalement le cas dans la rubrique « Vos Liens ». Il restera le sujet initial sur le site — d’ailleurs pas très fameux — Wikibéral, et sera créé un autre sujet sur le Libéralisme en général.

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Dim 29 Sep 2013 19:23
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

Les vertus du Communautarisme sous un régime Libéral


Pour les gens qui croient que le libéralisme prône l’individualisme, voici une référence intéressante : Charles Taylor.

Charles Taylor est surnommé « le pape du communautarisme ». Libéral assez convaincu, il a aussi étudié la question du communautarisme voulu (par opposition à celui qui peut être imposé, sinon ce n’est plus libéral). Pour lui le communautarisme dans un contexte libéral est un moyen pour des catégories de gens de se soutenir et de ne pas se laisser dominer par des catégories qui sans cela seraient « dominantes ».

Ça me parle personnellement, ça ressemble à ce que je vois de positif dans le communautarisme (même si ce n’est pas exactement comme ça que je le voyais, y voyant plutôt un moyen de préserver les bonnes choses qui peuvent être spécifiques à certains catégories de gens, sans quoi elles seraient détruites, sans nécessairement devoir imposer un dogme à tout le monde, ce qui ne serait que négatif).

Anecdote : j’ai appris l’existence de Charles Taylor, alors que sur Wikipédia je signalais une erreur importante dans l’article sur le libéralisme. L’article de Wikipédia prétendait initialement à tord, que le libéralisme s’oppose au communautarisme. Dans la page de discussion, j’ai invité à corriger cette erreur en montrant que c’est un non‑sens de dire que le libéralisme s’oppose au communautarisme, parce que les libertés accordés par le libéralisme, permettent aux gens de s’organiser en communauté comme ils/elles le souhaitent. Je disais que le libéralisme n’est ni individualiste, ni communautaire, et qu’il est neutre sur ce point, en laissant la responsabilité aux individus. Un rédacteur sur Wikipédia a confirmé que l’article était effectivement faux sur ce point, et a pour preuve, fait référence à Charles Taylor et à son communautarisme libéral.

Je souligne cette anecdote pour montrer que ce n’est pas sorti d’un chapeau magique comme ça dans le vent.

À l’égale valeur priori des individus, il ajoute l’égale valeur à priori des communautés.

Je cite trois ressources. La première qui désigne les travers d’un libéralisme strictement individualiste; la second, qui est un article d’un journal en ligne à propos de Charles Taylor; et la troisième, qui est la référence dont j’ai pris connaissance au cours de l’anecdote mentionnée plus haut.

Le communautarisme et la question de la reconnaissance (revues.org). 2006 ou antérieure.

Revues.org a écrit : 
Contre les excès de l'individualisme libéral et l'incapacité des politiques sociales de résoudre les problèmes, les communautariens proposent de reconstruire le modèle social sur le lien intercommunautaire. Critiquant le modèle libéral/universaliste de dénier toute diversité au profit de l'individu prétendument neutre mais qui ne représente en fait que les préoccupations d'un homme blanc et hétérosexuel, ils proposent un modèle de la reconnaissance centré sur la "reconnaissance de la valeur égale" de chaque culture. Mais face à la question multiculturelle, leur attitude n'est pas dépourvue ambiguïtés, ce qui entraîne des risques de discrimination, d'affrontement et de violence.



Charles taylor, le pape du communautarisme (lepoint.fr). Juin 2007.

Le Point a écrit : 
Chemisette sans manches et bras en écharpe à la suite d'une chute, Charles Taylor enchaîne de bonne grâce les interviews sur un canapé du Claridge's à Londres : la Fondation Templeton vient d'octroyer à ce professeur de droit et de philosophie à la Northwestern University (Illinois) un prix de 800 000 livres (près de 1,2 million d'euros) pour l'ensemble de son oeuvre. « Depuis près de cinquante ans, ce philosophe démontre que la violence et l'intégrisme peuvent être combattus en prenant en compte leurs aspects sociaux et spirituels », affirme le communiqué de presse de la fondation.



Cultures autochtones et libéralisme au Canada: les vertus médiatrices du communautarisme libéral de Charles Taylor (researchgate.net). 1993.

Pour accéder à cette ressource, il faut être inscrit(e) sur le site. Je ne l’ai pas encore fait.

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Dim 29 Sep 2013 23:17
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

Le Libéralisme n’est pas un dogme


Une citation importante. Elle est issue de la page Wikipédia sur la critique du Libéralisme. Wikipédia la cite d’un livre, et alors il n’est pas possible de donner la source d’origine sous forme d’un lien.

Antilibéralisme (wikipedia.org)

Friedrich Hayek cité par Wikipédia a écrit : 
Il n’y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d’en faire un dogme immuable; il n’y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental : à savoir que dans la conduite de nos affaires nous devons faire le plus grand usage possible des forces sociales spontanées et recourir le moins possible à la coercition.

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Dim 29 Sep 2013 23:54
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

Confusion du Libéralisme et du Capitalisme


Une chose que je suspectais, semble au moins confirmée par Wikipédia, qui elle‑même source cette remarque : en france, les gens confondent le Libéralisme et le capitalisme, et l’anti‑libéralisme (qui est lui‑même assez typiquement français) reproche au Libéralisme, des choses que l’on doit a une forme d’application du capitalisme (l’anarcho‑capitalisme, un libertarianisme qui refuse toute intervention et régulation de l’état dans l’économie).

Antilibéralisme (wikipedia.org)

Wikipédia a écrit : 
Pour Michel Godet, la liberté d’entreprendre, d’échanger, de se rassembler « est à tort assimilée, en France, au capitalisme alors que, dans tous les autres pays, les libéraux sont réformistes, progressistes démocrates et opposés aux conservateurs ». L’historien Zeev Sternhell considère que l’anti‑libéralisme est dangereux pour la gauche ; en effet, « se dire anti‑libéral, ce n’est pas seulement se proclamer anticapitaliste mais se dire en même temps opposé aux valeurs libérales »

(consulter la page Wikipédia pour les références)

On peut alors se demander comment le discours populaire français en arriver à confondre les fantasme et la réalité (quoiqu’il n’y a pas qu’à ce sujet que ça se produit). Il semble d’après Wikipédia, que l’éducation a jouer un rôle dans ce fait (je ne peux rien en dire, pas assez de souvenirs sur ce point là) :

Wikipédia a écrit : 
En France et en Allemagne, des manuels scolaires diabolisent le monde de l’entreprise, et les écoles auraient « aidé à ancrer dans les têtes une sérieuse aversion envers l’économie de marché ». Le socialiste Michel Rocard regrette « l’inculture économique de la France en général » et évoque les « conversations d’il y a deux ou trois ans avec quelques élèves en fin de scolarité secondaire qui avaient hérité de leur courte fréquentation de l’économie une vision dont le degré d’abstraction et de dogmatisme était interdictif de toute utilisation dans la pratique sociale. »

(consulter la page Wikipédia pour les références)

La même page rapporte un biais politique assez marqué chez les enseignants : 72% gauche anti‑libérale. C’est assez inquiétant que le corps enseignant soit si politiquement orienté (ils sont sélectionnés pour ça ou ils s’influencent et se copient entre eux par la suite ?), et je dirais pour faire un clin d’œil à l’actualité, si politiquement peu laïque.

Bref, tout ça pour dire qu’on a un problème d’inculture en france, sur cette question.

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Lun 30 Sep 2013 10:42
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

L’automatisme anti‑libéral, une exception française


L’anti‑libéralisme est un réflexe, une « évidence » qui fait recevoir des acclamations béates à quiconque s’en revendique, une position qui ne se discute pas. C’est une exception française en Europe, et même dans le monde.

Sans dire les partis politiques en sont les seuls responsables, ils verrouillent le consensus (erroné), par lâcheté devant la population, pour leurs calculs électoraux (entretenir l’ignorance pourvu que ça rapporte des voix aux élections).

Un article du journal Le Monde parlait de cette unanimité politique en france, qui va de l’extrême‑gauche jusqu’à l’extrême — peut‑être à des degrés différents tout de même — toujours constatée pendant la campagne présidentielle de 2012.

L'antilibéralisme, le seul point d'accord entre les dix candidats (lemonde.fr). Avril 2012.

Le Monde a écrit : 
Le libéralisme, on le sait, n’est pas aimé en France. L’antilibéralisme est d’ailleurs le seul point d’accord des dix candidats à l’élection présidentielle ! Personne n’ose s’y risquer de peur d’en subir les foudres électorales. […] les politiques […] tentent de flatter et de répondre à l’opinion dominante plus que de la faire évoluer.

Cette campagne fait cependant figure d’exception. Non seulement par l’unanimité et la violence de son hostilité aux idées libérales, mais également parce qu’il n’y a guère plus qu’en France que l’on raisonne encore sur le seul axe "droite-gauche" et non sur une opposition "croyance dans l’État / confiance dans l’individu". […]

En France, à l’inverse, les plus bas instincts sont flattés. L’envie et la peur sont les deux mamelles auxquelles viennent s’abreuver les marchands de protections. Des 75 % délibérément punitifs de François Hollande aux ambitions protectionnistes de Nicolas Sarkozy, sans oublier les débats à mille lieues des exigences contemporaines sur la viande halal ou l’espace Schengen, les vrais sujets sont évacués et la démagogie vit ses plus belles heures.

Pourtant, la pensée libérale (ou plutôt les pensées libérales, car le libéralisme se subdivise en de multiples familles, qu’il est urgent de connaître pour éviter les idées reçues), qui fait reposer les relations sociales sur le primat de la liberté individuelle, et donc sur la responsabilité, a fait largement ses preuves et constitue un réservoir d’idées et d’innovations pertinentes pour qui veut, notamment en économie ouverte, relancer un pays, recréer de la croissance, restaurer le plein-emploi et assurer l’épanouissement humain.

La littérature économique sur le développement montre, par exemple, que la qualité des institutions, surtout en ce qui concerne la protection du droit de propriété et la protection contre la prédation publique (taxation excessive, privilèges commerciaux, etc.), est le facteur le plus important dans le développement des pays occidentaux dans les 250 dernières années. […]


J’ai bien aimé leur conclusion, que j’ai mis en signature :

Le Monde a écrit : 
« Il n’est rien de plus fécond que l’art d’être libre, mais il n’est rien de plus dur que l’apprentissage de la liberté ». La prophétie de Tocqueville n’a jamais été aussi vraie […].


Plus anciennement, en 2005, le journal Libération, abordait aussi la question.

La France, terre d'antilibéralisme (liberation.fr). Mai 2005.

Libération a écrit : 
Dans les débats sur la Constitution européenne, un point fait l’unanimité de la classe politique, extrêmes inclus : il s’agit de la nécessité de combattre le « libéralisme ». Cet impératif étant posé, les désaccords portent sur le meilleur moyen d’atteindre cet objectif […].

[…] que la gauche ou la droite soit au pouvoir, la France est, depuis plusieurs années, la grande puissance antilibérale de l’Union Européenne. […] Contrairement à ce que l’on croit souvent, ces divergences entre la France et le reste de l’Europe ne portent pas sur le « modèle social français » ou les services publics, mais sur des sujets apparemment techniques, peu débattus en France malgré leur importance.


Le propos de l’article n’est pas seulement le constat de cette unanimité, il donne également des exemples des échecs de la france, imputables à son automatisme anti‑libéral (voir l’article pour prendre connaissance de ces exemples). Sur ce fil, l’article fait remarquer que ce n’est par vœux de justice sociale que la france est systématiquement anti‑libérale :

Libération a écrit : 
Les politiques antilibérales de la France n’ont pas le moindre rapport avec un quelconque souci de justice sociale : la plupart d’entre elles profitent à quelques entreprises, au détriment des consommateurs, des finances publiques, ou des pays pauvres. Inversement, les pays européens les plus soucieux d’égalité (les pays scandinaves) adoptent en général des positions plus libérales que la France.

Les politiques antilibérales sont dues avant tout à la puissance des intérêts corporatistes, […]

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Lun 30 Sep 2013 17:21
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes

Mathieu Laine, auteur de « Le Dictionnaire du Libéralisme »


Comme le mot « libéralisme » est toujours utilisé comme mot pour faire peur, et comme ça ne fait jamais assez peur parce que l’effet fini par s’éventer, il faut toujours inventer un nouveau mot qui est censé faire encore plus peur (faut bien gagner des voix aux élections), « ultra‑libéralisme » puis « hyper‑libéralisme », puis ne je ne sais encore, le mot, finalement, presque personne n’en connait le sens (et c’est le but). Dans un tel contexte, non seulement un rappel du sens du mot (j’espère que ce topic y aura aidé) est utile, mais aussi un dictionnaire des termes du domaine.

C’est ce qu’a fait Mathieu Laine, avec son « Dictionnaire du Libéralisme ».

Je ne donne aucun lien vers une librairie en ligne vendant ce dictionnaire, parce que la seule que j’ai trouvé, est un monopole tellement sans limite que j’aurais honte d’en faire la publicité. Je laisse chacun(e) trouver le livre comme il/elle le peut, et ne donne que quelques petites choses à son sujet.

Un article de la revue Contrepoints, en deux parties :
Entretien avec Mathieu Laine sur le Dictionnaire du Libéralisme — 1/2 (contrepoints.org). Juin 2012.
Entretien avec Mathieu Laine sur le Dictionnaire du Libéralisme — 2/2 (contrepoints.org). Juin 2012.

Toujours par les équipes du magazine Contrepoints, un entretient avec Mathieu Laine, en vidéo (vidéo que je n’ai pas encore pris le temps de voir) :


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Jeu 10 Avr 2014 23:38
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes
Un site organisé comme un wiki encore (décidément, c’est à la mode les wikis). C’est d’une branche très spéciale et heureusement minoritaire du libéralisme, le libertarianisme. C’est un libéralisme d’illuminés pour qui l’état doit être totalement anéanti, contrairement au libéralisme plus courant, qui lui au moins se pose la question de la proportion d’état à mettre dans tel ou tel domaine et de savoir ce qui doit être le monopole de l’état et ce qui ne doit pas l’être.

Cependant, ce wiki est intéressant quand‑même pour sa section intitulée « novlangue ».

La page d’accueil : fr.liberpedia.org.
La page d’index de la section « novlangue » : Category:Novlangue.
La page par laquelle j’ai découvert ce site : Extrême‑droite (liberpedia.org).

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Sam 26 Avr 2014 00:39
Message Re: Libéralismes : les variantes et quelques notes
Une relation intéressante (et qui ne me surprend pas), entre le centrisme et le libéralisme social (ou social‑libéralisme) : Pourquoi le Centrisme est un Libéralisme social (centrisme.free.fr). Date inconnue.

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